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Nigeria

Deux militaires tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Deux militaires tchadiens de la force mixte multinationale ont été tués mardi dans le nord-est du Nigeria lors d'une attaque des jihadistes de Boko Haram qui ont perdu 52 combattants, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée tchadienne.

"Les éléments de Boko Haram ont attaqué hier mardi à 17 heures les éléments tchadiens de la force mixte multinationale à Cross Kauwa, situé au nord de Monguno dans le Borno, tuant deux soldats tchadiens et blessant onze", a précisé le colonel Azem Bermandoa.

"52 éléments de Boko Haram ont été tués. Les forces tchadiennes ont récupéré un véhicule équipé d'une arme lourde et plusieurs armes légères", a-t-il ajouté.

Le chef d'état-major des armées tchadiennes, Taher Erda, s'est rendu mercredi matin au Nigeria, dans la localité où les combats se sont déroulés.

Les soldats tchadiens appartenaient à la force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée depuis 2015 dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian dans le bassin du lac Tchad.

Fin février, une longue colonne de plus de 500 soldats tchadiens est entrée au Nigeria pour "prêter main forte" à l'armée nigériane dans la lutte contre le groupe jihadiste.

Le conflit avec Boko Haram, commencé en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Dans la nuit de dimanche à lundi, sept militaires tchadiens ont été tués lors d'une attaque de Boko Haram dans la localité de Bouhama, situé dans la région du lac Tchad, côté tchadien.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l'attaque d'une base avancée sur la rive nord-est du lac.

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Crise dans le secteur du logement au Nigeria

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Manque de plus de 22 millions de logements

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Crise dans le secteur du logement

Les habitations du quartier isolé de Ghisiri à Abuja, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigéria, environ 70% de la population du pays vit dans des zones peuplées pauvres, dépourvues de commodités de base. Le pays est en manque de plus de 22 millions de logements selon l’ONU.

A Gishiri, les habitants de ce grand quartier se battent au quotidien pour se frayer un chemin dans ce ghetto bondé de monde, où la paupérisation fait des ravages.

"Je vis à Gishiri parce que je n’ai pas le choix. C’est l’endroit où vivent les pauvres. Vous me comprenez ? Parce que je n’ai pas les moyens d’aller vivre dans le centre-ville. Quand Dieu va répondre à ma prière tout ira bien", confie un résident à VOA Afrique.

Les conditions sanitaires sont déplorables à Ghisirijpg, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)
Les conditions sanitaires sont déplorables à Ghisirijpg, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

La capitale nigériane Abuja est considérée comme l’une des plus belles d’Afrique de l’Ouest. Mais chaque année, plusieurs centaines de personnes arrivent de la campagne à la recherche d’un emploi, ce qui accentue cette pénurie de logements.

"Les maisons ne sont pas du standard. Les écoles et tout le reste, rien n’est bon. Nous ne sommes pas contents. Nous demandons au gouvernement de nous aider pour l’eau, la route et tous les autres besoins", explique un autre résident.

Yahaya Joy vit dans le quartier de Ghisiri, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)
Yahaya Joy vit dans le quartier de Ghisiri, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)


Une situation qui devient de plus en plus grave et la population du pays continue de croître plus vite que la capacité de construire de nouveaux logements.

La crise du logement et les frais de loyer élevés dans la capitale poussent ainsi les habitants les plus pauvres à construire leurs propres baraques. Les risques sanitaires encourus par ces habitants sont élevés.

De passage récemment au Nigeria, une délégation onusienne conduite par Leilani Farha, rapporteur spécial des Nations Unies sur le logement, a décrit les conditions de certains établissements informels au Nigéria, d’inhumaines et peut-être les pires du monde.

"Nous estimons à 22 millions de logements en déficit dans ce pays. En d’autres termes il y a un manque de 22 millions de logements. Donc au moins 69 à 70% de la population urbaine vit dans des habitations informelles", a-t-elle souligné.

Malgré les efforts des autorités, les résultats souhaités par les Nigérians dans le domaine du logement se font attendre.

Neuf personnes enlevées par des hommes armés

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112 écolières de Chibok toujours en détention

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