Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Face à la crise en Haïti, le président propose une "trêve" sans convaincre la rue

Le président haïtien, Jovenel Moise, lors d'une interview dans son bureau à Port-au-Prince, en Haïti, le 28 août 2019.

En pleine crise politique, le président haïtien a diffusé dans la nuit de mardi à mercredi un discours, le premier après des semaines de silence, sans pour autant annoncer de mesures concrètes permettant de calmer la colère qui s'exprime dans la rue.

Resté muet lors de la pénurie de carburants qui a paralysé le pays entre mi-août et début septembre, Jovenel Moïse a enregistré un message d'une quinzaine de minutes qui n'a été diffusé sur la télévision d'État que mercredi à 2H00 du matin heure locale (6H00 GMT).

"Je vous demande une trêve historique pour entamer les réformes institutionnelles sociales et économiques indispensables au développement national", a déclaré le président haïtien, qui a annulé son déplacement à l'Assemblée des Nations unies de New York.

Quelques heures après la diffusion de ce message, des groupes de jeunes ont gagné les rues de la capitale, dressant des barricades sur les principaux axes, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des manifestations de colère ont aussi été enregistrées dans les principales villes de province, selon les médias locaux.

"Il (Jovenel Moïse) veut une trêve? Moi je veux manger! Il n'est pas notre président, il doit quitter le pouvoir", a réagi à Port-au-Prince mercredi un manifestant au visage masqué, se faisant appeler Jerry. "On ne quittera pas la rue tant qu'il sera là et on va tout casser s'il ne part pas", a-t-il ajouté en montrant les deux pierres dans ses mains.

Dans différents quartiers de la capitale, forces de l'ordre et manifestants se sont affrontés mercredi en échangeant grenades lacrymogènes et jets de pierre.

- Colère populaire -

Si dans son discours Jovenel Moïse a adressé ses sympathies aux victimes des actes de violence qui ont eu lieu ces derniers jours, le président n'a pas donné de précisions sur d'éventuelles mesures pour apaiser la colère populaire. Il n'a pas non plus évoqué le chaos qui a régné au sein du parlement lundi.

Un sénateur a ouvert le feu avec son arme de poing pour disperser des manifestants présents dans la cour du parlement, alors que devait se tenir la séance de ratification de la politique générale du Premier ministre nommé mi-juillet.

Un photojournaliste de l'agence Associated Press (AP) et un agent de sécurité ont été légèrement blessés par ces tirs. L'élu en étant à l'origine, membre du parti au pouvoir, n'a pas été interpelé ou questionné par la police.

Mardi, avant la diffusion du message présidentiel, l'opposition avait déjà appelé à une nouvelle journée de manifestation nationale pour vendredi.

"La violence ne peut pas faire partie du jeu démocratique mais cette population en a marre: il n'y a pas de pansements à l'hôpital de Port-au-Prince, il n'y a pas d'électricité, les détritus sont partout et on a l'impression que l'argent de l'État est gaspillé", a expliqué mercredi à l'AFP Youri Latortue, sénateur qui, après avoir été conseiller du président Michel Martelly, mentor de Jovenel Moïse, s'est déclaré élu de l'opposition.

A la main tendue du président qui a déclaré vouloir répondre "à la violence politique par le dialogue", ses détracteurs ont unanimement opposé une fin de non-recevoir.

"Le président ne peut plus gouverner le pays, il doit démissionner mais on doit faire ça dans le cadre d'un retrait ordonné, où l'on saura qui viendra gérer ce pays pour la transition, pour le dialogue national, pour le lancement des différents procès contre la corruption", a expliqué M. Latortue.

Gangrenée par plusieurs scandales de corruption contre laquelle la jeunesse manifeste régulièrement depuis plus d'un an, Haïti s'enfonce dans la crise politique: le pays ne dispose que d'un gouvernement démissionnaire depuis six mois et les élections locales et législatives prévues fin octobre n'auront pas lieu, faute de vote sur la loi électorale.

