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RDC

Le virus Ebola fait une deuxième victime en Ouganda

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) se prépare à travailler avec son équipement de protection individuelle (EPI) lors de sa répétition hebdomadaire à l'Hôpital général Bwera de Bwera, à la frontière avec la RDC, à l'ouest de l'Ouganda, le 12 décembre 2018.

Le virus Ebola a fait une deuxième victime dans l'ouest de l'Ouganda dont les autorités s'efforcent de contenir l'épidémie apparue en août 2018 en République démocratique du Congo (RDC) où elle a déjà fait plus de 1.300 morts.

La deuxième victime morte mercredi soir est la grand-mère du garçonnet de 5 ans décédé du virus 24 heures plus tôt à Bwera, dans le district de Kasese, frontalier de la RDC.

Les deux victimes avaient assisté avec d'autres membres de la famille aux obsèques en République démocratique du Congo d'un proche décédé d'Ebola.

Toute la famille était rentrée en Ouganda, où le ministère de la Santé les avait placés en quarantaine après avoir diagnostiqué une contamination de deux enfants de 5 et 3 ans et de leur grand-mère de 50 ans.

Huit autres personnes qui ont été en contact avec les victimes ont également été placées en observation à l'isolement. Au total, ce sont 27 personnes qui ont été mises sous stricte surveillance, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

De ces trois premiers cas de contamination enregistrés en Ouganda, deux ont donc abouti au décès des malades. L'enfant a été inhumé mercredi et sa grand-mère devait l'être jeudi, toujours dans la ville de Kasese.

Frontière poreuse

Selon l'OMS, l'Ouganda a déjà vacciné près de 4.700 membres du personnel de santé avec un vaccin expérimental. Une nouvelle campagne de vaccination devait se tenir vendredi pour protéger des personnels de santé supplémentaires, selon le ministère ougandais de la Santé.

L'Ouganda s'est placé en état d'alerte depuis le début de l'épidémie en août 2018 dans l'est de la RDC, dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, où plus de 2.000 cas d'Ebola ont été enregistrés. Les deux tiers de ces malades sont morts.

Quelque 25.000 personnes transitent quotidiennement par le principal poste-frontière entre les deux pays, à Mpwonde, selon les autorités congolaises.

Le principal défi des autorités ougandaises face à l'épidémie est la porosité des 875 km de frontière commune avec la RDC, malgré les contrôles sanitaires mis en place aux postes-frontière.

L'OMS a ainsi indiqué que douze membres de la famille concernée avaient été placés sous contrôle en RD Congo, mais que six d'entre eux s'étaient "échappés pour regagner l'Ouganda".

Le lendemain, le garçon de cinq ans avait été hospitalisé à cause de vomissements, et la contamination au virus Ebola avait été diagnostiquée, comme sur sa grand-mère de 50 ans et son petit frère de 3 ans.

L'OMS devait se réunir vendredi pour décider du niveau d'alerte à déclarer à la suite des derniers développements de l'épidémie.

A deux reprises, en octobre 2018 puis en avril, l'OMS avait renoncé à déclarer un "état d'urgence sanitaire à implication internationale", notamment en raison du fait que l'épidémie demeurait cantonnée dans une région de la RDC.

L'Ouganda a déjà connu des épidémies d'Ebola. La plus récente remonte à 2012. En 2000, 200 personnes avaient trouvé la mort au cours d'une épidémie dans le nord du pays.

L'arrivée d'Ebola "est un développement préoccupant, mais cela fait des mois que nous nous y préparons", a souligné Robert Kwesiga, le secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise.

En RDC, l'épidémie actuelle est la dixième depuis 1976 et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie, après les quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

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Six civils tués à Oicha dans le Nord-Kivu

Six civils tués à Oicha dans le Nord-Kivu
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"On ne va pas se faire des bisous!", lance Tshisekedi au sujet de son alliance avec Kabila

Le président sortant Joseph Kabila, à droite, et son succésseur Félix Tshsiekedi lors de l'investiture au Palais de la nation, Kinshasa, 24 janvier 2019.

"Il y a quelques mois, ces gens-là étaient nos adversaires. On ne va pas soudainement se faire des bisous sur la bouche!", a déclaré le président Félix Tshisekedi au sujet de sa coalition avec son prédécesseur, Joseph Kabila, qui connaît des tensions ces derniers jours.

"Dans le camp Kabila, certains n'acceptent toujours pas d'avoir perdu leurs privilèges. Et dans notre propre camp, certains n'acceptent pas de se coaliser avec ceux qui étaient hier encore nos bourreaux", a dit le chef de l'Etat congolais au quotidien français Libération à l'occasion de sa visite à Paris.

"Le courant (avec Kabila, NDLR) passe bien", a déclaré M. Tshisekedi vendredi à Berlin lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel.

"Nous parlons aussi des problèmes de la coalition. Mais dans l'ensemble, il sait que je dirige ce pays et il se tient vraiment à sa place, celle d'un consultant quand j'en ai de temps en temps besoin et il le fait vraiment de gaieté de cœur", a ajouté le président investi le 24 janvier.

En son absence en RDC, des responsables des deux camps ont multiplié les déclarations incendiaires.

Les deux camps s'accusent mutuellement de la dégradation ponctuelle d'affiches à l'effigie de leurs deux leaders.

Une délégation gouvernementale est arrivée ce vendredi à Kolwezi (sud-est) pour calmer les esprits après des incidents entre les deux camps la semaine dernière.

Un porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a proposé "les bons offices" de la mission onusienne "pour résoudre des problèmes", si les Congolais en font la demande.

