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Evacuation du plus grand campement de migrants de Paris

Un ouvrier nettoie le camp de fortune des migrants du Millénaire le long du canal de Saint-Denis près de la porte de la Villette, au nord de Paris, suite à son évacuation le 30 mai 2018.

Plus d'un millier de migrants ont été évacués mercredi lors d'une opération de police visant le plus gros campement de migrants à Paris, en plein débat sur la question très sensible en France de l'accueil des réfugiés, relancé par la régularisation expresse d'un jeune Malien sans-papiers, Mamoudou Gassama, devenu "héros" après avoir sauvé un enfant.

Le jeune homme de 22 ans, rebaptisé "Spiderman", avait escaladé en quelques secondes samedi la façade d'un immeuble parisien pour se saisir d'un enfant de quatre ans suspendu dans le vide. Arrivé en France après un périple mouvementé, il sera bientôt naturalisé Français, lui a promis le président Emmanuel Macron.

>> Lire aussi : Mamoudou Gassama, le migrant malien qui a sauvé un enfant, a été régularisé

L'évacuation, qui s'est déroulée dans le calme selon un journaliste de l'AFP, survient en pleine controverse en France sur un projet de loi "asile-immigration", défendu par le gouvernement pour "maîtriser l'immigration" tout en "facilitant l'intégration", mais qui suscite une vive opposition, jusque dans les rangs du parti présidentiel.

Deux procès liés à la question des migrants débutent parallèlement cette semaine: mercredi, celui d'une responsable d'Amnesty International poursuivie à Nice (sud-est) pour avoir aidé deux adolescents guinéens renvoyés en Italie et jeudi à Gap (sud-est) celui de trois militants qui avaient aidé des migrants à entrer illégalement en France fin avril, en réaction à une manifestation de l'extrême droite.

>> Lire aussi : Fierté et pointe d'envie au foyer de migrants du "héros" Mamoudou Gassama

Dans la matinée, des camions bennes de la Ville de Paris s'activaient sur les quais d'un canal du nord-est de la capitale pour déblayer le campement, au centre d'un bras de fer entre le gouvernement, accusé de vouloir restreindre l'accueil des étrangers, et la mairie socialiste, qui demande à l'Etat d'en faire plus.

Selon le préfet de la région parisienne, Michel Cadot, 1.016 personnes ont été évacuées, dont 11 mineurs, un décompte inférieur aux précédentes estimations qui faisaient état de 1.600 à 2.000 migrants présents sur ce campement.

Cette évacuation, la 35e organisée à Paris depuis trois ans, "conduira à l'hébergement temporaire des personnes concernées (...) puis à l'examen de la situation administrative de ces personnes", a déclaré dans un communiqué le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dont le projet de loi durcissant l'asile et l'immigration en France doit être adopté pendant l'été.

>> Lire aussi : 400 migrants évacués dans le nord de la France

Originaires essentiellement du Soudan, de Somalie et d'Erythrée, ces migrants étaient installés depuis plusieurs mois dans des conditions de grande précarité dans des tentes serrées le long d'un canal sous le périphérique parisien.

Ibrahim, Soudanais, patientait avec ses camarades. "On attend, on attend tout le temps ici", se lamentait-il. "On ne sait pas si on pourra rester en France. Moi je veux rester en France, je sais que je peux faire ma vie ici".

"On ne sait pas ce qui va se passer après, on craint (..) surtout une reprise de la chasse à l'homme qu'on avait vue il y a six mois pour empêcher les gens de replanter leur tente", déclarait Martine, une bénévole qui avait passé la nuit au campement.

Les autorités ont également annoncé mercredi l'évacuation "dès que possible" des deux autres gros campements installés dans le nord-est de Paris, où vivent au total quelque 800 personnes.

Les tensions autour des migrants s'étaient récemment intensifiées après la mort par noyade d'un homme en mai près du campement et une violente rixe qui a fait un blessé grave dans un autre.

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a demandé mercredi au gouvernement de "reconstruire" un centre d'accueil pour migrants dans la capitale, assurant qu'il s'agissait de la "seule solution" pour éviter "de nouveaux campements de rue".