Avec AFP

Toutes les actualités

Décès de l'ancien vice-président américain Walter Mondale

L'ancien vice-président américain Walter Mondale (à gauche) serre la main de Joe Biden, alors vice-président, lors d'un événement en l'honneur de Mondale à l'Université George Washington à Washington, le 20 octobre 2015.

L'ancien vice-président américain Walter Mondale est décédé lundi à l'âge de 93 ans, a-t-on appris d'une déclaration de sa famille.

M. Mondale, un démocrate originaire du Minnesota, avait passé douze ans au Sénat avant de devenir le colistier de Jimmy Carter, 39e président des États-Unis.

Ils ont dirigé le pays pendant un seul mandat, de 1977 à 1981, avant de perdre la Maison Blanche face au tandem républicain Ronald Reagan-George Bush.

"C'est avec une profonde tristesse que nous partageons la nouvelle que notre père bien-aimé est décédé aujourd'hui à Minneapolis", a déclaré la famille dans un communiqué.

Après l'échec de son duo avec Jimmy Carter, M. Mondale remporte la nomination du parti démocrate et se présente à la présidence face au républicain Ronald Reagan en 1984. Il marque l'histoire en devenant le premier candidat d'un grand parti américain à choisir une femme comme colistière, en la personne de Geraldine Ferraro.

Une élection qui s'avère catastrophique pour le duo. Leur défaite est ancrée dans les annales de la politique américaine, vu qu'ils perdent 49 États sur 50. Seul le Minnesota et la capitale fédérale Washington DC votent en leur faveur.

Plus tard, il est nommé ambassadeur des États-Unis au Japon de 1993 à 1996, sous Bill Clinton.

M. Mondale était l'un des vice-présidents les plus dynamiques de l'histoire. Il a joué un rôle clé dans le renforcement des relations parfois tendues entre la Maison Blanche et le Congrès.

Dans un communiqué publié lundi soir sur le réseau social Twitter, l'ancien président Jimmy Carter a déploré la mort de celui qu'il considérait comme "le meilleur vice-président de l'histoire de notre pays".

La chanteuse Taylor Swift à nouveau la cible d'un harceleur

Taylor Swift pose avec son Grammy award à Los Angeles le 14 mars 2021.

La chanteuse américaine Taylor Swift n'en a pas fini avec les harceleurs: un homme a été arrêté samedi après avoir essayé de s'introduire dans son appartement à New York.

La police new-yorkaise a indiqué lundi avoir interpellé et inculpé pour effraction un homme de 52 ans, identifié comme Hanks Johnson, après avoir été appelée au domicile de la chanteuse dans le sud de Manhattan, peu après 20H30 locales.

La police n'a pas précisé où se trouvait la chanteuse lors de l'incident.

Taylor Swift, 31 ans, récemment devenue, avec son album "Folklore", la première artiste féminine à avoir décroché trois fois le prestigieux Grammy d'album de l'année, a déjà dû faire plusieurs fois face à des harceleurs.

En juillet 2019, un homme de 32 ans avait été arrêté en possession d'"outils de cambriolage" devant une résidence de la chanteuse dans une station balnéaire du petit Etat américain de Rhode Island, au nord-est de New York.

Et quelques mois plus tôt, en mars 2019, un autre homme avait été arrêté -- pour la deuxième fois en moins d'un an -- devant son appartement de Manhattan.

Celui-ci, Roger Alvarado, qui avait pourtant été interdit de s'approcher de son appartement, avait alors brisé une fenêtre pour s'introduire dans son loft, en l'absence de la chanteuse.

Les fusillades de masse divisent les Américains

Les fusillades de masse divisent les Américains
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:50 0:00

Affaire George Floyd: le procès Derek Chauvin tire à sa fin

Affaire George Floyd: le procès Derek Chauvin tire à sa fin
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Passeport covid: l'administration Biden-Harris évite la controverse

Passeport covid: l'administration Biden-Harris évite la controverse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:19 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG