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L'intelligence articielle pour aider à trouver l'âme sœur

Les eHarmony célèbrent leur parution dans une mosaïque de photos pour le 10e anniversaire de l'entreprise à New York

Fini de faire défiler les candidats sur écran. Les applications de rencontre utilisent l'intelligence artificielle (IA) pour vous suggérer où aller et que dire lors de votre premier rendez-vous, ou vous aider à trouver un partenaire qui ressemble à votre acteur préféré.

Jusque récemment, les applications de rencontre sur smartphone - comme Tinder qui permet de faire défiler en temps réel les photos des partenaires disponibles - vous laissaient le soin de choisir.

Mais pour vous éviter de longues recherches infructueuses, le secteur s'est tourné vers l'IA - la programmation qui permet de simuler l'intelligence humaine - et ses nouvelles apps ont été en vedette lors du Web Summit qui ferme ses portes jeudi à Lisbonne.

Le site de rencontre eHarmony a annoncé que grâce à l'IA il pourrait bientôt encourager les utilisateurs à proposer un rendez-vous quand ils auront tchatté pendant un certain temps.

"Il y a beaucoup de conversations via les apps de rencontre mais dans l'ensemble peu de rendez-vous", a déclaré le PDG de eHarmony, Grant Langston, lors de ce sommet des start-ups de la toile et des investisseurs.

- "Réduire la pression" -

Loveflutter, une app de rencontre britannique, prévoit d'analyser les conversations entre utilisateurs pour déterminer s'ils sont compatibles et leur suggérer qu'il est temps d'oser le face-à-face.

"Ils recevront une alerte leur disant +Vous vous entendez vraiment bien, pourquoi ne pas sortir ensemble+", a expliqué le cofondateur de Loveflutter Daigo Smith.

Loveflutter suggère déjà des rendez-vous à égale distance des résidences des deux partenaires grâce aux données de Foursquare, une app qui aide les utilisateurs de smartphone à trouver des restaurants ou des bars à proximité.

"Ca réduit la pression d'organiser la première rencontre", dit Smith.

Sean Rad, fondateur de Tinder, a assuré que l'IA allait "générer de meilleures expériences" et prédit que Siri, l'assistance vocale sur iPhone, servira un jour d'entremetteuse.

- Commande vocale -

Une nouvelle app de rencontre uniquement à commande vocale, baptisée AIMM, est déjà à l'essai par un millier d'utilisateurs à Denver, dans l'Etat américain du Colorado et devrait être accessible dans tous les Etats-Unis l'année prochaine.

Quand on ouvre l'application, une voix suave vous demande, pour situer votre personnalité, ce que vous aimez faire quand vous sortez avec quelqu'un ou vers quelles destinations vous aimeriez voyager.

Elle vous suggère ensuite des candidats compatibles. Une fois que vous en avez choisi un, l'assistant vocal vous dira ce qu'il sait d'elle ou de lui.

Puis après quelques jours, la voix vous aide à convenir d'un rendez-vous téléphonique et vous conseillera sur la première rencontre.

"Elle dira par exemple +à en juger par ses goûts, c'est une personne plutôt traditionnelle, je suggère un dîner et une promenade+", a expliqué Kevin Teman, le développeur de cette app.

Après la rencontre, l'app demande à chacun comme ça s'est passé et recommande soit un second rendez-vous soit de poursuivre la recherche.

- Sosies -

Badoo, une app de rencontre basée à Londres, utilise déjà l'IA et la reconnaissance faciale pour aider les utilisateurs à trouver des partenaires qui ressemblent à leur célébrité préférée ou à leur ex.

L'utilisateur met en ligne la photo de l'idéal souhaité et l'app recherche un sosie parmi les 400 millions d'utilisateurs de Badoo dans le monde.

L'intelligence artificielle en Cupidon ne convainc pas tout le monde.

"L'intelligence artificielle est partout, elle vous aide à vendre et acheter des actions, à la surveillance policière, et même à trouver l'âme soeur mais je dois dire que je suis un peu sceptique là-dessus", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lors du discours d'ouverture du Web Summit.

"Je suis très heureux d'avoir choisi l'âme soeur par les méthodes traditionnelles", a plaisanté l'ancien Premier ministre portugais qui a épousé une conseillère municipale de Lisbonne.

