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États-Unis

Election au Sénat : vers un possible retournement de situation en Arizona

Le président Donald Trump, alors candidat, en campagne électorale à Phoenix, Arizona, le 29 octobre 2016.

Une candidate républicaine dont la victoire semblait assurée dans la course au Sénat en Arizona a vu jeudi sa rivale démocrate prendre l'avantage alors que les bulletins de vote étaient quasiment tous dépouillés, d'après les résultats officiels.

Si la démocrate Kyrsten Sinema, 42 ans, venait à l'emporter contre Martha McSally, 52 ans, soutenue par Donald Trump, la majorité républicaine au Sénat serait finalement moins nette qu'anticipée.

Mme Sinema menait jeudi soir avec plus de 9.000 voix d'avance sur son adversaire républicaine, selon le décompte du secrétariat d'Etat de l'Arizona.

Les républicains sont déjà assurés de la majorité à la chambre haute du Congrès à Washington, avec 51 sièges contre 46 pour les démocrates et indépendants. Mais l'étendue de leur victoire est en jeu.

Un autre scrutin est également très serré en Floride, où le républicain Rick Scott ne devance son adversaire démocrate que de 0.22 point. Dans cet Etat, la loi veut que si moins de 0,5 point sépare les deux finalistes, un nouveau dépouillement soit automatiquement ordonné.

Et dans le Mississippi, aucun candidat n'ayant atteint la barre des 50%, un deuxième tour sera organisé le 27 novembre.

Avant les élections de mi-mandat de mardi, le parti républicain ne disposait que d'une infime majorité au Sénat, avec 51 sièges contre 49 aux démocrates.

Quel que soit le résultat final dans l'Arizona, la victoire sera historique : cet Etat n'a jamais envoyé de femme sénatrice à Washington.

Première candidate au Sénat ouvertement bisexuelle, Kyrsten Sinema a vécu pendant son adolescence sans eau ni électricité dans une ancienne station-service.

Son adversaire, Martha McSally, est la première femme de l'armée américaine à avoir jamais piloté un avion de chasse au combat.

Renforcer les frontières, lutter contre l’immigration : elle a soutenu pendant sa campagne les grandes lignes de la politique de Donald Trump dans son Etat bordant le Mexique.

"Elle a fait un boulot formidable", a salué le 45e président des Etats-Unis.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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