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Fierté et pointe d'envie au foyer de migrants du "héros" Mamoudou Gassama

Le migrant malien Mamoudou Gassama arrive à la rencontre du Préfet Seine-Saint-Denis et reçoit un permis de séjour temporaire à la Préfecture de Bobigny, au nord-est de Paris le 29 mai 2018.

"Le président, il devrait régulariser tout le monde!" En voyant à l'Elysée Mamoudou Gassama devenu "héros" national en France après avoir sauvé un enfant, ses voisins de foyer disent leur "fierté". Non sans une pointe d'envie pour sa naturalisation annoncée.

"Il habite ici? C'est incroyable!", s'exclame Adama Kone, un Mauritanien de 35 ans. Dans ce foyer de migrants de Montreuil, à l'est de Paris, envahi de caméras depuis deux jours, plusieurs résidents découvraient encore ces dernières heures que l'homme dont la vidéo a été vue des millions de fois est l'un des leurs.

En escaladant à mains nues la façade d'un immeuble parisien pour sauver un enfant de 4 ans suspendu à un balcon, Mamoudou Gassama, un Malien de 22 ans en situation irrégulière en France, a accédé à une notoriété fulgurante et obtenu du président la promesse de devenir français.

>> Lire aussi : Mamoudou Gassama, le migrant malien qui a sauvé un enfant, a été régularisé

Première étape avant la naturalisation, il a déjà reçu mardi un document officiel régularisant sa situation.

De quoi faire rêver les centaines d'autres migrants originaires du Mali, du Sénégal et de Mauritanie qui vivent là dans des conditions précaires, économisant l'argent gagné dans des petits boulots pour l'envoyer au pays.

>> Lire aussi : Le Malien qui a sauvé un enfant va être "naturalisé français" et intégrer les pompiers

Ouvert depuis 1969, le foyer de l'association Coallia est prévu pour accueillir 430 travailleurs migrants mais, de l'aveu de tous, en abrite bien davantage. Mamoudou Gassama lui-même était hébergé "par solidarité" dans la chambre de quatre proches de son village de Yaguine, dans l'ouest du Mali.

Une chambre que leur père avait occupée avant eux, explique son frère Birama, de 30 ans son aîné. Il montre la pièce exiguë: deux lits superposés, un petit espace au milieu où Mamoudou a l'habitude de glisser son matelas et, posée sur un frigo, la télé qui diffuse les images de sa rencontre avec Emmanuel Macron.

"En tant qu'étranger je suis trop content" qu'il ait été reçu à l'Elysée, sourit Birama. "Il aurait pu tomber et mourir. C'est un vrai héros".

"Vie de misère"

Dans les couloirs encombrés de lits de camp repliés et de réchauds, la vidéo tourne en boucle sur les téléphones. Comme au pied des bâtiments aux rebords de fenêtre chargés de nourriture et de linge qui sèche, où des grappes d'hommes de tous âges discutent. Tous disent leur incrédulité, leur "fierté" et saluent la "chance" du jeune sans-papiers.

Près de l'étal d'un vendeur de viande qui balaie régulièrement l'air pour chasser les mouches, Mahamadou semble toutefois un peu amer.

"Le président, il devrait régulariser tout le monde", estime le jeune homme de 26 ans, qui se présente comme un ami d'enfance du héros du jour.

Il a le sentiment que seul un exploit insensé lui permettrait désormais d'obtenir des papiers et de s'en sortir: "On doit être jaloux de lui, pour se donner la force de faire un acte de bravoure comme ça."

>> Lire aussi : Le Mali salue la "bravoure" de Mamoudou Gassama

Un camarade rigole devant sa moue dépitée: "Mamoudou a la chance d'avoir fait la différence", lance-t-il.

En aparté, les résidents décrivent une "vie de misère" dans ce foyer défraîchi où "on dort les uns sur les autres".

"Sans la solidarité, on est foutus ici", affirme Galadio Diakité, un Malien de 50 ans arrivé en France en 1989 et qui a vécu pendant 11 ans sans papiers avant d'être régularisé.

En évoquant ces années-là, il glisse dans un sourire triste que c'est cette galère qui attendait Mamoudou Gassama s'il n'avait pas été filmé en train de sauver un enfant.

Quelque 300.000 sans-papiers vivent en France selon le gouvernement, davantage selon les associations.

L'an dernier, 30.000 ont été régularisés.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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