Avec AFP

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L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

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Suspension du budget controversé au Guatemala

Manifestation à Guatemala City, le 21 novembre 2020.

Le Parlement du Guatemala a suspendu lundi le budget de l'Etat pour 2021, à l'origine de deux jours de manifestations réclamant plus de ressources contre les inégalités et la pauvreté dans ce pays d'Amérique centrale rongé par la corruption et l'insécurité. 

"Afin d'assurer la gouvernance du pays et la paix sociale, nous nous sommes mis d'accord pour suspendre la procédure du budget (...) de l'Etat", a déclaré le président du Parlement, Allan Rodriguez, lors d'un message à la nation, deux jours après l'incendie, samedi, du Parlement par des manifestants.

Selon M. Rodriguez, le décret qui avalise le budget ne sera pas envoyé au pouvoir exécutif et les parlementaires ont désormais jusqu'au 30 novembre pour approuver un nouveau budget, comme le stipule la loi guatémaltèque. Sinon le budget actuel restera en vigueur.

Le Parlement, où le parti du président conservateur Alejandro Giammattei et ses alliés détiennent la majorité, a adopté le 17 novembre un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020.

Malgré cette augmentation, ce nouveau budget a suscité la colère de milliers de Guatémaltèques qui sont descendus dans la rue pendant le week-end pour dénoncer le manque de moyens pour lutter contre la pauvreté.

En fin de manifestation samedi, le siège du Parlement a été incendié et près de 40 personnes interpellées. Une autre manifestation, réunissant plusieurs centaines de personnes, s'est déroulée dimanche de manière pacifique.

Certains manifestants ont également réclamé le départ de M. Giammattei, au pouvoir depuis janvier.

Le chef de l'Etat a appelé dimanche "au dialogue et au rassemblement", tout en assurant que les actions violentes de samedi étaient le fait de "groupes minoritaires qui cherchent à imposer un véritable coup d'Etat".

A son tour, M. Rodriguez a accusé lundi les manifestants d'avoir voulu "rompre avec l'ordre constitutionnel", et a qualifié l'incendie du Parlement d'"acte terroriste". Il a toutefois souligné que la suspension du budget devait ouvrir "un espace de discussion".

Le Comité de développement paysan (Codeca), qui avait annoncé qu'il bloquerait lundi les routes importantes du Guatemala, a pour l'heure renoncé. L'Université de San Carlos, la seule université publique du pays, a de son côté appelé à la grève.

- Opacité -

Le Guatemala, qui compte 17 millions d'habitants, est gangrené par la pauvreté, la violence des gangs et une corruption généralisée.

Environ 60% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Avant la pandémie de coronavirus, le pays fournissait, avec le Honduras et le Salvador voisins, un des plus gros contingents de migrants clandestins se jetant sur les routes en direction des Etats-Unis pour fuir la misère et la violence.

Des Guatémaltèques mécontents dénoncent aussi l'opacité des ressources pour faire face à la pandémie du nouveau coronavirus, ou encore la création d'un poste de super-ministre attribué à un jeune proche du président.

Le Parlement a approuvé une enveloppe d'urgence de plus de 3,8 milliards de dollars pour faire face à la pandémie, mais seulement 15% de ce montant ont directement bénéficié aux Guatémaltèques, selon des données officielles et des ONG.

La gestion de la crise sanitaire par le président Giammattei, un médecin de 64 ans, a également été critiquée par l'opposition et des organisations sociales, ainsi que par son propre vice-président Guillermo Castillo.

Le manque de moyens dans les hôpitaux et l'absence de soutien pour les secteurs économiques les plus touchés par les restrictions sont régulièrement dénoncés.

Selon les derniers chiffres officiels, le pays à enregistré près de 120.000 cas déclarés de Covid-19 et plus de 4.000 morts.

Alors que le Guatemala est régulièrement secoué par des scandales de corruption, en 2019 le mandat de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), créée en 2006 par un accord entre l'ONU et le Parlement, n'avait pas été renouvelé par l'ex-président Jimmy Morales (2006-2020) mis en cause dans une enquête.

L'une des principales révélations de cette commission avait été la fraude douanière qui avait conduit à la démission en 2015 du président Otto Pérez (2012-2015), accusé de diriger un réseau de collecte de pots-de-vin.

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