"Paris a pris sa part et si tout le monde est raisonnable, responsable, nous devons ouvrir un lieu d'accueil permettant d'éviter à ces gens d'être dans la rue", a-t-elle dit.

Un centre de premier accueil, situé dans le nord de Paris, servait de "sas" aux migrants depuis novembre 2016 mais il a été fermé début mai pour laisser place à une future université.

Avec AFP

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Soupçonné de corruption, l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos s'exile

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos dans une voiture après qu'il a quitté l'hôpital Quiron une semaine après une chirurgie cardiaque à Madrid, en Espagne, le 31 août 2019. Forta / ReutersTV via REUTERS

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos, longtemps révéré pour avoir mené la transition de la dictature de Franco à la démocratie, s'est résolu lundi à l'exil après que la justice de son pays a ouvert contre lui une enquête pour corruption.

L'ancien monarque, âgé de 82 ans, a annoncé sa décision de quitter l'Espagne à son fils, le roi Felipe VI, qui l'a acceptée et l'en a remercié dans un communiqué publié par la Maison Royale.

"Guidé (...) par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que Roi, je t'informe de ma décision réfléchie de m'exiler, en cette période, en dehors de l'Espagne", a écrit l'ancien souverain cité dans le communiqué, qui n'a pas précisé sa destination.

Juan Carlos explique à son fils sa décision par la volonté de "faciliter l'exercice de (ses) fonctions", devant "les conséquences publiques de certains évènements passés de (sa) vie privée", une allusion transparente à l'enquête ouverte contre lui en juin par le parquet de la Cour suprême.

Celle-ci cherche à établir si Juan Carlos s'est rendu coupable de corruption en recevant de l'Arabie saoudite une énorme commission lors de l'attribution de la construction d'un TGV entre la Mecque et Médine à un consortium d'entreprises espagnoles.

En juillet, le chef du gouvernement Pedro Sanchez s'était dit "troublé" par ces "informations inquiétantes".

L'avocat de Juan Carlos, Javier Sanchez-Junco, a précisé dans un communiqué que l'ancien monarque ne cherchait pas à échapper à la justice en s'exilant mais restait à la disposition du parquet.

- "Il devra payer" -

"Où qu'il aille, il devra payer pour ce qu'il a fait. C'est dommage parce qu'il a fait beaucoup pour l'Espagne, mais il est clair qu'à un moment de sa carrière il s'est corrompu", a déclaré à l'AFP Iñigo Inchaurraga, un publicitaire de 33 ans, qui promenait son chien à Madrid.

Mais Maria Nogueira, une fonctionnaire de 30 ans, s'est dit "un peu fâchée" par cette affaire en pleine pandémie. "C'est une façon de laver l'institution qui ne me plaît pas, c'est seulement un lavage de façade".

Sur son site où a été publiée la lettre officielle, la Maison Royale précise que le Roi a souligné "l'importance historique" du règne de son père "au service de l'Espagne et la démocratie".

De fait, Juan Carlos, choisi par Francisco Franco pour lui succéder, avait surpris après la mort du dictateur en 1975 ménageant une transition en douceur vers la démocratie avec son Premier ministre Adolphe Saurez. Il avait ensuite neutralisé une tentative de coup d’État en février 1981.

Cela avait valu au souverain sportif aux nombreuses conquêtes féminines une immense popularité dans un pays où la monarchie est pourtant contestée.

Mais son image avait été progressivement ternie par des rumeurs de corruption du monarque très proche des monarchies du Golfe.

- Dénoncé par sa maîtresse -

En 2012, alors que les Espagnols souffraient de la grande récession, ils apprenaient que leur roi s'était cassé la hanche lors d'un safari de luxe au Botswana payé par un homme d'affaires saoudien en compagnie de sa maîtresse, une femme d'affaires allemande. Le scandale était devenu intenable et le roi avait fini par abdiquer en faveur de son fils.

