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Une candidate pourrait devenir la première femme transgenre élue gouverneure aux Etats-Unis

Christine Hallquist et ses partisans, Burlington, le 14 août 2018

Christine Hallquist a remporté la primaire démocrate au poste de gouverneur du Vermont selon des résultats partiels cités par des médias américains et deviendrait, en cas de victoire en novembre prochain, la première femme transgenre élue gouverneure aux Etats-Unis.

"MOMENT HISTORIQUE !", s'est réjoui en lettres capitales sur Twitter le Victory Fund, une organisation qui soutient les candidats LGBTQ en politique.

Christine Hallquist "est simplement devenue la première candidate trans/non-binaire au poste de gouverneur d'un parti politique principal dans l'histoire américaine", poursuit le Victory Fund.

Mais sa victoire à l'élection de novembre n'est pas assurée : son adversaire républicain sera le gouverneur sortant Phil Scott. Il a largement remporté sa primaire selon des résultats partiels diffusés par des médias.

En 2015, "Christine a pris la décision, après des années à le garder en elle, de devenir elle-même, une femme transgenre, devenant le premier dirigeant dans le pays à entamer sa transition alors en poste", précise une courte biographie disponible sur le site internet de sa campagne. Christine Allquist était alors dirigeante d'une entreprise.

"Travailler pour s'assurer que le Vermont reste un endroit spécial, inclusif et progressiste", "est-ce qui motive Christine pour avoir l'honneur et l'opportunité de servir les gens du Vermont en tant que prochaine gouverneure", conclut la biographie.

En novembre dernier, une autre femme transgenre avait remporté une victoire historique. Danica Roem était devenue la première personne ouvertement transgenre à intégrer le parlement d'un Etat américain, la Virginie.

"Victoire", a d'ailleurs écrit Danica Roem mardi soir, envoyant ses félicitations, sur Twitter, à Christine Hallquist.

A 02h45 GMT, Christine Hallquist était largement en tête, obtenant plus de 48% des suffrages sur 87% des bulletins dépouillés selon le New York Times.

Face à elle, trois candidats, James Ehlers, un défenseur de l'environnement, Brenda Siegle, une organisatrice de festival, et Ethan Sonneborn, un adolescent de 14 ans dont la notoriété est montée en flèche ces derniers jours à l'approche de la primaire dans cet Etat du nord-est des Etats-Unis.

L'adolescent a profité d'un vide juridique qui ne fixe pas de limite d'âge pour briguer ce mandat.

Couverture santé universelle, législation interdisant la discrimination des personnes issues de la communauté LGBTQ, taxe carbone et relèvement du salaire minimum constituaient les principales propositions de son programme.

Selon les dernières projections, il terminait dernier de cette primaire, recueillant plus de 4.000 voix, soit plus de 8% des suffrages.

Avec AFP

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Jimmy Carter hospitalisé après de récentes chutes

L'ancien président américain Jimmy Carter, lors d'un événement, le 3 novembre 2019.

L'ancien président américain Jimmy Carter a été hospitalisé lundi pour subir une intervention médicale à la tête après de récentes chutes, a annoncé la fondation qui porte son nom.

Jimmy Carter a été "admis au Emory University Hospital cet après-midi pour une intervention visant à relâcher la pression sur son cerveau, causée par un saignement survenu après ses récentes chutes", a ajouté la même source, précisant que l'opération était prévue mardi matin.

"Le président Carter se repose confortablement et son épouse Rosalynn est avec lui", a précisé la même source.

Jimmy Carter avait été hospitalisé fin octobre pour une fracture du bassin causée par une chute à son domicile. Sa fondation avait qualifié la fracture de "légère".

Premier président américain de l'histoire à atteindre l'âge de 95 ans, Jimmy Carter s'était également blessé à la tête le 6 octobre, toujours en tombant à son domicile.

L'ex-président démocrate (1977-1981) était pourtant debout et actif sur un chantier humanitaire dès le lendemain, le visage tuméfié et barré d'un pansement cachant 14 points de suture.

Le sort de 700.000 jeunes migrants aux mains de la justice américaine

Les immigrants et les sympathisants manifestent lors d'un rassemblement en soutien aux "dreamers" devant la Maison Blanche, à Washington DC, le 5 septembre 2017.

