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Départ de douze membres de l'administration Trump en 2017


Entre janvier et octobre 2017, douze personnalités ont été renvoyées ou ont démissionné de leur poste au sein de l'administration americaine.

30 janvier : Sally Yates

Le 30 janvier 2017, le président Donald Trump a renvoyé la procureure générale de son administration pour avoir refusé de défendre ses decrets controversés sur l'immigration, aggravant ainsi la crise sur la politique migratoire.

Dans une déclaration, le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que la procureure générale par intérim Sally Yates "a trahi" le ministère de la Justice en défiant le président et avait été relevée de ses fonctions avec effet immédiat.

Sally Yates - ancienne numéro deux du ministère sous l'administration Obama - avait mis en doute dans une note interne la légalité et la moralité de ce décret qui interdit temporairement l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane et à tous les réfugiés.

13 février : Michael Flynn

L’ancien général Michael Flynn a été contraint de démissionner le 13 février 2017 pour avoir entretenu des contacts avec Moscou fin décembre 2016, alors que l’administration Obama ordonnait des sanctions contre la Russie.

Dans sa lettre de démission, Michael Flynn a reconnu avoir "par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie".

Dans le renseignement, beaucoup estimaient qu'il ne convenait pas à ce poste crucial, certains affirmant qu'il avait été retiré de la tête du renseignement militaire (DIA) après seulement deux ans pour cause de mauvaise gestion.

L'ancien général avait toujours défendu l'idée d'une relation plus proche avec la Russie. Et ces conversations privées avec l'ambassadeur russe avaient eu lieu alors que les Etats-Unis venaient de découvrir la possible ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine, afin de soutenir Donald Trump.

11 mars : Preet Bharara

Le 11 mars 2017, le procureur général du sud de New York est renvoyé après avoir refusé de démissionner.

L'administration Trump a demandé à tous les procureurs restants de l'ère Obama de démissionner, ouvrant la voie à de nouvelles nominations.

9 mai : James Comey

Le 9 mai 2017, Donald Trump renvoie le directeur du FBI James Comey pour son traitement de l'enquête sur les courriels d'Hillary Clinton. Mais James Comey a témoigné qu'il pense avoir été congédié pour "changer la façon dont l'enquête en Russie était menée" et son refus de cesser les enquêtes contre le général Michael Flynn.

"Le FBI est l'une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd'hui marquera un nouveau départ pour l'agence-phare de notre appareil judiciaire", avait indiqué M. Trump dans un communiqué.

Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par la Maison Blanche, Donald Trump lui signifie qu'il met fin à ses fonctions "avec effet immédiat".

"Si j'ai apprécié que vous m'ayez informé, en trois occasions distinctes, que je ne faisais pas l'objet d'une enquête, je suis cependant d'accord avec l'analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n'êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau", ajoute-t-il.

30 mai : Michael Dubke

Le 30 mai 2017, Michael Dubke démissionne en tant que directeur de la communication de la Maison Blanche.

Il est remplacé par Anthony Scaramucci, le fondateur d'un fonds d'investissement et l' un des principaux donateurs de Trump.

20 juin : Sean Spicer

Le 21 juillet 2017, après avoir expliqué au président son désaccord avec la nomination de Scaramucci à la communication, Sean Spicer quitte la Maison Blanche.

Il sera remplacer par Anthony Scaramucci, qui ne restera que 10 jours à ce poste.

15 juillet : Walter Shaub

Walter Shaub, mantan Direktur Office of Government Ethics, atau Kantor yang Mengurus Masalah Etika Dalam Pemerintahan.
Walter Shaub, mantan Direktur Office of Government Ethics, atau Kantor yang Mengurus Masalah Etika Dalam Pemerintahan.

Le 15 juillet 2017, Walter Shaub démissionne du Bureau américain pour l'éthique gouvernementale après s'être heurté à la Maison-Blanche au sujet des avoirs financiers compliqués de Donald Trump.

Il a qualifié l'administration Trump de "risée" après sa démission, et il a plaidé pour le renforcement des règles américaines de déontologie et de divulgation financière.

28 juillet : Reince Priebus

Reince Priebus a démissionné de son poste de chef de cabinet de la Maison-Blanche.

