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Enquête fédérale sur la mort d'un Noir abattu par la police américaine

Le 5 juillet 2016, une photo d'une vidéo, Alton Sterling est tenu à terre par deux policiers de Baton Rouge, en Louisiane, États-Unis.

Confrontées à des réactions indignées émanant des quatre coins des Etats-Unis, les autorités américaines ont lancé mercredi une enquête fédérale sur l'homicide par balle en Louisiane d'un vendeur ambulant noir, maintenu au sol par des policiers.

Après avoir apparemment résisté à son interpellation, Alton Sterling a perdu la vie mardi à 37 ans. Sa mort a immédiatement réveillé le spectre du racisme dans la police américaine, trop souvent accusée de brutalités gratuites contre les Noirs.

Selon le journal local The Advocate, des dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi soir à Baton Rouge, pour allumer des bougies sur les lieux de la mort d'Alton Sterling, qui vendait des CD sur le parking d'un centre commercial.

Ce père de cinq enfants y était connu sous le surnom de "CD man".

"Le principal organe chargé de l'enquête sera la division des droits civiques du ministère de la Justice, assistée du bureau du procureur de la Louisiane et du FBI", a annoncé aux médias John Bel Edwards, le gouverneur de cet Etat méridional.

Se disant "profondément préoccupé", M. Edwards a appelé au calme alors que plusieurs métropoles américaines, comme Baltimore et Ferguson, ont été le théâtre d'émeutes après de tels drames.

La Maison Blanche a d'ailleurs proposé son aide, a indiqué Kip Holden, le maire de Baton Rouge.

"A l'arrivée des policiers, Sterling était armé et l'altercation qui a suivi s'est conclue par la perte de sa vie", a déclaré Carl Dabadie, le chef de la police locale.

Il s'exprimait quelques heures après une autre conférence de presse empreinte d'émotion rassemblant les membres de la famille d'Alton Sterling. Ils ont affiché leur unité et exigé des comptes.

Réponse "inhabituellement rapide"

L'un des enfants d'Alton Sterling, Cameron, 15 ans, a éclaté en sanglots tandis que sa mère, Quinyetta McMillon parlait au micro.

"Nous poursuivrons jusqu'à ce que justice soit faite", a-t-elle lancé. "J'appelle quiconque avec assez de courage dans cette ville à aller arrêter ces deux agents. Si le système est le même pour tous, il doit l'être aussi pour eux".

La candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, a regretté une "tragédie", dans un communiqué.

"Il y a un vrai problème lorsque tant d'Américains ont des raisons de croire que notre pays ne considère pas qu'ils ont autant de valeur que d'autres à cause de la couleur de leur peau", a-t-elle ajouté.

Comme c'est souvent le cas, cette affaire a pris une ampleur nationale grâce à une vidéo amateur. On y voit les deux policiers blancs tenter d'interpeller Alton Sterling.

Mais à la différence de nombreuses affaires semblables qui ont embrasé le pays ces dernières années, l'enquête fédérale "marque une réponse inhabituellement rapide du ministère américain de la Justice", a fait remarquer à l'AFP Phil Stinson, un expert en droit pénal.

"Normalement une enquête locale se déroule d'abord. (Mais) désormais, tout le monde s'intéresse à ces tirs (policiers). Il y a encore cinq ans, cela n'attirait l'attention de personne", a-t-il souligné.

D'après la vidéo, qui ne montre pas toute la séquence des faits, le vendeur à la sauvette semble refuser d'obtempérer aux agents, qui lui ordonnent de se mettre au sol. L'un des policiers le plaque alors, son collègue l'aidant à tenter de le maîtriser par terre.

"Il est armé!", entend-on quelqu'un crier. Les deux policiers dégainent alors leur arme et plusieurs détonations retentissent, avec un intervalle. M. Sterling apparaît avoir été touché à bout portant.

Sur une seconde vidéo apparue plus tard, filmée sous un autre angle, Alton Sterling est vu saignant abondamment du thorax, un des deux policiers retirant de la poche de son short ce qui pourrait être une arme.

Les deux agents font l'objet d'une suspension administrative, conformément à "la procédure en vigueur", a précisé la police de Baton Rouge.

La première vidéo était largement consultée sur internet.

"Trop c'est trop", a tweeté le mouvement Black Lives Matter ("Les vies des Noirs comptent"), qui dénonce les abus policiers contre les Afro-américains aux Etats-Unis.

Il s'agit d'un "lynchage légal. La justice doit l'emporter. #Outré", s'est indigné le révérend Jesse Jackson, célèbre militant américain pour les droits civiques.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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