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Donald Trump largement impopulaire à l'étranger, sauf en Russie et en Israël

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre indien Narendra Modi à la Maison Blanche à Washington, le 26 juin 2017.

Le président américain Donald Trump est largement impopulaire à l'étranger, avec une exception notable en Russie et en Israël où l'on lui fait davantage confiance que dans Barack Obama en son temps, révèle une enquête du Pew Research Center réalisée dans 37 pays.

Seules 22% des personnes interrogées déclarent avoir confiance en Donald Trump pour gérer le rôle des Etats-Unis dans les affaires mondiales, un chiffre à rapprocher des 64% de confiance envers Barack Obama dans les dernières années de sa présidence, relève le Pew Research Center.

"La part de l'opinion publique ayant une opinion positive des Etats-Unis s'est effondrée dans divers pays, en Amérique latine, en Amérique du nord, en Europe, en Asie et en Afrique", commente l'institut de sondages.

La baisse de confiance qui touche le chef d'Etat américain est particulièrement prononcée parmi les alliés des Etats-Unis en Europe et en Asie, ainsi qu'au Canada et au Mexique, détaille l'étude.

La Russie et Israël sont les seuls pays où les personnes sondées affirment faire davantage confiance en Trump qu'à Obama.

Sur certains initiatives précises portées par Trump, 76% des personnes interrogées déclarent être contre son projet de construction d'un mur sur la frontière avec le Mexique, dont le but avancé par le président américain est d'empêcher le passage de criminels, de migrants illégaux ou de drogues vers les Etats-Unis.

L'étude met en lumière un taux similaire d'opposition concernant sa volonté de se retirer de traités commerciaux internationaux, de l'accord de Paris sur le climat, ou encore de l'interdiction d'entrée sur le territoire américain des ressortissants de six pays musulmans.

Trump ne semble pas faire mieux sur le plan personnel. "Aux yeux de la plupart des personnes interrogées dans le monde, le nouveau locataire de la Maison blanche est arrogant, intolérant, voire même dangereux", précise un communiqué accompagnant le sondage.

"Parmi les points positifs, il obtient sa meilleure cote de popularité pour son image d'homme fort. Moins de personnes estiment en revanche qu'il est charismatique, particulièrement compétent ou qu'il s'intéresse aux gens ordinaires", ajoute le communiqué.

Aux Etats-Unis, un sondage publié par CBS la semaine dernière accordait 36% d'opinions favorables à Trump, au plus bas depuis son arrivée au pouvoir.

Avec AFP

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Le rapport Mueller n'a pas trouvé de preuve de collusion

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Le président américain se dit "totalement disculpé"

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Rapport Mueller : les médias américains priés de faire leur examen de conscience

Le dôme du Capitole des États-Unis à Washington, le 26 août 2018.

Les grands médias américains, accusés par Donald Trump et ses proches de partialité dans leur couverture de l'enquête russe, étaient appelés à faire leur introspection après la publication d'extraits du rapport Mueller disculpant le président des accusations de collusion avec la Russie en 2016.

Pour certains observateurs, il est temps que les médias "admettent" avoir fait depuis deux ans une couverture inéquitable de l'affaire. Pour d'autres au contraire, les journalistes doivent continuer à creuser car le rapport n'exonère pas complètement M. Trump sur une possible "entrave à la justice".

"Désormais, une grande partie de la population ne croira plus aucune des accusations portées contre M. Trump par la presse", a estimé le rédacteur en chef du magazine Rolling Stone, Matt Taibbi.

Pour Glenn Greenwald, journaliste d'investigation au site d'information The Intercept, ce sont surtout les chaînes d'information câblées qui doivent admettre leurs erreurs de jugement.

"Faites des recherches sur chaque personnalité de MSNBC, chaque +expert+ en droit de CNN, les médias libéraux-centristes (...) et voyez si vous trouvez même un iota d'introspection, d'humilité ou d'admission d'une énorme erreur", a-t-il dit sur Twitter.

"Si les médias ne rendent pas de comptes pour ce qu'ils ont fait, ne vous plaignez plus jamais du fait que les gens les qualifient de +Fake News+" a-t-il ajouté, en utilisant l'insulte préférée du président Trump quand il parle des grands médias.

- "Des excuses" -

Depuis que les premières informations ont circulé samedi sur le contenu du rapport, le camp Trump, qui hurle depuis le début de l'affaire à la "chasse aux sorcières", crie victoire et réclame des excuses.

"Les démocrates et les médias libéraux doivent des excuses au président et au peuple américain", a lancé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Le fils aîné du président, Donald Jr, avait auparavant dénoncé les "théories du complot (propagées) sans arrêt" par "CNN, MSNBC, BuzzFeed et le reste des médias grand public".

Son frère, Eric, a également invité sur Twitter les grands médias à s'excuser "pour l'enfer que tout le monde a vécu depuis deux ans et plus".

Mais pour certains experts des médias, il est bien trop tôt pour juger le travail du procureur spécial Robert Mueller sur la base des quatre pages de résumé publiées par le ministre de la Justice Bill Barr.

"Je ne pense pas qu'on puisse accuser les médias d'avoir été injustes avec Donald Trump," dit Stephen Ward, ancien directeur du Centre pour l'éthique journalistique à l'Université du Wisconsin.

"Les médias se devaient de couvrir ce président agressif et défiant la Constitution", souligne-t-il, estimant que les journalistes devaient désormais tout faire pour mettre la main sur l'intégralité du rapport Mueller.

"C'est une question d'intérêt public et tous les citoyens devraient le lire", ajoute-t-il.

- "Vendre du temps d'antenne" -

Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'Université Northeastern, estime qu'il est prématuré pour le président de se dire "exonéré" par "une enquête énorme, qui a entraîné de nombreuses mises en accusation et plaider-coupable".

Il est toutefois légitime, selon lui, qu'on s'interroge sur les nombreuses spéculations véhiculées sur les antennes de CNN ou MSNBC, deux médias régulièrement accusés de partialité par le camp Trump.

Il cite notamment l'abondante couverture d'éventuelles poursuites visant Donald Trump Jr et le gendre du président, Jared Kushner, qui n'ont pas eu lieu.

Le gros problème, selon lui, ce sont "les chaînes d'info qui doivent vendre du temps d'antenne avec des discussions et des spéculations", explique-t-il.

Mais pour Deborah Potter, ancienne journaliste de CBS, les spéculations sont normales "car il n'y a eu aucune fuite" de la part des enquêteurs. Malgré cela, "beaucoup d'organes de presse responsables ont donné la bonne impression (sur les résultats de l'enquête) ces dernières semaines", juge-t-elle.

Plus largement, c'est la confiance dans l'indépendance des médias qui doit être rétablie dans l'opinion américaine, dit Mme Potter.

"On a vu une remontée de la confiance générale dans les médias mais les divisions partisanes n'ont jamais été aussi fortes", explique-t-elle.

Le fait qu'une large majorité des électeurs républicains n'aient pas confiance dans les médias "est un problème pour la démocratie", conclut-elle.

Trump dit n’avoir «aucun problème» avec la publication complète du rapport Mueller

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Visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington

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