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Les chimpanzés paient le prix fort en Sierra Leone

Philip, à droite, le chimpanzé dominant du sanctuaire des chimpanzés de Tacugama, est assis avec d'autres chimpanzés orphelins à l'extérieur de Freetown, la capitale de la Sierra Leone, le 14 août 2007.

Le "sanctuaire" pour chimpanzés de Tacugama, aux portes de la capitale sierra-léonaise Freetown, a recueilli au cours des trois derniers mois un nombre record de sept petits orphelins, signe que, dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, l'espèce paie au prix fort l'action de l'homme.

Chassés par les braconniers pour sa viande ou tués par des agriculteurs en représailles des dégâts qu'ils causent dans les plantations, ces "chimpanzés verus", du nom de leur sous-espèce, voient aussi leur habitat, la forêt tropicale des alentours de Freetown, en principe zone protégée, se réduire par une urbanisation croissante et l'exploitation du bois, soulignent des spécialistes rencontrés par l'AFP à l'occasion de la sortie mardi du rapport alarmant "Planète vivante" du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Le fondateur et directeur du sanctuaire, Bala Amarasekaran, estime que pour chaque petit chimpanzé recueilli et soigné dans sa réserve, une dizaine d'autres perdent la vie.

Selon ses calculs, "de 70 à 100" chimpanzés ont donc été tués au cours des trois ou quatre derniers mois.

La population de cette sous-espèce de chimpanzés d'Afrique de l'Ouest, a chuté de 80% entre 1990 et 2014, confirme une étude de l'American Journal of Primatology. Il en resterait environ 5.500 en Sierra Leone, soit quelque 10% de ces cousins de l'homme encore en liberté, qui ont déjà disparu du Burkina Faso, du Benin, de Gambie et peut-être du Togo, selon la même source.

En âge d'être allaité

"La plupart des petits ont moins de cinq ans et devraient en principe encore être allaités par leur mère", a expliqué à l'AFP "Mama" Posseh Kamara, soigneuse de chimpanzés depuis 14 ans.

"Leurs mères ont été tuées par les braconniers ou bien ils ont été illégalement vendus comme animaux de compagnie", ajoute cette femme mince de 51 ans en donnant le biberon à l'un de ses petits protégés âgé de quatre mois, tandis que deux autres escaladent son dos et sa tête.

"Nous avons planté plus de 4.000 arbres dans le Freetown National Park (dont fait partie la réserve pour chimpanzés) mais les autorités ont accordé les terrains pour la construction de maisons en raison de l'absence de lois, de la corruption ou par cupidité", accuse son directeur, Bala Amarasekaran.

"Il ne restera rien" des primates, serpents, oiseaux, papillons et autres antilopes du parc national "si on continue à détruire l'environnement", estime-t-il.

Pour un responsable d'une ONG locale, la Société de protection de la nature en Sierra Leone, Papanie Bai Sesay, les lois du pays, qui datent de 1978, sont "obsolètes" et ne sont en outre "pas appliquées par les autorités".

"Notre plus grand défi, ce sont les coupeurs de bois et les mineurs qui détruisent la forêt en tout impunité", confirme un conseiller scientifique de la réserve de Tacugama, David Momoh.

Braconniers repentis

"La Sierra Leone perd une grande partie de sa couverture forestière en raison de l'activité humaine", reconnaît le représentant local de la FAO, l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, Nyabenyi Tito Tipo, en visite à Tacugama.

Les autorités sierra-léonaises ont pour projet de planter un million d'arbres à travers le pays et d'établir des "tribunaux environnementaux", explique un responsable de l'Agence pour la protection de l'environnement, Beran Forster.

Avec l'aide financière de l'ambassade des Etats-Unis, elles encouragent également les communautés locales à se tourner vers des formes d'agriculture moins destructrices telles que la culture de plantes médicinales ou de fleurs.

La réserve emploie en outre comme gardes-forestiers plusieurs anciens braconniers, agriculteurs ou bucherons des villages environnants.

"J'étais un paysan et un chasseur, mais après avoir pris conscience des dangers que nous faisions courir la biodiversité, nous avons décidé de protéger nos forêts pour les futures générations", confie l'un d'eux, Joko Kamara.

Avec AFP

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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