Le départ de Reince Priebus, intervient au terme d'un extraordinaire déballage des querelles intestines qui déchirent la Maison Blanche depuis la nomination du nouveau directeur de la Communication Anthony Scaramucci, le 21 juillet.

Donald Trump a annoncé dans un tweet le 28 juillet que Kelly, le secrétaire de la sécurité intérieure à l'époque, prendrait le relais.

31 juillet : Anthony Scaramucci

Anthony Scaramucci ne travailla que 10 jours au sein de l'administration Trump. Le 31 juillet 2017, sur les conseils de John Kelly, Donald Trump décide de se séparer du millionnaire.

La Maison Blanche n'est pas en proie à des querelles intestines, avait assuré le nouveau directeur de la communication de l'exécutif américain, Anthony Scaramucci, après avoir annoncé la nomination d'une nouvelle porte-parole pour Donald Trump en la personne de Sarah Sanders.

Anthony "The Mooch" Scaramucci a défrayé la chronique la semaine dernière à cause d'une interview dans laquelle il déversait une bordée de propos aussi injurieux que vulgaires sur des collaborateurs du président Trump.

"The Mooch" qualifiait notamment de "putain de schizophrène paranoïaque" l'ancien secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus, qui a démissionné dans la foulée. Il s'en est également pris dans un langage qu'il avoue volontiers "fleuri" à Steve Bannon, conseiller stratégique du président.

18 août : Steve Bannon

Le 18 août 2017, Donald Trump limoge Steve Bannon, après que les rapports entre lui et d'autres membres de la Maison-Blanche ont atteint leur paroxysme ces derniers jours.

Depuis sa nomination en novembre 2016, l'ex-patron du site d'information controversé Breitbart, plaque tournante de la "droite alternative", pesait sur beaucoup d'orientations prises par l'exécutif américain.

On apercevait (presque) toujours Steve Bannon dans la même pièce que Donald Trump, discret mais omniprésent, ou encore suivant le milliardaire d'une démarche apparemment nonchalante.

C'est dans les mois qui ont précédé la victoire électorale de M. Trump que M. Bannon a commencé à imprimer son empreinte, d'abord sur la campagne présidentielle, dans la dénonciation populiste d'un ordre mondial contrôlé par des élites politiques et financières, accusé d'agir contre le peuple.

Une fois l'élection remportée, une surprise à laquelle son nom fut étroitement associée, sa nomination au sommet de l'Etat fédéral a suscité la dénonciation des associations antiracistes et des démocrates.

25 août : Sebastian Gorka

Le 25 août, l'ancien membre du personnel de Breitbart News et allié du stratège en chef Steve Bannon, nommé assistant adjoint du président Donald Trump, Sebastian Gorka, démissionne.

Dans sa lettre de départ, publiée pour la première fois sur un site Web pro-Trump, Sebastian Gorka a dit à Trump qu'il pourrait mieux servir l'ordre du jour de "l'Amérique d'abord" du président de l'extérieur. Il était aligné avec une branche nationaliste autrefois importante de l'administration Trump, occupée le plus en avant par Bannon et Stephen Miller, un conseiller principal de politique.

Le départ de Bannon une semaine plus tôt a été considéré comme un coup important pour d'autres personnalités nationalistes d'extrême droite à la Maison Blanche, et Gorka l'a laissé entendre dans sa lettre, disant qu'il était clair pour lui que "les forces ne soutiennent pas la promesse MAGA. - pour l'instant - ascendant au sein de la Maison Blanche".

29 septembre : Tom Price

Le 29 septembre, Tom Price, secrétaire à la santé et aux services sociaux, avait suscité une condamnation sur le coût de ses voyages en avion: cela avait coûté plus d'un million de dollars aux contribuables pour ses voyages en Afrique, en Europe et en Asie.

Politico, qui a révélé l'affaire, avait décompté pas moins de 26 déplacements de Tom Price en avions privés depuis le début de l'année, pour un total dépassant 400.000 dollars.

En cause, notamment, un aller-retour entre Washington et Philadelphie dans un avion affrété pour 25.000 dollars, alors qu'il existe de nombreux vols entre les deux villes de la côte Est.

Face à la polémique, le ministre a annoncé jeudi soir qu'il rembourserait les frais correspondant à son siège et s'est engagé à ne plus voyager que sur des lignes régulières. En vain.

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