Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Un policier blanc reconnu coupable du meurtre d'un jeune noir désarmé aux Etats-Unis

Odell Edwards, à droite, père de la victime, Jordan Edwards, après le verdict dans le procès du policier blanc Roy Olivier, Dallas, Texas,le 28 août 2018.

Un ex-policier blanc a été reconnu coupable mardi par un tribunal du Texas (sud) d'avoir tué un jeune noir désarmé lors d'une interpellation en 2017, un verdict rare alors que plusieurs affaires de bavures policières ont secoué récemment les Etats-Unis.

Roy Oliver avait tiré plusieurs balles sur une voiture où se trouvaient cinq jeunes près de Dallas. L'une d'elles avait atteint à la tête l'un des passagers, Jordan Edwards, âgé de 15 ans.

Le policier, qui a depuis été limogé selon les médias, avait été appelé avec un collègue après un signalement de mineurs buvant de l'alcool lors d'une fête et les agents avaient entendu des coups de feu à leur arrivée sur les lieux. Au même moment, Jordan Edwards et les autres jeunes montaient dans une voiture pour quitter la fête après avoir aussi entendu ces coups de feu, selon la presse locale.

Le policier avait alors tiré sur la voiture, touchant Jordan Edwards à la tête.

La police avait d'abord affirmé que l'agent avait tiré pour se protéger de la voiture qui faisait marche arrière et s'approchait dangereusement. Mais les images de sa caméra-piéton avait révélé que le véhicule s'éloignait lorsque le policier avait fait feu.

L'ex-policier Roy Oliver, Dallas. Texas, le 28 août 2018
L'ex-policier Roy Oliver, Dallas. Texas, le 28 août 2018

L'enquête avait montré que Roy Oliver "avait l'intention d'infliger de graves blessures corporelles et de commettre un acte mettant de toute évidence en danger la vie d'autrui et qui a provoqué la mort", avait à l'époque estimé la police du comté de Dallas.

Le jury a délibéré pendant deux jours avant de décider de la culpabilité de l'accusé. Ce genre de verdict est rare aux Etats-Unis, alors que plusieurs villes américaines se sont embrasées ces dernières années après des bavures policières dont les Noirs étaient les victimes.

Pour la plupart, les auteurs des coups de feu ont fait l'objet de sanctions disciplinaires mais ont été acquittés lors de leur procès.

Avec AFP

Toutes les actualités

USA : premières auditions publiques à Washington

USA : premières auditions publiques à Washington
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Destitution de Trump: les auditions publiques commencent, la bataille s'intensifie

Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine, William Taylor va inaugurer la serie d'auditions au Congrès américain.

La lutte féroce entre Donald Trump et les démocrates se déplace mercredi sous l'oeil des caméras, avec les premières auditions publiques au Congrès américain dans le cadre de l'enquête visant à destituer le président républicain, soupçonné d'abus de pouvoir.

"Mascarade", "chasse aux sorcières délirante" et même tentative de "coup d'Etat": combatif, le milliardaire dénonce les investigations démocrates sur l'affaire ukrainienne, jurant de laver cet "affront" dans les urnes en remportant un second mandat lors de la présidentielle de novembre 2020.

Les auditions publiques démarreront à 10H00 (15H00 GMT) avec deux diplomates: William Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.

Face aux républicains qui les accusent d'organiser un spectacle, les démocrates se disent "soucieux de la tâche solennelle et historique" qui leur incombe depuis l'ouverture, fin septembre, de l'enquête à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent.

Donald Trump n'est que le troisième président de l'Histoire américaine à être visé par une procédure de destitution. Aucun n'a jamais été démis de ses fonctions.

Avec ce tempo rapide, l'opposition signale toutefois qu'elle ne veut pas perdre de temps en vue d'un possible vote sur la mise en accusation -- "impeachment" en anglais -- du président américain à la Chambre.

Compte tenu de la majorité républicaine au Sénat, il est peu probable que Donald Trump soit destitué, car la chambre haute, qui sera chargée de le juger, aura le dernier mot.

- Les Biden -

Après six semaines d'auditions dans la discrétion du huis clos, les démocrates veulent offrir ces témoignages en direct aux Américains afin qu'ils découvrent "les informations de première main sur les méfaits du président".

Ils soupçonnent Donald Trump d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter dans la course à la Maison Blanche en 2020.

Comme levier, le milliardaire aurait suspendu une aide militaire de quelque 400 millions de dollars destinée à Kiev, et mis dans la balance une possible invitation du nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche.

Au cours d'une conversation téléphonique le 25 juillet, dont le compte-rendu a été publié par la Maison Blanche, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter.

Cet appel avait alarmé plusieurs responsables de la Maison Blanche et au sein des services de renseignement, au point qu'un lanceur d'alerte, agent de la CIA, avait décidé d'en alerter sa hiérarchie, faisant éclater le scandale au grand jour.

- "Irréprochable" -

Les deux témoins attendus en public mercredi ont déjà livré leurs versions à huis clos aux parlementaires.

Le 22 octobre, William Taylor avait indiqué avoir appris que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, avait bien expliqué aux Ukrainiens, en septembre, que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", le groupe gazier qui comptait Hunter Biden dans son conseil d'administration.

Quant à George Kent, il avait révélé aux enquêteurs parlementaires, le 15 octobre, avoir alerté sa hiérarchie dès la mi-août sur les pressions exercées pour que Kiev enquête sur les Biden.

Ce diplomate a également confirmé aux élus que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, avait mené pendant des mois la campagne pour enquêter sur Joe Biden.

"Le président est soupçonné d'avoir demandé l'intervention d'une puissance étrangère dans une élection américaine" dans son intérêt politique personnel, a souligné mercredi, sur la radio publique NPR, le chef démocrate de la commission du Renseignement qui mène l'enquête, Adam Schiff.

Il a même évoqué des soupçons de "corruption" dans son acception large.

Outre l'abus de pouvoir, les démocrates veulent savoir si la Maison Blanche a tenté de faire entrave à l'enquête du Congrès et/ou de dissimuler des indices.

Mardi soir, ils ont dévoilé le calendrier de huit autres témoignages prévus la semaine prochaine devant les caméras au Congrès. Tous ont également déjà été entendus à huis clos.

Donald Trump martèle que l'appel avec M. Zelensky était "irréprochable", et affirme n'avoir fait que vouloir renforcer la lutte contre la corruption en Ukraine lorsqu'il évoquait les Biden.

C'est cet argument que devraient reprendre les républicains siégeant à la commission du Renseignement.

Ils ont demandé, sans succès, le témoignage public de Hunter Biden et du lanceur d'alerte.

Avec AFP

Trump : premières auditions publiques de témoins clés

Trump : premières auditions publiques de témoins clés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:51 0:00

Trump : les auditions publiques commencent mercredi

Trump : les auditions publiques commencent mercredi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00

Aux Etats-Unis, des jeunes sans-papiers marchent sur "leur" sol

Aux Etats-Unis, des jeunes sans-papiers marchent sur "leur" sol
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG