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Guinée

Deuxième jour des manifestations dans un Conakry toujours paralysé

Le centre-ville de Conakry, au 2ème jour de manifestations du FNDC, le 15 octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Le Front national pour la défense de la Constitution a reconduit ce mardi le mot d’ordre de manifester. Conakry la capitale tourne au ralenti.

Après une journée de violence lundi, ayant provoqué la mort de quatre personnes selon les opposants, et deux selon le gouvernement, la capitale est encore paralysée ce mardi, lors de ce 2ème jour de manifestation contre un 3ème mandat d’Alpha Condé.

Conakry partiellement paralysée
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Les jeunes en colère ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la route Le Prince. De l’autre côté de la ville, quelques mouvements de véhicules étaient visible, mais plusieurs boutiques sont restées fermées.

Ce mardi les membres du FNDC interpellés samedi dernier ont été inculpés pour des faits de manœuvre et acte tendant à troubler la sécurité publique et provoquer des troubles graves.

Dans une déclaration publiée ce mardi, le bureau de l’Union syndicale des travailleurs demande à ses membres de rester à la maison jusqu’à nouvel ordre et exige la libération des acteurs de la société civile.

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Trois membres du FNDC interpellés à Conakry

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Arrêt des activités minières en Guinée; construction d'une ligne ferroviaire moderne en Tanzanie

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La junte guinéenne ordonne à deux géants miniers d'arrêter leurs activités

L'exploitation est entravée depuis des années par les litiges sur les droits miniers, les soupçons de corruption et l'ampleur des investissements à réaliser dans une région enclavée et un pays cruellement dépourvu d'infrastructures.

La junte au pouvoir en Guinée a ordonné à deux géants miniers d'arrêter à partir de lundi leurs activités liées à un immense gisement de fer dans le sud-est, en raison de leur "manque de volonté" dans la création d'une co-entreprise avec l'Etat, a appris l'AFP de source officielle.

Un accord tripartite a été signé en mars pour une durée de 35 ans, entre l'Etat guinéen, l'anglo-australien Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou, en vue de l'exploitation du site de Simandou (sud-est), un des plus vastes gisements de fer au monde.

Cet accord prévoit la construction d'un chemin de fer d'environ 670 km pour relier le corridor minier à un port minéralier sur la côte guinéenne au sud de Conakry. Ils doivent être terminés en décembre 2024. Et la première production commerciale devrait voir le jour au plus tard le 31 mars 2025.

"L'Etat guinéen constate avec regret le manque de volonté manifeste de la part de vos deux sociétés à privilégier un partenariat gagnant-gagnant nécessaire au co-développement du projet Simandou", affirme le ministre guinéen des Mines Moussa Magassouba, dans une correspondance datée du 3 juillet aux responsables de Winning Consortium Simandou et Simfer, transmise lundi à l'AFP.

A Conakry, lancement du dialogue avec les partis politiques et la société civile
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"L'inertie que vous entretenez autour de la formulation des modalités de la participation de l'Etat dans le capital social de la co-entreprise compromet dangereusement la mise en œuvre effective du projet".

Le ministère indique que "malgré les larges concessions" de l'Etat guinéen, "le blocage continue d'être entretenu par vos deux sociétés". Il "ordonne l'arrêt immédiat de toutes les activités relatives au projet Simandou à compter du lundi 4 juillet 2022 à 08H00" GMT et locales. Cette décision est prise après que l'Etat guinéen a "imposé" mi-juin un délai de 14 jours pour la création de la co-entreprise chargée de l'exploitation du gisement de fer.

L'exploitation est entravée depuis des années par les litiges sur les droits miniers, les soupçons de corruption et l'ampleur des investissements à réaliser dans une région enclavée et un pays cruellement dépourvu d'infrastructures. L'ensemble du projet représente plusieurs milliers d'emplois directs.

La junte en Guinée est dirigée par le colonel Mamady Doumbouya qui s'est fait investir président à la suite d'un coup d'Etat militaire en septembre 2021. Il s'est engagé à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de trois ans.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a rejeté dimanche ce délai, lors d'une réunion à Accra, sans annoncer de nouvelles sanctions contre la Guinée, déjà suspendue des organes de l'organisation. Elle a nommé un nouveau médiateur, l'ancien président béninois Thomas Boni Yayi.

La Cédéao lève les sanctions économiques imposées au Mali

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Mali, Burkina, Guinée: la Cédéao se penche sur les sanctions

Photo de famille lors du cinquième sommet extraordinaire de la CEDEAO à Accra, au Ghana, le vendredi 25 mars 2022.

Levée, maintien ou durcissement des sanctions? Les dirigeants ouest-africains se réunissent dimanche à Accra pour réexaminer leur plan d'action face aux juntes arrivées au pouvoir par la force au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

Les leaders des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent notamment se prononcer sur le Mali, qui subit depuis le 9 janvier de sévères mesures de rétorsion commerciales et financières et qui a accepté récemment des prérequis indispensables à leur levée.

