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En Chine, des scientifiques implantent à des singes un gène du cerveau humain

Un singe Langur de François au zoo Henry Doorly à Omaha, dans le Nebraska, le 19 mai 2005.

Des scientifiques chinois ont implanté à des singes un gène considéré comme jouant un rôle dans le développement du cerveau humain, dans le cadre d'une étude sur l'évolution de l'intelligence humaine.

L'étude, parue en mars dans la publication anglophone de Pékin National Science Review, a été réalisée par des chercheurs de l'Institut de zoologie de Kunming (sud-ouest de la Chine) et de l'Académie des sciences chinoises travaillant avec des chercheurs américains de l'Université de Caroline du Nord. (AP Photo / Nati Harnik)

Les chercheurs ont implanté à 11 macaques rhésus des versions humaines du gène MCPH1, qui selon des estimations scientifiques jouent un rôle dans le développement du cerveau humain.

Ils ont découvert que les cerveaux de ces singes, comme ceux des humains, avaient mis plus de temps à se développer et que les animaux obtenaient de meilleurs résultats aux tests sur la mémoire à court terme et le temps de réaction, en comparaison avec les singes vivant dans la nature.

La taille des cerveaux des singes de l'expérience n'était toutefois pas supérieure à celle des cerveaux de leurs congénères du groupe de contrôle.

Cette expérience est la dernière en date d'une série de recherches biomédicales effectuées en Chine qui ont suscité une controverse au plan de l'éthique.

"Nos résultats démontrent que des primates transgéniques non-humains (en dehors des espèces de grands singes) ont le potentiel pour fournir des aperçus importants -et potentiellement uniques- concernant des questions fondamentales sur ce qui rend l'homme unique", écrivent les auteurs de l'étude.

Les singes ont été soumis à des tests de mémoire dans lesquels ils devaient se souvenir de couleurs et de formes sur un écran et à des IRM. Seuls cinq d'entre eux ont survécu jusqu'à la phase de tests.

Selon les auteurs de l'étude, le macaque rhésus, bien que plus proche génétiquement des humains que les rongeurs, reste suffisamment éloigné de l'homme pour ne pas susciter de questionnement éthique mais cela n'a toutefois pas dissuadé les critiques.

"Dans l'imaginaire populaire, on se retrouve tout simplement sur la +Planète des Singes+", a commenté Jacqueline Glover, une bioéthicienne de l'Univerisité du Colorado.

"Les humaniser revient à faire quelque chose de mal. Où vivraient-ils et que feraient-ils ? Il ne faut pas créer un être vivant qui ne peut pas avoir une vie significative dans un contexte quelconque", a-t-elle déclaré à la MIT Technology Review.

Larry Baum, un chercheur du Centre for Genomic Sciences de l'Université de Hong Kong, a néanmoins relativisé ces craintes, soulignant que "cette étude n'a modifié que l'un de quelque 20.000 gènes".

En janvier, une équipe de scientifiques chinois avait annoncé avoir cloné cinq singes à partir d'un spécimen unique dont les gènes avaient été modifiés pour le rendre malade, afin d'étudier les troubles du sommeil. Ils avaient découvert que ces singes montraient des signes de problèmes mentaux associés (dépression, anxiété, comportements liés à la schizophrénie). Ces résultats publiés dans la National Science Review visaient, selon eux, à servir la recherche sur les maladies psychologiques humaines.

En novembre 2018, le chercheur chinois He Jiankui avait annoncé avoir fait naître deux bébés humains dont les gènes avaient été modifiés pour les protéger du virus du sida. Très critiqué par Pékin et la communauté scientifique internationale, il s'est retrouvé au centre d'une enquête de police et a été démis.

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A l'hôtel "Dolce Hanoi Golden Lake", un séjour plaqué or

Un membre du personnel pose pour une photographie à l'intérieur de la suite exécutive de deux chambres à coucher de 1000 dollars par nuit du nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.

A Hanoï, la capitale du Vietnam, le premier établissement auto-proclamé plaqué or au monde a ouvert ses portes au public en pleine pandémie. Pour 250 dollars la nuit, l'hôtel accueille ses occupants dans des chambres plaquées or.

A l'hôtel "Dolce Hanoi Golden Lake", le café est servi dans une tasse en or et l'heure du bain se déroule aussi dans une splendeur dorée. Le premier établissement auto-proclamé plaqué or au monde a ouvert ses portes au public dans la capitale vietnamienne.

