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Nigeria

Deux personnes enlevées par des hommes armés dans le Nord

Des policiers à Kaduna au Nigeria le 16 février 2019.

Un haut fonctionnaire nigérian et sa fille ont été enlevés dans les environs de la capitale fédérale nigériane, Abuja, par des hommes armés qui ont abattu leur chauffeur, a annoncé mardi la police.

Amuhammad Abubakar, président de la Commission universelle pour l'éducation de base (UBEC, chargée d'améliorer l'accès à l'éducation) et sa fille ont été victimes lundi d'une embuscade sur la route reliant Abuja et la ville de Kaduna, à environ 190 km plus au nord du Nigeria. Leur chauffeur a été tué dans l'attaque.

"Les opérations de secours sont en cours pour retrouver les otages et appréhender les coupables", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat de Kaduna, Yakubu Sabo.

L'attaque, la dernière d'une longue série d'enlèvements et d'assassinats sur cette route très fréquentée, s'est produite près du village de Kurmin Kare.

Deux autres personnes ont été blessées pendant l'embuscade, qui a provoqué un mouvement de panique parmi les autres automobilistes circulant sur cet axe.

Des dizaines de personnes ont ainsi quitté précipitamment leurs véhicules pour fuir à pied dans la brousse environnante, de peur d'être enlevés à leur tour.

Les enlèvements pour obtenir une rançon sont fréquents dans ce pays, en particulier dans le sud producteur de pétrole, mais ils se multiplient depuis quelques années dans le nord. Les victimes sont généralement libérées après le versement de l'argent.

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Retour à Bamako de l'envoyé spécial ouest-africain Goodluck Jonathan

L'ancien dirigeant nigérians Goodluck Jonathan salue la foule à Abuja, Nigeria, le 29 mai 2015. REUTERS/Afolabi Sotunde

L'envoyé spécial des pays ouest-africains au Mali, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, est arrivé lundi à Bamako pour assister à la prestation de serment des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et rencontrer divers acteurs de la crise que traverse ce pays.

Après avoir assisté à la prestation de serment des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, M. Goodluck Jonathan devrait rencontrer l'imam Mahmoud Dicko, figure de proue du mouvement qui conteste le pouvoir au Mali, selon un de ces proches.

Il doit aussi recevoir une délégation de la société civile malienne. Par ailleurs, l’ancien président nigérian se rendra mardi à Nioro, dans le nord-ouest, pour y rencontrer le chérif Bouyé Haïdara, le mentor de l'imam Mahmoud Dicko.

La médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) n'a jusqu'ici pas réussi à mettre fin à la crise politique au Mali. La contestation a d’ailleurs prévu, mardi, de nouvelles manifestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, malgré la mise en place d’une nouvelle Cour constitutionnelle.

​Les 9 nouveaux membres de cette cour ont été nommés vendredi conformément aux recommandations de la Cédéao fin juillet pour tenter sortir le pays de la crise politique.​

La formation d'une nouvelle Cour constitutionnelle était une des recommandations de la CEDEAO pour sortir de la crise.

L'ancienne cour est considérée comme ​l'un des éléments déclencheurs de la crise politique actuelle, après qu'elle ait invalidé fin avril une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Keïta, élu pour la première fois en 2013, puis réélu en 2018.

Dans le Nord du Nigeria, au moins 21 villageois ont été tués et trois blessés

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Covid-19: des tribunaux mobiles au Nigeria

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Des tribunaux mobiles "COVID" pour faire respecter les mesures sanitaires par les Nigérians

Un tribunal mobile mis en place pour faire respecter les mesures de sécurité, à Abuja le 5 août 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Des tribunaux mobiles ont été mis en place pour faire respecter les mesures sanitaires du Covid-19 à Abuja, la capitale du Nigeria, et dans les 36 Etats de la fédération. Les contrevenants sont arrêtés par une unité chargée de faire respecter les mesures comme le port du masque et la distanciation sociale, particulièrement dans les transports.

Dans le grand quartier populaire de Nyanya, un des tribunaux mobiles a été établi par les autorités pour faire respecter les mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Une équipe d’agents de sécurité et de magistrats s’occupe tous les jours de faire respecter les décisions du gouvernement.

"Aujourd’hui, nous avons jugés 25 personnes pour violations des mesures sanitaires. Ils n’ont pas respecté la distanciation sociale. Ils ont surchargé leurs véhicules. Ils ont pris plus de passagers que prévu", relate Yamussa Saïdu Mohammed, l'un des juges assignés à ce tribunal.

A lui seul, le tribunal mobile de Nyany effectue plus de 20 arrestations par jour depuis le début de ses opérations en mars. Plusieurs centaines de contrevenants ont été trainés devant ces tribunaux à travers le pays.

Selon les observateurs, ces tribunaux mobiles ont contribué durant les cinq derniers mois à sensibiliser une grande partie de la population à respecter les mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

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Les tribunaux mobiles ne sont pas prévus dans la constitution du Nigeria, ce qui suscite des murmures.

Mais pour l’avocat Ovo Otemu, leur mise en place est bien légale.

"Même s’ils ne sont pas créés par la constitution c’est statutaire et constitutionnel parce que la constitution donne le pouvoir au parlement de voter les lois", souligne-t-il. "Les tribunaux mobiles sont créés par une loi votée par le parlement. Donc ils sont légalement constitués", explique l'avocat.

Les magistrats de ces tribunaux mobiles ne peuvent infliger que des amendes ou des travaux d'intérêt général, comme le balayage des routes ou le ramassage des ordures, mais ils ne peuvent faire enfermer personne.

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