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Donald Trump marque le "Labor Day" en critiquant le dirigeant du principal syndicat national

Richard Trumka, président de la centrale syndicale AFL-CIO au National Press Club de Washington ( 4 avril 2017)

Donald Trump a commencé son jour férié du "Labor Day" (Fête du travail américaine) lundi par des critiques contre le responsable du principal syndicat du pays, coupable, à ses yeux, d'avoir critiqué ses menaces contre le Canada, dans le cadre de la renégociation de l'Aléna.

Dimanche soir sur Fox News, la chaîne préférée du président Trump, Richard Trumka, président de la principale centrale du pays, l'AFL-CIO, a dénoncé les propos du président républicain qui avait menacé pendant le week-end d'expulser le Canada de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), au lendemain de la suspension de difficiles négociations commerciales.

"Je vois mal comment ça pourrait marcher sans inclure le Canada dans l'accord", a jugé M. Trumka.

La réponse du président américain, qui ne voit pas "de nécessité politique" à garder le Canada dans un nouvel Aléna, ne s'est pas faite attendre lundi matin.

"Certaines des choses qu'il dit vont contre les travailleurs et les travailleuses de ce pays et le succès-même des Etats-Unis, c'est facile de comprendre pourquoi les syndicats vont si mal", a tweeté M. Trump.

Quelques minutes plus tard, empruntant un ton plus jovial, M. Trump a écrit: "Joyeuse Fête du travail!".

"Le travailleur aux Etats-Unis se porte mieux que jamais. Célébrons la Fête du travail!".

L'AFL-CIO compte 12,5 millions de membres à travers le pays.

Avec AFP

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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