"Il faut aussi que les acteurs politiques jouent le rôle d'hommes d'Etat", a ajouté ce représentant, François Grignon, mercredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco.

Issu de l'opposition, le président Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre. Les forces de son prédécesseur ont gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces.

MM. Tshisekedi et Kabila ont mis plus de sept mois pour s'entendre sur un gouvernement de 67 membres, dont les deux tiers sont affiliés au Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila.

Ebola en RDC: la course aux vaccins bat son plein, l'épidémie marque le pas

Dans un centre de traitement Ebola à Beni en RDC, le 14 octobre 2018. (VOA/Charly Kasereka)

Un deuxième vaccin a été introduit jeudi à titre d'"essai clinique" contre l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo, où la propagation du virus marque le pas depuis quelques semaines.

Des équipes de l'ONG Médecins sans frontière (MSF) ont ouvert deux centres de vaccination à Goma, la grande ville du Nord-Kivu de plus d'un million d'habitants, où il n'y a pas actuellement de cas de transmission.

"Je viens d'être vacciné. Je vais aussi amener toute ma famille", a déclaré Joseph Munihire, 38 ans et père de six enfants, à un correspondant de l'AFP, en ajoutant: "Je demande à tous ceux qui doutent encore de venir se faire vacciner".

L'OMS "préqualifie" un premier vaccin contre Ebola
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Responsable de la mise en oeuvre du nouveau protocole, MSF veut cibler "50.000 personnes sur une période de quatre mois", avec 23.000 doses du vaccin des laboratoires américains Johnson&Johnson déjà livrées en RDC, selon les chiffres de l'ONG.

"Après avoir reçu la première dose du vaccin, les participants seront invités à se présenter de nouveau deux mois plus tard pour une deuxième injection", a précisé MSF dans un communiqué.

Un second vaccin contre Ebola en RDC
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L'enjeu consiste à "vérifier le bon déroulement de la vaccination à deux doses, dans une région à population très mobile et où il y a eu des cas dans le passé".

Quatre premiers cas de fièvre hémorragique avaient été enregistrés à Goma en juillet-août. Les autorités sanitaires avaient redouté une propagation de la maladie dans une ville densément peuplée, plaque tournante des échanges avec le Rwanda, l'Ouganda, et la province voisine du Sud-Kivu.

Aucun cas à Goma

Aucun nouveau cas de fièvre Ebola n'a cependant été signalé à Goma depuis le mois d'août.

"Cette vaccination à Goma est complémentaire. Elle ne remplace pas le premier vaccin, mais elle vient le compléter, particulièrement dans des zones où il n'y a pas de cas de transmission", a déclaré à l'AFP le coordonateur de la riposte, Steve Akuha.

L'épicentre de l'épidémie se situe toujours à 350 km au nord, dans la région de Beni-Butembo, avec des risques de déplacements vers la province voisine de l'Ituri.

Déclarée le 1er août 2018, cette 10e épidémie de fièvre hémorragique sur le sol congolais a tué 2.193 personnes, pour 1.067 guérisons. L'épidémie a été déclarée "urgence de santé publique mondiale" le 17 juillet par l'OMS, dans un appel aux bailleurs de fonds.

C'est première fois que des vaccins sont utilisés à titre "compassionnel" (à titre expérimental, sans autorisation préalable de mise sur le marché) pour prévenir la maladie qui se traduit par des poussées de fièvre, des diarrhée, des hémorragies...

En zone endémique, la première campagne de vaccination a commencé une semaine après la déclaration officielle de l'épidémie le 1er août 2018.

Depuis, 251.079 personnes ont été vaccinées par le premier vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe américain Merck Shape and Dohme, selon le dernier pointage des autorités sanitaires congolaises mercredi soir.

Hasard des dates ou pas dans la "guerre des vaccins", comme l'appelle certains spécialistes ? Ce premier vaccin a reçu un début d'homologation préalable à sa mise officielle sur le marché à la veille de l'introduction du deuxième protocole.

L'OMS a "préqualifié" mardi le premier vaccin, "ouvrant la voie à son utilisation dans les pays à haut risque".

L'annonce de l'OMS fait suite à la décision prise lundi par la Commission européenne d'autoriser la commercialisation de ce vaccin. Le 18 octobre, l'Agence européenne du médicament (EMA) avait déjà accordé son feu vert.

En juillet, l'ancien ministre de la Santé Oly Ilunga avait démissionné en dénonçant "des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste" dans leur volonté d'introduire un deuxième vaccin.

M. Oly Ilunga est actuellement en résidence surveillée, accusée par les autorités congolaises de détournement de fonds dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola.

En septembre, MSF avait accusé l'OMS de "rationner" le premier vaccin utilisé depuis le début de l'épidémie. Des accusations que l'OMS avaient balayées.

Une réduction sensible des cas de contamination à Ebola a été observée ces dernières semaines par les autorités sanitaires. Mercredi soir, le dernier bulletin épidémiologique indique que 508 cas suspects sont en cours d’investigation: "Quatre nouveaux cas ont été confirmés. Aucun nouveau décès des cas confirmés n’a été enregistré".

"Dans sa phase actuelle, l'épidémie n'est plus urbaine, c'est devenu une épidémie rurale. Le virus Ebola s'est retranché en Ituri. Il faut donc le poursuivre, le coincer et l'éliminer", a déclaré fin octobre le professeur Jean-Jacques Muyembe, coordonateur de la riposte anti-Ebola.

Un second vaccin contre Ebola en RDC

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L'OMS "préqualifie" un premier vaccin contre Ebola

L'OMS "préqualifie" un premier vaccin contre Ebola
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