Le Burkina, autre pays sahélien pris dans la tourmente jihadiste, et la Guinée ne sont pour l'heure que suspendus des organes de la Cédéao. Mais les juntes en place entendent y rester trois ans et exposent leur pays à un durcissement des sanctions.

Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, Président du Burkina Faso, arrive à sa cérémonie d'investiture en tant que Président de la Transition, à Ouagadougou, le 2 mars 2022.
Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, Président du Burkina Faso, arrive à sa cérémonie d'investiture en tant que Président de la Transition, à Ouagadougou, le 2 mars 2022.

Depuis deux ans, l'Afrique de l'Ouest a vu se succéder les coups de force des colonels et lieutenants-colonels: putsch le 18 août 2020 à Bamako, nouveau fait accompli parachevant le premier le 24 mai 2021, putsch le 5 septembre 2021 à Conakry, putsch le 24 janvier 2022 à Ouagadougou.

La Cédéao, alarmée du risque de contagion dans une région vulnérable, multiplie les sommets, les médiations et les pressions pour accélérer le retour des civils à la direction de ces pays.

Le dernier sommet en date, le 4 juin, avait accouché d'une souris: aucune décision n'avait été prise et la Cédéao s'était donnée un mois de plus pour négocier.

"Progrès"

La décision sur la levée de l'embargo sur les transactions commerciales et financières est très attendue au Mali, épuisé par dix ans de conflit, et où les négociations entre la junte et la Cédéao durent depuis des mois.

Le médiateur Goodluck Jonathan, ancien président du Nigeria, est venu la semaine dernière à Bamako. Si rien n'a officiellement filtré des échanges, un membre de son entourage a indiqué à l'AFP que "le Mali a fait d'énormes progrès".

Les autorités ont annoncé mercredi un calendrier électoral fixant la présidentielle à février 2024, le référendum constitutionnel à mars 2023, et les législatives entre octobre et novembre 2023.

Il vient compléter l'adoption le 17 juin d'une nouvelle loi électorale et la mise en place d'une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution.

Un potentiel point de blocage dans les négociations peut néanmoins subsister avec la porte désormais ouverte, par la nouvelle loi électorale, d'une candidature d'un militaire à une élection présidentielle.

Le colonel Assimi Goita, chef de la junte militaire malienne, assiste à une réunion de la CEDEAO à Accra, au Ghana, le 15 septembre 2020.
Le colonel Assimi Goita, chef de la junte militaire malienne, assiste à une réunion de la CEDEAO à Accra, au Ghana, le 15 septembre 2020.

Les "actes qui ont été posés ces jours-ci vont dans le sens d'une levée de ces sanctions", a estimé vendredi soir le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop.

La Guinée a mené cette semaine une intense campagne diplomatique pour apaiser les dirigeants ouest-africains et éviter de nouvelles sanctions.

La junte avait suscité l'ire de ses voisins en actant une durée de transition de 36 mois. Un délai qualifié d'"impensable" par le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine.

"La Cédéao va devoir prendre des mesures", avait-il dit.

Dialogues

Le Premier ministre de transition Mohamed Béavogui a reçu samedi le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mahamat Saleh Annadif.

Le message de la Guinée est de rassurer "les frères de la Cédéao", sur l’engagement du pays à mener une transition apaisée et inclusive, a souligné le gouvernement.

Lundi, le gouvernement a aussi reçu les principales formations politiques en vue d'engager un dialogue. Plusieurs mouvements politiques ont conditionné leur participation à la nomination d'un médiateur ouest-africain.

"Il nous apparait fondamental que la Cédéao intervienne pour présider le dialogue et favoriser ainsi le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée", a déclaré vendredi le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

Le chef de la junte en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a prêté serment vendredi à Conakry, en Guinée, le 1er octobre 2021.
Le chef de la junte en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a prêté serment vendredi à Conakry, en Guinée, le 1er octobre 2021.

Au Burkina Faso, la Cédéao a nommé un médiateur, l'ex-président nigérien Mahamadou Issoufou, malgré son "inquiétude" devant les 36 mois prévus pour la transition. "Nous sommes sur la voie du compromis" avec ce pays, a dit à l'AFP un diplomate de la sous-région.

En visite samedi à Ouagadougou, M. Issoufou a salué "l'ouverture au dialogue" des militaires et dit avoir "échangé sur le chronogramme (calendrier) de la transition" présenté mercredi aux leaders politiques.

Les autorités burkinabè prévoient les dates du 24 décembre 2024 pour un référendum constitutionnel et du 25 février 2025 pour la tenue d'élections législatives et présidentielle.

Vendredi, les partis de l'ex-majorité du président Roch Marc Christian Kaboré renversé ont dénoncé l'agenda présenté par la junte comme une "manœuvre solitaire qui contraste avec les impératifs d'une transition inclusive et réussie", regrettant "l'absence de concertations en amont".

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