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Ebola en RDC : "transmission interrompue" en Ouganda

Point de contrôle sanitaire à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

La transmission du virus Ebola dans l'ouest de l' Ouganda, où deux enfants sont décédés mi-juin de la fièvre hémorragique, est "interrompue", a indiqué mercredi le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo, en première ligne face à l'épidémie.

"Le ministère de la Santé de la République d'Ouganda a annoncé que tous les contacts du cas index (ndlr: un des deux enfants décédés) ont terminé leur période de suivi obligatoire de 21 jours sans développer les signes de la maladie", a indiqué le ministère congolais de la Santé dans son bulletin quotidien.

"L'Ouganda a renforcé son système de surveillance aux frontières. Ainsi, tous les voyageurs en provenance de la RDC ou ayant voyagé en RDC au cours des 21 derniers jours doivent passer par le contrôle sanitaire à l'aéroport d'Entebbe et aux différents points d'entrée routiers et maritimes du pays", rappelle-t-on à Kinshasa.

Côté congolais, onze nouveaux cas de décès ont été enregistrés en date du lundi 8 juillet, ce qui porte le total des décès à 1.641 dans la province du Nord Kivu et marginalement celle de l'Ituri depuis la déclaration de l'épidémie le 1er août dernier.

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Deux ONG plaident en faveur de la réforme de la loi sur la presse

Sophie Busson (au centre), responsable du plaidoyer en Asie-Pacifique du Forum sans frontières, lors d'un débat pénal à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Jakarta, en Indonésie, le 4 mai 2017 (Hean Socheata / VOA Khmer) Sophie Busson

Reporters sans frontières (RSF) et son partenaire local, Journaliste en danger (JED), ont plaidé vendredi en faveur de la réforme d'une loi "truffée de sanctions privatives de liberté" qui régit la presse en République démocratique du Congo.

Ces deux ONG demandent "la mise en place d'un mécanisme dédié à la protection des journalistes", dans un communiqué publié à l'issue d'une mission de sensibilisation menée auprès de parlementaires et de membres du gouvernement.

"La loi actuelle sur la liberté de la presse est truffée de sanctions privatives de liberté allant jusqu'à la peine de mort", a déclaré à l'AFP Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED.

"Nous proposons de modifier certaines dispositions de cette loi, notamment des sanctions sur la diffamation et des imputations dommageables qui poussent les journalistes à l'autocensure", a-t-il expliqué.

Datée de 1996, l'actuelle loi sur la presse "ne tient pas compte de l'avènement des médias en ligne. Ces nouveaux médias ne sont pas encore réglementés en RDC", a ajouté M. Tshivuadi.

"Pour que la législation change et que cette réforme historique attendue depuis plus de vingt ans puisse aboutir, il est indispensable qu'il y ait une volonté politique forte du côté de l'exécutif mais aussi que des élus s'impliquent très activement", estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Malgré une "légère inflexion des atteintes à la liberté de la presse" depuis l'arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi début 2019, "le niveau des exactions reste préoccupant", estiment RSF et JED.

Depuis le début de l'année, "79 atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées par JED dont 15 arrestations et 13 cas d'agressions", selon ces ONG.

"Les discours sont encourageants mais les réformes se font toujours attendre", estiment-elles.

Le jour de son investiture en janvier, le nouveau chef de l'État Félix Tshisekedi avait promis de faire des médias "un véritable quatrième pouvoir" en RDC, pays classé à la 154è place sur 180 du classement RSF pour la liberté de la presse en 2019.

Ebola reste une "urgence" mondiale, selon l'OMS

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L'épidémie d'Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC) reste une "urgence" sanitaire mondiale, a déclaré vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'issue d'une réunion de son comité d'urgence.

L'OMS, qui avait déclaré l'épidémie urgence sanitaire mondiale le 17 juillet, était tenue de réévaluer la situation dans un délai de trois mois.