Halls d'entrée comme piscine à débordement ont reçu un placage 24 carats. Dans les chambres, couverts, tasses, pommes de douche et sièges de toilettes ont bénéficié du même traitement doré.

Bien que le tarif de la nuitée y soit cher pour le Vietnam -250 dollars-, il n'est cependant pas prohibitif pour les riches locaux.

Le personnel attend pour accueillir les invités dans le hall du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.
Le personnel attend pour accueillir les invités dans le hall du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.

La piscine à débordement dorée surplombe la ville, tandis que les repas servis dans l'hôtel de 25 étages, érigé dans le centre-ville de Hanoï, peuvent être mélangés à une mystérieuse "substance dorée", selon les propriétaires.

Les quelques clients croisés semblent ravis.

"En entrant ici, je me suis senti comme un roi, vous savez, le pharaon... le roi d'Égypte", plaisante Phillip Park, un client sud-coréen.

Les clients posent pour des photos à la piscine du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.
Les clients posent pour des photos à la piscine du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.

"J'ai vraiment apprécié l'atmosphère luxueuse", déclare de son côté Luong Van Thuan, un Vietnamien qui affirme avoir senti son statut social "s'élever" automatiquement.

Le bâtiment a été construit pour 200 millions de dollars, un coût relativement modeste qui a été permis grâce à l'approvisionnement local en placage d'or.

"Notre groupe a une usine qui peut faire du placage d'or, donc le coût de notre équipement et de notre mobilier est assez bon marché", déclare Nguyen Huu Duong, président du groupe Hoa Binh qui possède l'établissement.

Le personnel attend pour accueillir les invités dans le hall du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.
Le personnel attend pour accueillir les invités dans le hall du tout nouvel hôtel Dolce Hanoi Golden Lake, le premier hôtel plaqué or au monde, à Hanoi le 2 juillet 2020.

La pandémie de coronavirus, qui a mis à mal le tourisme mondial, n'a pas retardé l'ouverture du Dolce Hanoi Golden Lake, le Vietnam ayant très tôt pris des mesures de confinement qui ont permis de limiter la propagation de la maladie.

"C'est sûr que l'année prochaine, nous allons gagner de l'argent", s’enthousiasme M. Duong.

Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

Coronavirus: nouveaux bilans et nouvelles mesures

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Les tensions diplomatiques se multiplient suite à la nouvelle loi chinoise à Hong Kong

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Pour ses 85 ans, le dalaï lama sort son premier album

TIPA Yarkyi 2020 : Hommage musical au Dalaï Lama pour son 85e anniversaire

"Sagesse", "Compassion", "Courage"... Le dalaï lama a célébré lundi son 85e anniversaire en publiant son premier album, "Inner World", où il récite des mantras et enseignements bouddhistes sur fond de musique méditative.

Disponible sur Youtube et les plateformes de musique en ligne, cet album de onze titres, alternant entre le tibétain et l'anglais, est le fruit de cinq ans de travail avec la musicienne néo-zélandaise Junelle Kunin, une disciple qui l'a persuadé de se lancer dans ce projet.

Les sessions d'enregistrement ont pris place entre le domicile de l'artiste à Auckland et la résidence du dalaï lama à Dharamsala (nord de l'Inde), où le chef spirituel tibétain vit en exil depuis 60 ans.

"Le but de ma vie est de servir autant que je le peux", déclare le dalaï lama sur le site officiel de son album. "La musique peut aider les gens d'une manière que je ne peux pas", ajoute-t-il.

Le prix Nobel de la paix 1989 a écrit de nombreux best-sellers, été représenté dans de multiples films hollywoodiens mais s'était encore peu aventuré dans le monde de la musique."Il avait une vision très claire de ce projet et s'y est beaucoup impliqué", a raconté Junelle Kunin, qui coproduit l'album avec son mari Abraham, à Radio New Zealand.

L'album comprend une collaboration avec la sitariste indienne Anoushka Shankar, ses recettes iront à une fondation du dalaï lama. La version CD, qui inclura un livret, sortira le 28 août.

"Ce n'est pas un projet religieux bien qu'il y ait des mantras. C'est vraiment juste une œuvre pour faire du bien aux gens. Donc j'ai réfléchi à ce dont nous avons besoin dans notre vie de tous les jours - le courage, la guérison et ainsi de suite - et c'est le chemin que nous avons suivi", a-t-elle déclaré.

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