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Frappes aériennes françaises dans le centre du Mali

Un hélicoptère des forces Barkhane dans le centre du Mali, le 1er novembre 2017.

Les forces françaises de l'opération Barkhane ont conduit mercredi des frappes aériennes contre "un groupe armé terroriste" dans la région de Mopti (centre du Mali), "en coordination" avec les forces maliennes, a annoncé jeudi à Paris l'état-major des armées.

"La force Barkhane a engagé deux patrouilles de Mirage 2000 depuis la base de N’Djamena, appuyées par un drone Reaper", selon un communiqué.

"Plusieurs terroristes ont été mis hors de combat, réduisant le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger" proche de la ville de Mopti, assure l'état-major sans donner de bilan, celui-ci étant "actuellement en phase de consolidation".

Un "renseignement d’origine aérienne a permis de localiser et caractériser ce groupe terroriste actif dans la région de Dialloubé".

C'est dans cette même région que cinq militaires maliens ont trouvé la mort mardi, dans deux engagements distincts. Deux d'entre eux, en patrouille près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été tués par des assaillants près de la frontière avec le Burkina Faso.

Il pourrait s'agir du même groupe, très actif dans cette région, que celui visé par les frappes françaises.

Depuis 2014, la France a déployé quelque 4.500 hommes au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes jihadistes opérant dans la région et au Sahara.

Les forces françaises sont intervenues la semaine dernière au Tchad contre une colonne de rebelles venus de Libye, "au même titre qu'elle l'avait fait au Mali contre les jihadistes" avait déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

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Cinq soldats maliens ont été tués

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Pour l'Aïd, l'imam Dicko appelle à "chasser les démons de la division" au Mali

Mahamoud Dicko à Badalabougou le 24 juillet 2020. (VOA Bambara)

Les Maliens doivent "se faire violence" et "chasser les démons de la division", a déclaré vendredi la figure morale de l'opposition au Mali, l'imam Mahmoud Dicko, à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, alors que les efforts pour dénouer la crise politique au Mali font du surplace.


​"Chacun dans ce pays doit faire violence sur soi, doit avoir un dépassement de soi, pour que les coeurs se rapprochent, pour que nous puissions vraiment bâtir ensemble notre pays dans la paix, la prospérité et la quiétude", a déclaré à la presse l'influent chef religieux, après avoir dirigé la prière dans sa mosquée de Bamako et sacrifié un mouton, comme le veut la tradition lors de cette fête, la plus importante du calendrier musulman.

"C'est un devoir citoyen et un devoir religieux pour tout un chacun. C'est un voeu ardent que je formule. Je pense que, Inch' Allah (si Dieu le veut, ndlr), le peuple malien saura avoir les ressources nécessaires pour chasser les démons de la division, de la discorde, dans notre pays et que les coeurs se retrouvent pour qu'on ait un Mali stable dans la paix et dans la quiétude", a ajouté l'imam Dicko.

Le religieux de 66 ans est la figure clé du mouvement de contestation sans précédent du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK" qui a vu le jour ces derniers mois et qui fait craindre aux voisins du Mali, épicentre de la menace jihadiste au Sahel, que le pays sombre dans le chaos.

Après avoir appelé à voter pour M. Keïta en 2013, l'imam Dicko s'en est éloigné au point de devenir la bête noire du chef de l'Etat, qui le soupçonne de vouloir faire du Mali une république islamique.

L'influent imam souffle le chaud et le froid sur le plan de sortie de crise adopté par les Etats ouest-africains de la Cédéao lors d'un sommet virtuel lundi dernier.

Contrairement au mouvement d'opposition M5-RFP, coalition hétéroclite de chefs religieux, d'opposants et de membres de la société civile dont il est proche sans en faire formellement partie, Mahmoud Dicko ne réclame pas la démission du chef de l'Etat.

Mais il a rejeté la main tendue du Premier ministre Boubou Cissé, qui lui demandait de jouer de son influence pour que l'opposition le rejoigne dans un gouvernement d'union nationale, l'une des recommandations essentielles de la Cédéao.

Lors d'un tête-à-tête mardi, Mahmoud Dicko a au contraire demandé à Boubou Cissé de "rendre sa démission" afin que soit formé un "vrai gouvernement d'union nationale".

Crise malienne: toujours pas de compromis en vue

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L'opposition malienne insiste sur le départ du président Keïta

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L'imam malien Mahmoud Dicko dit que le président Keïta ne doit pas forcément démissionner

L'imam Mahmoud Dicko lors d'un entretien avec Reuters à son domicile, à Bamako, au Mali, le 29 juillet 2020. (Photo REUTERS/Matthieu Rosier)

Selon l'imam Mahmoud Dicko, pilier du mouvement de contestation en cours au Mali, la crise que traverse le pays pourrait être résolue sans que le président Ibrahim Boubacar Keita ne démissionne.

"Je pense qu'on peut trouver une solution sans qu'on aille jusqu'à la démission du président. En dehors de sa démission, il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire", a déclaré le prédicateur lors d'une interview avec Reuters mercredi.

Par cette déclaration modérée, il se démarque de la position prise par la coalition M5-RFP qui insiste sur le départ du chef de l'État malgré les nombreuses concessions faites par ce dernier.

Mardi la coalition a encore haussé le ton en lançant un autre appel à la désobéissance civile.

Malgré ses divergences avec les autres leaders de la protestation, l'imam Dicko a toutefois nié l'existence de tensions au sein de l'opposition. Pour lui les différences d'opinion constituent plutôt un atout.

"Si on est démocrates, on doit accepter la contradiction, et c'est ce qui se fait au sein de ce groupe", a-t-il affirmé.

La CEDEAO a donné à toutes les parties jusqu'à vendredi pour appliquer ses recommandations, y compris la démission de 31 membres du parlement dont l'élection est contestée. Jusqu'ici ces derniers refusent de démissionner et pourraient faire l'objet de sanctions.

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