"L'urgence de santé publique sera maintenue pendant trois mois supplémentaires" et "le comité d'urgence sera reconvoqué dans trois mois", a déclaré le directeur général de l'OMS, le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse. "Cette épidémie reste complexe et dangereuse", a-t-il dit, déplorant par ailleurs le manque cruel de fonds.

L'urgence sanitaire mondiale est une mesure exceptionnelle, décrétée précédemment que quatre fois par l'OMS: en 2009 pour la grippe H1N1, en 2014 pour la poliomyélite, en 2014 pour l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 11.300 morts dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) et en 2016 pour le virus Zika.

Déclarée le 1er août 2018 à Mangina, l'épidémie d'Ebola en cours en RDC a fait quelque plus de 2.150 morts.

De retour de RDC, le directeur du Programme pour les urgences de l'OMS, Michael Ryan, avait fait part la semaine dernière de son "optimisme prudent", expliquant que l'épidémie était "confinée" à une plus petite région. Celle-ci est toutefois difficile d'accès, située en zone rurale et présentant d'importants défis en matière de sécurité.

Le ministère de la Santé de la RDC a noirci le tableau en début de semaine en annonçant que la maladie avait ressurgi dans l'Ituri, dans le nord-est du pays, après près de 300 jours sans nouveau cas notifié.

"Le nombre de cas a diminué chaque semaine, au cours des quatre dernières semaines. Mais ces tendances encourageantes doivent être interprétées avec prudence", a relevé M. Tedros. "La région est très complexe et très instable. Nous avons fait des progrès très importants, le nombre de cas a chuté, mais s'il y a des incidents de sécurité, nous risquons de perdre ce que nous avons gagné jusqu'ici, c'est pourquoi nous nous abstenons de spéculer" sur une date de fin de l'épidémie.

L'épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'Histoire après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest.

Depuis cette terrible épidémie, un vaccin expérimental a été mis au point par Merck Sharp and Dohme, et est désormais utilisé dans les régions infectées de RDC. Plus de 230.000 personnes ont été vaccinées. Ce vaccin a reçu le feu vert de l'Agence européenne du médicament (EMA), premier pas vers sa commercialisation.

Un deuxième vaccin expérimental fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson doit être introduit en novembre, selon le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte congolaise contre l'épidémie en RDC. Selon l'OMS, il doit être utilisé dans des zones qui ne sont pas affectées par l'épidémie.

Le vaccin contre Ebola, a reçu l’approbation de l'Agence européenne

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Les enquêtes se poursuivent après le crash Jeudi dernier

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3 morts dans la répression d'une manifestation contre des exploitants miniers

A Shabunda, les enfants travaillent dans les mines le long de la riviere Ulindi, en RDC, le 23 mars 2017. (VOA/Ernest Muhero)

Trois personnes ont été tuées jeudi dans la répression d'une manifestation de riverains contre une coopérative exploitant une mine de cuivre et de cobalt dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris d'une autorité administrative.

"Trois manifestants sont morts et d'autres (ont été) blessés dans les échauffourées qui les ont opposés aux forces de l'ordre" jeudi à Lonshi, a déclaré à l'AFP Yuma Asani, administrateur du territoire de Sakanya, dans la province du Haut-Katanga.

La localité minière de Lonshi est située à environ 90 km de Sakanya, à la frontière avec la Zambie.

Selon M. Yuma Asani, les habitants de Lonshi manifestaient contre l'association des exploitants miniers artisanaux du Katanga (EMAK, une coopérative minière locale). "Dans leur colère, les manifestants ont mis le feu à dix camions de transport des minerais et trois autres gros véhicules", a-t-il expliqué.

Face à cette situation, "trois jeeps de la police et une jeep de l'armée sont venues en renfort" pour rétablir l'ordre public, a dit M. Yuma Asani.

Les manifestants accusent les responsables d'EMAK, en complicité avec les autorités locales, de n'avoir pas versé des redevances revenant à la communauté, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

En RDC, les sociétés minières ont l'obligation d'affecter un minimum de 0,3% de leur chiffre d'affaires au développement des projets de communautés où ils exploitent.

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