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Niger

Fraude des hydrocarbures au Niger

Le bureau de la Halcia face à la presse, à Niamey, le 15 août 2019. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Les révélations ont été faites par la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia), qui faisait la situation des avancées en matière de lutte contre la corruption dans le pays.

Les fraudes sont essentiellement dues à la pratique du reversement des hydrocarbures.

Des esprits malins s'investissent en exportateur fictifs de produits pétroliers.

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"Ils prennent à un prix préférentiel du gaz-oil ou de l'essence et déclarent à la douane de la Soraz (société de raffinage de Zinder) livrer les produits au Burkina Faso, au Mali ou bien au Nigeria. Ils reversent une grande partie sur le territoire nigérien pour se soustraire ainsi du paiement des taxes qui sont appliqués lorsque les produits sont destinés à la consommation locale", schématise Amadou Issaka, conseiller à la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia).

Sur l'axe Niger-Burkina Faso, 904 citernes sont concernées par ce reversement frauduleux du carburant sur le territoire national, avec un préjudice de l’ordre de 5 milliards de francs CFA entre 2017 et 2018.

"Près de 11 milliards de francs CFA de manque à gagner pour l'Etat du Niger"
- Ghousmane Abdouramane, président de Halcia

Si l'on ajoute à ces pertes celles dues à la réutilisation des numéros de déclarations ayant déjà servi à exporter des hydrocarbures et aux fausses déclarations, c’est près de 11 milliards de francs CFA de manque à gagner pour l'Etat du Niger, regrette le président de la Halcia, Ghousmane Abdouramane, qui précise que "des enquêtes similaires sont en cours dans d’autres sociétés avec toujours le même objectif : faire rentrer l’Etat dans ses droits".

La Halcia est actuellement engagée dans une vaste opération de contrôle portant sur la régularité fiscale des entreprises.

Sur un total de 18 sociétés ou entreprises ayant fait l’objet de ce contrôle, il a été découvert que plusieurs opérateurs restent redevables de sommes importantes au titre notamment de la taxe professionnelle, de la TVA, de l’Impôt sur le bénéfice ou de l’Impôt sur les traitements et salaires.

"Sur ce point, il a été mis en évidence près de 3 milliards de francs CFA de droits non versés à l’administration des impôts. Pour l’instant, près de 500 millions francs CFA ont pu être recouvrés et le processus suit son cours'', conclut le magistrat.

Les dossiers que la Halcia ficelle sont ensuite transmis au parquet. C'est ainsi que beaucoup de citoyens ont des appréhensions. Pour le président de la section nigérienne de Transparency international, Mamane Wada, la justice aujourd'hui n'a aura aucune excuse pour ne pas aller jusqu'au bout de ce travail fait par la Halcia.

"Vous avez des pôles judiciaires spécialisés qui ont été crées pour accompagner des travaux comme ceux de la Halcia, et cette fois-ci le travail ne sera pas compliqué", conclut Mamane Wada.

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Incendie : une vingtaine d'écoliers morts près de Niamey

Incendie : une vingtaine d'écoliers morts près de Niamey
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Incendie dans une école de Niamey: l'Unicef s'implique, enquête ouverte

Des victimes déplacées des inondations se réfugient dans une école de Niamey, le 21 août 2012.

"Nous allons pouvoir accéder dans un premier temps à la reconstruction de cette école", a déclaré Aboubacry Tall, représentant par intérim du Fonds des Nations unies pour l’enfance au Niger, à l’issue d’un entretien avec le président Mohamed Bazoum.

Cette annonce intervient moins de 24 heures après le drame survenu à l’école "Pays-Bas" dans lequel 20 écoliers, des enfants en classe maternelle en majorité, ont perdu la vie.

Le feu a consumé les salles de classes construites avec du bois et de la paille. Le drame remet en surface la problématique des classes en paillote au Niger.

Cette décision de l’Unicef s’inscrit dans un cadre global de normalisation à terme de l’ensemble des classes paillotes dans le pays, a ajouté M. Tall.

Mardi, en fin d’après-midi, alors que les élèves étaient en plein cours, un feu d’origine encore inconnue se déclenche dans une des classes du jardin d’enfants de l'école Pays-Bas, en périphérie de la capitale Niamey. Il se propage très vite et dévaste une vingtaine d’autres salles construites avec les mêmes types de matériaux, à savoir du bois et de la paille. Bilan 20 écoliers calcinés.

"La configuration et l’emplacement des classes dans une rue marchande ont fait que le feu, avec un pouvoir calorifique énorme, s’est vite propagé et malheureusement les enfants n’ont pas pu sortir", explique Sidi Mohamed, commandant du groupement des sapeurs-pompiers de Niamey.

Mercredi matin sur les lieux, devant une foule de curieux venus voir les restes du ravage, les polices scientifique et judiciaire ont procédé à des prélèvements et des interrogatoires à la recherche d'indices pour le besoin de l’enquête ouverte afin de déterminer les causes de l’incendie.

Le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou à Niamey, le 15 avril 2021. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)
Le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou à Niamey, le 15 avril 2021. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

"Si l’origine est criminelle, soyez rassurés que les auteurs seront retrouvés et sanctionnes", a déclaré devant les parents d’élèves et les responsables de de l’école le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, parti les soutenir et leur présenter les condoléances du président de la république et tout le peuple. Pour lui, "c’est triste de perdre des enfants de bas âge dans ces conditions inadmissibles en plein centre-ville".

Dans un communiqué de presse, l'un des principaux syndicats d’enseignants, SYNACEB, a demandé au gouvernement la "convocation d’un forum sur la problématique des classes paillotes et la qualité de l'école publique". Aussi le syndicat exige la prise immédiate de mesures transitoires pour reloger les élèves et enseignants de cette école.

Des attaques jihadistes font fuir des centaines de Nigérians vers le Niger voisin

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Sahel: "l'approche militaire a échoué", selon Assitan Diallo

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Une vingtaine d'écoliers tués dans un incendie à Niamey

Un homme passant devant une école à Niamey, le 15 septembre 2013.

Une vingtaine d'écoliers sont morts calcinés dans l'incendie de plusieurs classes en paillote à Niamey, a annoncé mardi soir le commandant des sapeurs pompiers du Niger à la télévision publique.

"21 classes en paillote ont pris feu. Une vingtaine d'enfants ont été pris dans le piège du feu", a expliqué le commandant Sidi Mohamed.

"Les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint (...) mais le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l'embrasement généralisé de ces classes et les enfants n'ont pas pu sortir", a-t-il dit.

Selon la télévision citant des témoins, le feu s'est déclaré vers "16h00 (15h00 GMT)" au moment où les victimes étaient en classe.

L'origine de l'incendie est inconnue.

Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou s'est rendu sur les lieux du drame dans la périphérie de la capitale et a présenté ses condoléances aux parents.

Au Niger, un des pays les plus pauvres au monde, pour remédier à l'insuffisance des classes, les autorités construisent des milliers de hangars en paillote où les enfants prennent les cours, parfois à même le sol. Les incendies de ces classes en matériaux très inflammables sont fréquents mais font rarement de victimes.

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