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États-Unis

Douze agents russes inculpés pour le piratage du parti démocrate en 2016

Le directeur du FBI, Robert Mueller, témoigne devant la commission judiciaire de la Chambre sur la surveillance exercée par le FBI à Washington DC, le 13 juin 2013.

Douze agents des services de renseignement russe ont été inculpés pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate avant l'élection présidentielle américaine de 2016, a annoncé le ministère américain de la Justice.

L'annonce intervient trois jours avant une rencontre entre Donald Trump et son homologue russe, Vladimir Poutine, à Helsinki, où les deux responsables devraient évoquer les allégations d'ingérence russe.

Ces inculpations ont été demandées par le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une ingérence russe dans le scrutin de novembre 2016 remporté par le candidat républicain Donald Trump.

>> Lire aussi : Le chef du FBI et le numéro 2 de la Justice défendent l'enquête russe

La Russie est accusée d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate démocrate Hillary Clinton.

Treize ressortissants et trois sociétés russes ont déjà été inculpés par le procureur Mueller, accusés d'avoir mené une campagne de déstabilisation de Mme Clinton sur les réseaux sociaux avant l'élection.

Le Kremlin a rejeté ces accusations.

Les inculpés, tous membres des services de renseignement de l'armée russe (GRU), sont accusés d'avoir "conspiré de manière intentionnelle (...) pour obtenir un accès non-autorisé dans les ordinateurs de personnes ou entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine, voler des documents depuis ces ordinateurs et organiser la publication de ces documents pour s'ingérer dans l'élection", selon l'acte de mise en accusation.

La date de cette annonce, "est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant", a expliqué le N.2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, lors d'une conférence de presse.

Avec AFP

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La Cour suprême autorise l'accès aux finances personnelles du président américain Donald Trump

Le président américain Donald Trump (à g.) salue le président de la Cour suprême John Roberts lors d'une session conjointe du Congrès américain au Capitole à Washington, le 4 février 2020. (REUTERS/Leah Millis/POOL)

La Cour suprême des États-Unis a statué jeudi que les finances du président Donald Trump ne sont pas protégées par immunité contre toute enquête criminelle.

"Bien qu'un président ne puisse pas être traité comme un ‘individu ordinaire’ lorsque des communications exécutives sont recherchées, ... en ce qui concerne les documents privés, un président se tient 'presque au même niveau que tout autre individu'," a conclu la majorité de la plus haute cour, avec 7 juges en faveur et 2 contre. L'opinion majoritaire a été rédigée par le président de la Cour, John Roberts, un modéré de tendance conservatrice.

Cette décision, qui porte un coup dur au président, permet de faire avancer une enquête du Congrès et d'un procureur local de New York. Entre temps, le dossier est renvoyé vers une cour inférieure qui devra revoir quelques aspects procéduraux.

L'affaire découle de deux procès distincts intentés devant des tribunaux fédéraux inférieurs, libéllés Trump v. Vance et Trump v. Mazars USA.

Après que les démocrates aient remporté la majorité des sièges de la chambre basse du Congrès américain en 2018, trois commissions parlementaires distinctes commencent à enquêter sur les finances du président républicain élu en 2016.

Le procureur élu de Manhattan, Cyrus Vance, qui est un démocrate, annonce peu de temps après une enquête quasi-identique à celles des commissions parlementaires, cette fois au niveau local à New York, où est domicilié Trump Tower, le quartier général de l’empire économique du président milliardaire.

Longue saga politico-juridique

Des citations à comparaître sont envoyées aux comptables et aux institutions financières, dont la banque allemande Deutsche Bank. Les enquêteurs exigent des copies des finances personnelles de Donald Trump, ainsi que les états financiers de ses entreprises, aussi bien avant qu’après son accession à la présidence américaine. Le président Trump, scandalisé, porte plainte.

Devant les tribunaux, les avocats du président ont présenté deux arguments principaux.

Premièrement, ils ont fait valoir que les investigations de la chambre basse du Congrès constituent une violation de la séparation des pouvoirs, car seul l’exécutif a l’autorité légale de lancer des enquêtes criminelles.

Deuxièmement, ils arguent que les citations à comparaître du procureur de Manhattan sont anticonstitutionnelles parce qu'un procureur local n'a pas le pouvoir d'enquêter sur un haut fonctionnaire fédéral, et même si une telle autorité lui était conférée, celle-ci ne s’applique pas à un président exercice car ce dernier jouit d'une immunité contre toutes poursuites criminelles.

Ces arguments n’ont pas convaincu les tribunaux inférieurs, et les juges ont ordonné que les dossiers financiers recherchés par les enquêteurs leur soient remis. Le président a fait appel devant la Cour suprême.

Redéfinir la présidence

La Cour suprême a combiné ces deux affaires et a tenu deux audiences le 12 mai.

Si l'arrêt de jeudi met un terme à la controverse juridique car les décisions de la Cour suprême ne sont pas susceptibles d'appel, il a également déclenché une nouvelle vague de débat politique.

Le président a, dans un tweet, décrié ce qu'il considère comme une "persécution politique", tout en précisant que "c'est injuste".

Le 3 novembre, l’électorat américain, juge suprême, aura son mot à dire à l’occasion de la présidentielle qui devrait mettre aux prises le sortant Donald Trump avec son challenger présumé, le démocrate Joe Biden, ancien vice-président sous Barack Obama.

Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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