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Ce que l’on sait de la fusillade de Dallas : au moins cinq policiers abattus et six autres blessés

Une équipe de secours administre de premiers soins à un blessé après la fusillade des policiers par des hommes armés lors d’une manifestation antiraciste à Dallas, 8 juillet 2016. (AP Photo / Tony Gutierrez)

Des tireurs isolés ont semé la panique à Dallas pendant une manifestation antiraciste, tuant cinq policiers jeudi soir, et l'un d'entre eux continuait dans la nuit à échanger des tirs avec les policiers, affirmant également que des bombes avaient été posées "partout" dans le centre-ville.

Des tireurs ont abattu cinq policiers et blessé six autres dans une attaque coordonnée jeudi soir à Dallas, lors d'une manifestation en hommage à deux Noirs tués par la police ailleurs aux Etats-Unis.

S'exprimant à Varsovie, le président Barack Obama a dénoncé "des attaques haineuses, calculées et méprisables", pour lesquelles il n'existe "pas de justification".

Le centre de Dallas, métropole du sud de l'Amérique, s'est retrouvé plongé dans le chaos et demeurait vendredi un théâtre criminel livré aux démineurs, experts légistes et balistiques.

"Il y avait des Noirs, des Blancs, des latinos, tout le monde. Et il y a eu (les coups de feu) sortis de nulle part", a relaté un témoin. "C'était le chaos total, c'est complètement fou".

L'un des suspects, qui s'était retranché dans un bâtiment de cette ville du sud des Etats-Unis, est mort au terme d'un face-à-face avec des unités d'élite.

Il avait auparavant affirmé que des bombes avaient été posées "partout" dans le centre-ville. Trois autres suspects ont été placés en garde à vue.

Les tireurs ont ouvert le feu subitement, vers la fin de la manifestation. Ils visaient très clairement les policiers et ont également blessé un civil, selon les autorités.

Ce bilan de 11 victimes dont cinq morts est le pire enregistré par les forces de l'ordre aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001.

Les médias américains ont diffusé une vidéo montrant un homme présenté comme l'un des tireurs, habillé d'un pantalon clair et tenant un fusil d'assaut.

On le voit épauler et faire feu sur des cibles non identifiées.

Chaos total

"C'est lui, là, à côté de la colonne blanche, regardez, il tire vers la gauche, tire vers la droite, tire de l'autre côté, on voit qu'il vise quelqu'un", commente un témoin, Ismael DeJesus, qui filmait à partir d'un hôtel proche.

"Ensuite il s'est retourné, pour vérifier que personne n'arrivait derrière lui, mais il y avait un policier qui arrivait et qui a essayé de l'avoir, mais ça s'est mal terminé. C'était une exécution, franchement. Alors qu'il était déjà à terre, l'homme a encore tiré sur lui trois ou quatre fois", dit-il.

Sur une autre vidéo, on entend des rafales de tirs, un autre témoin commentant par ses mots: "Oh mon Dieu, c'est quelqu'un armé jusqu'aux dents. Et il n'est pas tout seul".

La manifestation dénonçait les violences de la police envers les Noirs, après la mort cette semaine de deux hommes noirs sous les balles des forces de l'ordre.

Vers la fin de la manifestation, deux hommes "ont commencé à tirer sur les policiers à partir d'une position élevée", a déclaré le chef de la police de Dallas, David Brown.

Le port d'armes de façon visible est légal au Texas pour une personne munie d'un permis.

Des équipes du SWAT, la force d'intervention d'élite de la police, ont été déployées en nombre après que les coups de feu ont éclaté vers 02H00 GMT, selon des chaînes de télévision locales, et les autorités ont interdit le survol de la ville, sauf par des vols de secours.

"Plusieurs opérations d'inspection fouillée sont en cours pour rechercher des explosifs en centre-ville. Cela prendra du temps", a indiqué Max Geron, un responsable de la police de Dallas.

'Grave problème'

Des policiers se sont alignés, en position de salut solennel ou la main sur le coeur, à l'extérieur d'un hôpital où ont été transférées les dépouilles de leurs collègues, selon des images diffusées par la presse locale.

"Nous, en tant que ville, en tant que pays, devons nous rassembler, nous étreindre et soigner les blessures dont nous souffrons", a déclaré Mike Rawlings, le maire de la ville.

Le rassemblement à Dallas s'inscrivait dans le cadre de plusieurs manifestations organisée à travers les Etats-Unis pour protester contre la mort de deux hommes noirs abattus par la police cette semaine, l'un en Louisiane (sud), l'autre dans le Minnesota (nord).

Leur mort a de nouveau plongé les Etats-Unis face au spectre du racisme policier.

Le président Obama avait dénoncé jeudi un "grave problème" rongeant l'Amérique, soulignant que son pays avait vécu "trop de fois des tragédies" et appelant la police à entreprendre des réformes.

Avec des pancartes et des T-shirts appelant à "Arrêter d'exécuter les Noirs" et "Mains en l'air, ne tirez pas", des centaines de manifestants, de tous âges et origines, se sont rassemblés jeudi soir devant la résidence du gouverneur à Saint Paul, capitale du Minnesota.

A Manhattan, plusieurs milliers de personnes se sont dirigées vers Times Square en scandant notamment "Assez" et "Black Lives Matter", ("Les vies des Noirs comptent"), du nom du mouvement qui dénonce les violences policières contre les Afro-américains.

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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