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États-Unis

Victoire démocrate à la sénatoriale en Alabama

Le démocrate Doug Jones et sa femme Louise, Birmingham, Alabama, 11 décembre 2017.

Le candidat démocrate au Sénat dans l'Etat de l'Alabama a réussi l'exploit de se faire élire mardi dans ce bastion conservateur, selon les médias américains, battant un républicain controversé accusé d'attouchements sur mineures et qui était soutenu par Donald Trump.

Le démocrate Doug Jones a battu l'ancien magistrat ultra-conservateur Roy Moore à l'issue d'une campagne virulente qui a captivé l'Amérique et va priver le parti au pouvoir d'un précieux siège à la chambre haute du Congrès.

Le revers est très personnel pour le président des Etats-Unis, qui avait appelé ses partisans à la loyauté au nom de la poursuite de son programme de réformes.

Jamais depuis 1992 un démocrate n'avait été élu sénateur dans cet Etat du Sud.

M. Trump avait fait fi des allégations contre Roy Moore dans le but de conserver ce siège, afin d'améliorer les chances d'adoption, à court terme, de la grande baisse d'impôts en train d'être examinée au Congrès.

C'est la seconde mauvaise soirée électorale pour le président en un mois: en novembre, les démocrates ont remporté plusieurs scrutins pour des postes de gouverneurs ou d'autres sièges locaux.

Au quartier général de Roy Moore, à Montgomery, la nouvelle n'a pas été annoncée au micro, les partisans sur place absorbant la nouvelle en silence, dans une musique d'ambiance.

Désormais, la majorité sénatoriale sera de 51 sièges sur 100, réduisant sa marge de manoeuvre au quasi-minimum.

Pour le parti républicain, la défaite de leur candidat est aussi, paradoxalement, un soulagement, car elle lui évite d'avoir à gérer le cas Moore.

Le chef du Sénat, Mitch McConnell, avait prévenu que Roy Moore, en cas d'élection, ferait immédiatement l'objet d'une enquête de la commission éthique de la chambre haute du Congrès - une enquête qui aurait risqué de diviser le parti, a fortiori si la commission recommandait l'exclusion.

A l'exception notable de Donald Trump, la plupart des élus républicains avaient coupé les ponts avec Roy Moore après la publication de témoignages de femmes, afin d'éviter d'être sali par association. S'attirant les foudres des forces anti-establishment menées par Stephen Bannon, l'ex-conseiller de la Maison Blanche qui est en guerre ouverte contre les leaders du parti républicain.

Les démocrates auraient sans doute utilisé la présence de Roy Moore au Sénat comme une arme électorale en 2018, année au cours de laquelle des élections législatives doivent renouveler la totalité de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat.

L'opposition a déjà fait valoir qu'elle avait poussé deux de ses parlementaires à la démission, après des accusations de harcèlement sexuel et de comportement déplacé; sans compter les accusations portées contre Donald Trump lui-même il y a un an.

L'élection de mardi devrait encore plus revigorer les démocrates, qui ont montré leur capacité de mobilisation, la participation de mardi ayant largement dépassé les prévisions.

Les couteaux étaient déjà sortis, à droite, notamment contre Stephen Bannon, qui a fait émerger Roy Moore au moment de la primaire, contre un candidat de l'establishment républicain.

"Je voudrais simplement remercier Steve Bannon pour nous démontrer comment on peut perdre l'Etat le plus rouge (républicain) de l'union", a tweeté, sarcastique Josh Holmes, l'ancien bras droit de Mitch McConnell.

David French, un auteur conservateur, avait un autre qualificatif amer pour le stratège populiste: "un génie".

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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