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Ebola en RDC : "transmission interrompue" en Ouganda

Point de contrôle sanitaire à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

La transmission du virus Ebola dans l'ouest de l' Ouganda, où deux enfants sont décédés mi-juin de la fièvre hémorragique, est "interrompue", a indiqué mercredi le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo, en première ligne face à l'épidémie.

"Le ministère de la Santé de la République d'Ouganda a annoncé que tous les contacts du cas index (ndlr: un des deux enfants décédés) ont terminé leur période de suivi obligatoire de 21 jours sans développer les signes de la maladie", a indiqué le ministère congolais de la Santé dans son bulletin quotidien.

"L'Ouganda a renforcé son système de surveillance aux frontières. Ainsi, tous les voyageurs en provenance de la RDC ou ayant voyagé en RDC au cours des 21 derniers jours doivent passer par le contrôle sanitaire à l'aéroport d'Entebbe et aux différents points d'entrée routiers et maritimes du pays", rappelle-t-on à Kinshasa.

Côté congolais, onze nouveaux cas de décès ont été enregistrés en date du lundi 8 juillet, ce qui porte le total des décès à 1.641 dans la province du Nord Kivu et marginalement celle de l'Ituri depuis la déclaration de l'épidémie le 1er août dernier.

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Des Chinois arrêtés et relâchés sur fond de contrôle d'un péage routier (avocat)

Un ingénieur congolais sur son ordinateur, le 25 février 2015 à Kinshasa.

Des Chinois travaillant pour un géant du BTP sont inquiétés depuis plusieurs jours dans le centre de la République démocratique du Congo avec pour véritable enjeu, d'après leur avocat, le contrôle d'un péage sur une route qu'ils réhabilitent au Kasaï.

Sept ressortissants chinois travaillant pour le conglomérat public China Railway Engineering Corporation (CREC) ont été relâchés après avoir été arrêtés la semaine dernière, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat.

Ils avaient été accusés de séjour irrégulier par les autorités de la province du Kasaï central.

Après leur transfert à Kinshasa, la Direction générale des migrations (DGM) a estimé que "leur séjour est régulier et ils ont été immédiatement relaxés", a déclaré à l'AFP Mathieu Lukusa Lufukona, avocat de la société CREC.

La société, l'une des 20 plus importantes en Chine, assure la construction de routes à travers la RDC. Au Kasaï, le géant chinois de la construction réhabilite une route qui va de Kananga vers l'Angola. La CREC gère un péage à Matamba, à 20 km de Kananga.

Me Lukusa a accusé le gouverneur du Kasaï central "Martin Kabuya de (vouloir) faire venir sa propre société pour remplacer CREC pour la construction de la route de Kalamba-Mbuji et mettre la main sur les recettes du péage".

M. Kabuya n'a pu être joint par l'AFP.

Un responsable du service de migration du Kasaï central a indiqué à l'AFP que trois autres "Chinois, en situation irrégulière", ont été arrêtés à Kananga. Ils travaillent également pour la CREC.

Ils "se cachaient dans une maison, nous les avons dénichés et ils sont gardés au cachot des services des renseignements de la police", a-t-il affirmé sous couvert d'anonymat.

L'espoir fou d'un enseignement primaire gratuit dès septembre

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L'eau du lac Kivu essentielle pour freiner la propagation d'Ebola à Goma

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L'espoir fou d'un enseignement primaire gratuit dès septembre

Le président Félix Tshisekedi lors de l'échange des voeux avec le corps diplomatique à Kinshasa, RDC, 15 février 2019. (Twitter/Présidence RDC)

C'est une promesse qui réveille un immense espoir en République démocratique du Congo, où des millions d'enfants pauvres sont privés d'éducation: la gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques dès la prochaine rentrée des classes le 2 septembre.

Une table-ronde s'est ouverte jeudi à Kinshasa pour examiner et définir "les modalités pratiques qui permettent l'effectivité de la gratuité de l'éducation de base dès la rentrée scolaire 2019-2020", a déclaré le ministre par intérim de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Emery Okundji.

Annoncé, le chef de l'État Félix Tshisekedi s'est fait représenter par un simple conseiller.

La veille, le ministre avait annoncé devant la presse la suppression de "tous les frais de scolarité", "dans tous les établissements publics d'enseignement de l'éducation de base".

"Conformément à notre Constitution, la gratuité de l'enseignement fondamental doit être une réalité", avait déclaré le président Tshisekedi lors de son discours d'investiture le 24 janvier.

La RDC "reste l'un des pays avec le plus grand nombre d'enfants non scolarisés", notait en mai le Partenariat mondial de l'éducation (PME).

"On estime que 3,5 millions, soit 26,7 % des enfants en âge de fréquenter le primaire, ne sont pas scolarisés", ajoute cette structure d'aide à l'éducation dans les pays pauvres.

La RDC a tout de même progressé, avec 70% d'élèves achevant le primaire en 2014 contre 29% en 2002, d'après le PME.

Prévue jusqu'à samedi, la table-ronde doit étudier le "financement" de cette promesse onéreuse.

Dans son discours d'investiture, le président avait dénoncé le fait que les parents d'élèvent doivent "payer le salaire des enseignants".

"Depuis 27 ans, les parents ont eu à supporter le système éducatif congolais", confirme à l'AFP Cécile Tshiyombo, enseignante depuis 29 ans.

La prise en charge des enseignants par les parents "a avili l'enseignant" et conduit le système éducatif dans un "trou", a-t-elle regretté.

"La gratuité est possible (...) mais il y a des préalables : un barème spécifique doit être donné à l'enseignant pour qu'il travaille" dans des conditions acceptables, selon elle.

La RDC compte environ 80 millions d'habitants dont plus de la moitié ont moins de 20 ans. Le PIB moyen par habitant est de 495 dollars/an, soit 1,35 dollar par jour, avec d'immenses disparités.

António Guterres attendu dans le Kivu pour encourager la lutte contre Ebola

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