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RDC

Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

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Kabila de retour après un séjour de 12 jours à l'étranger

L'ancien président Joseph Kabila à Kolwezi, Lualaba, le 12 décembre 2020 (Twitter / Barbara Nzimbi)

L'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, écarté depuis décembre de la cogestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi, est rentré vendredi dans son fief de Lubumbashi (Sud-Est) après un séjour de douze jours à l'étranger a-t-on appris de son entourage.

"Lors de son séjour à l'étranger, il a fait des étapes à Abou-Dhabi, Dubai (Émirats arabes unis), Dar es salaam (Tanzanie), Harare (Zimbabwe) et Lusaka (Zambie)", a déclaré à l'AFP Lubunga Bya Ombe, son ancien chargé des missions.

"Il était prévu ce (vendredi) matin à Lusaka un entretien avec Dr Kenneth Kaunda (ancien chef de l'Etat zambien), mais ce dernier n’était pas en forme. A Harare, c’était à l’invitation du président Emmerson Mnangagwa avec qui il a eu des entretiens sur la situation générale dans la région. Le reste des étapes du voyage revêtait un caractère privé", a-t-il ajouté.

M. Kabila avait quitté le RDC le 21 février pour un voyage à l'étranger sans en indiquer la destination ni la durée, cinq jours après la nomination d'un nouveau Premier ministre fidèle à son successeur Félix Tshisekedi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient considéré ce voyage comme un exil, après la fin de la coalition au pouvoir Tshisekedi-Kabila, décrétée par l'actuel chef de l'Etat le 6 décembre. Un député pro-Kabila avait même écrit un peu rapidement que M. Kabila quittait "définitivement" la RDC.

Tous les proches de l'ancien président Kabila ont depuis été écartés successivement de la tête des institutions politiques du pays, tandis qu'une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.

Les président de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le Premier ministre sont désormais issus de la nouvelle majorité dite de "l'Union sacrée" acquise à la cause du président Tshisekedi.

M. Kabila, au pouvoir pendant 18 ans (2001-2019), est resté muet depuis que M. Tshisekedi a lancé son offensive politique contre leur ancienne coalition.

Des milliers de réfugiés centrafricains vivent dans des abris de fortune

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Modeste Bahati élu président du Sénat

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Le Sénat congolais se dote d'un bureau pro-Tshisekedi

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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