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Embarras des autorités sud-africaines après un strip-tease dans une prison

  • VOA Afrique

Les barreaux d'une prison (photo d'illustration).

Les services pénitentiaires sud-africains ont annoncé lundi qu'ils envisageaient de suspendre 13 gardiens de prison après la diffusion sur les réseaux sociaux de photos montrant des strip-teaseuses au milieu de détenus dans un centre de haute sécurité de Johannesburg.

Les photos? qui font le tour de la toile en Afrique du Sud depuis dimanche, dévoilent au moins trois femmes simplement vêtues d'un body noir et de bottes en cuir autour d'un homme en habit de prisonnier, dans ce qui semble être la cour d'un centre de détention.

Les autorités ont reconnu l'authenticité de ces clichés, expliquant qu'ils avaient été pris dans ce centre, lors d'une journée d'animations, le 21 juin.

"Après enquête préliminaire, au moins 13 responsables officiels vont recevoir une lettre leur signifiant que nous réfléchissons à leur suspension", a déclaré le patron des services pénitentiaires, James Smalberger.

Selon lui, le strip-tease s'est déroulé dans la prison en bordure de Soweto, à l'initiative d'un organisateur extérieur.

"Ce spectacle à caractère sexuel est une évidente violation de notre politique de sécurité. C'est un type de comportement inacceptable", a poursuivi M. Smalberger.

Sur les clichés, on peut clairement voir les strip-teaseuses enlacer un prisonnier, devant une large audience mêlant gardiens et détenus.

La prison connue sous le nom de "Sun City", abrite des criminels parmi les plus dangereux du pays, condamnés pour meurtres, cambriolages ou viol.

La condamnation de cet incident par les autorités n'a pas calmé la colère des internautes sud-africains. Le hashtag #PrisonStrippers (#Stripteaseusesenprison) était en tête des tendances en Afrique du Sud dans la journée.

"Certains prisonniers sont mis en prison pour avoir agressé des femmes et ils ont droit à un strip-tease", pouvait-on lire dans certains tweets.

"Je pensais que c'était un fausse info, mais apparemment non. C'est un outrage et une gifle en pleine figure des victimes de crime", tweetait pour sa part "SA Crime Fighters", une association de lutte contre la criminalité.

Les prisons sud-africaines sont connues pour leur surpopulation notoire et la violence des gangs qui y sévissent.

Avec AFP

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