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Washington a proposé aux Palestiniens une confédération avec la Jordanie

Le leader palestinien Mahmoud Abbas intervient à l'ONU, à New York, le 20 février 2018.

Des conseillers américains travaillant à un plan de paix entre Israéliens et Palestiniens ont proposé au président palestinien Mahmoud Abbas une confédération avec la Jordanie, a indiqué une membre d'une ONG israélienne après une rencontre avec M. Abbas.

Lors d'une réunion avec des militants israéliens pour la paix à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le président palestinien a rapporté une conversation qu'il a eue avec le conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, et l'émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt, a expliqué à l'AFP Hagit Ofran de l'ONG la Paix Maintenant.

Selon elle, Mahmoud Abbas aurait répondu aux responsables américains qu'il était intéressé par l'idée d'une confédération mais uniquement si Israël en faisait également partie. Une manière de décliner car l'Etat hébreu n'acceptera jamais une telle configuration, a-t-elle ajouté.

Aucun détail n'a filtré concernant la date de cet entretien entre M. Abbas et les conseillers américains, l'Autorité palestinienne ayant officiellement coupé tout contact avec la Maison blanche depuis l'annonce par Donald Trump, début décembre, de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le bureau de M. Abbas a confirmé la tenue de la réunion dimanche avec les militants israéliens pour la paix, mais pas les propos qui ont été tenus sur la proposition d'une confédération avec la Jordanie.

Une partie de la droite israélienne voit dans l'établissement d'une confédération palestino-jordanienne un moyen d'éviter la création d'un Etat palestinien indépendant et de se décharger de toute responsabilité envers les 3,5 millions de Palestiniens vivant actuellement en Cisjordanie, un territoire occupé militairement par Israël.

Les dirigeants palestiniens dénoncent la politique étrangère de Donald Trump qu'ils jugent trop pro-israélienne.

Washington a annoncé vendredi l'arrêt de ses financements à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une semaine après avoir annulé plus de 200 millions de dollars d'aide bilatérale destinée aux Palestiniens.

Donald Trump s'est fixé comme objectif un accord "ultime" de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a chargé son gendre et conseiller Jared Kusher de travailler avec une équipe sur ce projet. M. Kusher et M. Greenblatt ont effectué une discrète tournée dans la région fin juin.

D'après Mme Ofran, Mahmoud Abbas a également évoqué la question du droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de chez eux après la création d'Israël en 1948. Leurs descendants ont également le statut de réfugiés. L'Unrwa a enregistré plus de 5 millions de personnes comme réfugiés.

Israël désire l'abandon de ce "droit au retour".

M. Abbas a indiqué ne pas être en faveur d'une solution qui pourrait "détruire Israël" mais plutôt vouloir rechercher un compromis sur cet élément clé d'un accord de paix aux yeux des Palestiniens.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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