Cette ancienne maîtresse, Corinne U Sayn-Wittgenstein, a affirmé dans des enregistrements publiés en 2018, que Juan Carlos avait touché une commission lors de l'adjudication de la construction du TGV à un consortium espagnol. Les justices suisse et espagnole enquêtent sur cette affaire.

A la suite de nouvelles révélations cette année du quotidien suisse Tribune de Genève et du journal britannique Daily Telegraph, Felipe VI a retiré à son père une dotation annuelle du Palais royal évaluée à plus de 194.000 euros par an. Puis il a annoncé qu'il renonçait à l'héritage de son père "afin de préserver l'exemplarité de la Couronne".

Le Vatican rassurant sur la santé de l'ancien pape Benoît XVI

L'ancien pape Benoît XVI et son successeur Pape François, le 8 décembre 2015. (L'Osservatore Romano/Pool Photo via AP)

Le Vatican s'est voulu lundi rassurant sur l'état de santé de l'ancien pape Benoît XVI, jugé pourtant "extrêmement fragile", selon le quotidien régional allemand Passauer Neue Presse qui cite un biographe de l'ancien pape, Peter Seewald.

"Les conditions de santé du pape émérite ne sont pas source d'inquiétudes particulières, sinon celles entourant une personne âgée de 93 ans en train de surmonter la phase la plus aiguë d'une maladie douloureuse, mais non grave", a annoncé la salle de presse du Vatican, citant son secrétaire personnel Mgr Georg Gänswein.

Selon le journal Passauer Neue Presse, Benoît XVI souffre d'érysipèle au visage, une maladie infectieuse caractérisée par une tuméfaction rougeâtre qui entraîne de fortes démangeaisons et des douleurs intenses.

"D'après Seewald, le pape émérite est désormais extrêmement fragile (...). Ses capacités intellectuelles et sa mémoire ne sont pas affectées, mais sa voix est à peine audible", a écrit lundi le Passauer Neue Presse.

Peter Seewald a rencontré samedi à Rome Benoît XVI pour lui présenter sa biographie, selon le quotidien. "Lors de cette rencontre, le pape émérite, en dépit de sa maladie, s'est montré optimiste et a déclaré que si ses forces augmentaient à nouveau, il reprendrait peut-être sa plume", a-t-il ajouté.

Premier pape à démissionner en près de 600 ans, Benoît XVI, qui avait invoqué des raisons de santé, mène une vie retirée dans un petit monastère du Vatican depuis sa renonciation en 2013.

Pas de solution miracle pour la pandémie qui s'accélère, prévient l'OMS

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L'OMC échoue à trouver un accord pour désigner un directeur général intérimaire

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L'OMC ne parvient pas à désigner un directeur général intérimaire

Une personne sort du siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, le 16 décembre 2004. (Photo: FRED DUFOUR / AFP)

Les membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), institution en crise, ne sont pas parvenus à s'entendre pour désigner un directeur général intérimaire, a annoncé vendredi l'OMC.

Le directeur général actuel, le Brésilien Roberto Azevedo, va quitter son poste dans un mois, le 31 août.

"Il n'y a pas eu de consensus", a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell, alors que les membres de l'organisation devaient désigner un des quatre directeurs adjoints de l'OMC.

Selon Bloomberg, les États-Unis ont exigé qu'un Américain, Alan Wolff, devienne directeur général par intérim, tandis que le bloc européen propose un Allemand, Karl Brauner.

Si l'impasse se poursuit en septembre, note la même source, l'arbitre des règles du commerce international restera sans chef jusqu'à ce que les membres de l'OMC choisissent un nouveau directeur général pour un mandat de quatre ans.

Trois Africains ont présenté leur candidature au poste de directeur général. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, du Nigeria, ancienne ministre des finances et ancienne numéro 2 de la Banque mondiale. Ensuite, le Kenya a soumis la candidature d'Amina Mohamed, une ministre qui autrefois était ambassadrice du Kenya auprès de l'OMC. L'Égypte a présenté aussi un diplomate, Abdel-Hamid Mamdouh, ancien directeur au sein même de l'OMC.

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