Entrée clandestinement aux Etats-Unis dans son enfance, Angelica Villalobos a "vécu dans l'ombre" jusqu'à l'adoption en 2012 d'un programme qui l'a protégée de l'expulsion, comme près de 700.000 autres jeunes migrants dont le sort est en débat mardi à la Cour suprême.

Le temple du droit américain consacre une audience à ces jeunes surnommés les "Dreamers" (rêveurs), à qui l'administration du président démocrate Barack Obama avait "donné des ailes", selon Mme Villalobos, en leur délivrant notamment des permis de travail.

Son successeur républicain Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un de ses chevaux de bataille, a décidé en 2017 de mettre un terme à ce programme, baptisé DACA, le décrétant "illégal".

Saisis en urgence, des tribunaux ont suspendu sa décision pour des raisons de procédure, offrant un répit aux jeunes migrants.

A force de recours, leur sort est désormais aux mains de la plus haute juridiction des Etats-Unis, dont la décision ne sera pas rendue avant 2020, en pleine campagne présidentielle.

Si la Cour donne raison à Donald Trump, les "Dreamers" ne seront pas forcément expulsés, mais ils redeviendront sans-papiers, avec les complications que ce statut implique.

En attendant, "on est comme sur des montagnes russes", confie à l'AFP Angelica Villalobos, une Mexicaine de 34 ans, mère de cinq enfants américains, qui travaille dans un garage de l'Oklahoma.

Avec son mari, arrivé lui aussi avant ses 16 ans aux Etats-Unis par des voies illégales, elle a parlé à leurs enfants "des conséquences possibles" de la décision de la Cour suprême. "Peut-être ne pourrons-nous plus travailler ou conduire, toute ces choses qui font de nous une famille normale", regrette-t-elle.

- "Monnaie d'échange" -

Comme eux, près de 700.000 jeunes migrants "ont passé les douze dernières années au minimum dans notre pays, font partie de nos communautés, de nos institutions", remarque Omar Jadwat, de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

Pour lui, l'administration Trump a "mis un terme à la hâte au programme DACA (...) en décidant qu'il était illégal" parce qu'il voulait utiliser ces "Dreamers" comme "monnaie d'échange" avec son opposition démocrate.

De fait, Donald Trump a essayé --en vain-- d'obtenir des fonds pour construire un mur à la frontière sud des Etats-Unis en échange de nouvelles protections pour ces jeunes, qui n'ont souvent pas ou peu de souvenirs de leur pays d'origine.

C'est le flou autour des motivations du président qui explique l'intervention de la justice dans ce dossier.

Le droit administratif américain impose au gouvernement de justifier ses décisions avec des arguments raisonnables. Or, les tribunaux ont jugé jusqu'ici que l'arrêt du programme DACA avait été décidé de manière "arbitraire et capricieuse".

"Nous pensons avoir expliqué notre décision de manière adéquate", a rétorqué Noel Francisco, qui représente le gouvernement devant la Cour suprême. "Nous avons agi de manière légale et rationnelle", a-t-il ajouté lors d'une conférence en septembre.

- "Gagner sur tous les fronts" -

Pour Tom Goldstein, un juriste spécialiste de la Cour suprême, "si le président avait dit +je n'aime pas le programme, je l'arrête+, on n'en serait pas là aujourd'hui".

Mais selon l'avocat, "il a essayé de gagner sur tous les fronts, en disant que les +Dreamers+ lui étaient sympathiques, mais aussi ne pas avoir d'autre choix que de retirer le programme DACA parce qu'il était illégal", ce qu'il lui faut prouver aujourd'hui.

Au-delà des enjeux pour ces migrants, le dossier a donc aussi "une grande importance pour les pouvoirs du président", relève Steven Schwinn, professeur de droit à l'université de Chicago. Dans son arrêt, la Cour pourrait en effet étendre les pouvoirs discrétionnaires du locataire de la Maison Blanche en l'autorisant à faire ou à défaire une politique sans explication.

Cela n'a pas échappé au principal intéressé. Assurant sur Twitter que Barack Obama n'avait pas le droit de signer le programme DACA, Donald Trump a estimé en octobre que, "si la Cour suprême autorisait le programme à rester en place, elle donnerait des pouvoirs extraordinaires au président".

Dans le cas contraire, a-t-il ajouté, fidèle à sa tactique de marchandage, "les républicains et les démocrates passeront un ACCORD très rapidement pour autoriser les +Dreamers+ à rester dans notre pays".

Avec AFP

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