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Incarcération des personnes condamnées pour trafic de bébés au Niger

L'opposant nigérien Hama Amadou, accusé de trafic de bébés, Niamey, Niger, 16 septembre 2013.

Une vingtaine de personnes, dont l'une des épouses de Hama Amadou, condamnées en mars à un an de prison pour un trafic de bébés, ont commencé à être incarcérées dans des prisons du pays.

"Il y a effectivement un début d'exécution de l'emprisonnement des personnes condamnées dans ce trafic", a déclaré le service du procureur de la république à Niamey. "Les femmes seront incarcérées à Kollo et les hommes à Say".

Reportage d’Abdoul-Razak Idrissa à Niamey pour VOA Afrique
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Kollo et Say sont deux villes situées au sud de la capitale, Niamey.

"Mme Hadiza Hama Amadou a été emprisonnée dans la ville de Kollo. Abdou Labo (ex-ministre de l'Agriculture) a été conduit à la prison de Say", a annoncé la télévision privée Labari.

"Toutes les personnes condamnées dans l'affaire ont été convoquées mercredi à la gendarmerie qui va leur notifier leur décision d'incarcération", a relevé Ténéré, une autre télévision privée.

Le 13 mars, la Cour d'appel de Niamey avait condamné à un an de prison ferme la quasi-totalité des personnes impliquées dans l'affaire mais les avait laissées en liberté. Hama Amadou, arrivé deuxième de la présidentielle de 2016 et qui vit en exil à l'étranger, donc absent au procès, a également écopé d'un an ferme.

Un seul des prévenus, considéré comme "le cerveau" du trafic a été condamné à 5 ans ferme et écroué le même jour.

Les accusés étaient notamment poursuivis pour "supposition d'enfants", un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde.

Toutes les personnes ont été emprisonnées et accusées d'avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin. Les personnes poursuivies avaient ensuite été remises en liberté conditionnelle.

Vivant en France depuis plus d'un an, Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, était poursuivi pour "complicité" mais ce chef a été requalifié en "recel d'enfant".

Ecroué durant quatre mois à son retour d'exil le 14 novembre 2015, il avait été évacué d'urgence pour raisons de santé le 16 mars 2016 en France, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remporté par Mahamadou Issoufou, le président sortant.

Ses avocats qui dénoncent "un procès politique" avaient annoncé qu'ils feraient appel dans cette affaire qui empoisonne le climat politique nigérien depuis plus de deux ans.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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