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Des experts de l'Organisation sur les armes chimiques à Londres dans le cadre de l'affaire Skripal


Un policier devant le lieu où l'ancien agent des renseignements russes Sergei Skripal et sa fille Yulia ont été retrouvés après leur empoisonnement, à Salisbury, en Grande-Bretagne, le 11 mars 2018.

Le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé dimanche la venue lundi au Royaume-Uni d'experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques pour mener des tests sur la substance utilisée lors de l'empoisonnement en Angleterre de l'ex-agent russe Sergueï Skripal.

Il a également promis un durcissement de l'arsenal juridique destiné à lutter contre la corruption et le blanchiment d'argent dans les suites de cette affaire qui a abouti à une crise entre Londres et Moscou et à des sanctions diplomatiques réciproques.

"Demain, des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques viendront au Royaume-Uni", a expliqué Boris Johnson sur la BBC. "Nous leur remettrons des échantillons (de la substance), et ils seront testé dans les laboratoires internationaux les plus réputés".

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Le ministère des Affaires étrangères a précisé que les résultats de ces tests devraient être connus au mieux "après deux semaines".

Boris Johnson a par ailleurs affirmé que Londres disposait de "preuves que la Russie a non seulement cherché à développer des agents innervant à des fins d'assassinat ces dix dernières années, mais a aussi fait des réserves d'agents Novitchok", du nom de la substance utilisé dans l'empoisonnement de Sergueï Skirpal selon les autorités britanniques.

L'ambassadeur russe auprès de l'Union européenne, Vladimir Chizhov, avait lui expliqué un peu plus tôt dans la même émission que la Russie avait mis fin à la production d'armes chimiques en 1992.

Au lendemain de la décision du Kremlin d'exclure 23 diplomates britanniques de son territoire, en réponse à une décision similaire de Londres, Boris Johnson a annoncé que des sanctions supplémentaires pourraient être prises au Royaume-Uni.

"Nous discuterons cette semaine, lors de la réunion d'un Conseil de sécurité nationale, quelles nouvelles mesures, s'il y en a, nous devrions prendre", a-t-il souligné.

Il a expliqué que les individus "qui ont fait fortune grâce à la corruption et en lien avec le Kremlin, avec Vladimir Poutine" pourraient devoir expliquer l'origine de leurs biens situés au Royaume-Uni, sous peine de saisies.

>> Lire aussi : La Russie ouvre une enquête pour "tentative d'assassinat" de la fille de l'ex-espion Skripal

Il a également annoncé un renforcement des sanctions contre la corruption, à travers des dispositions qui seront ajoutées à un texte de loi actuellement débattu au Parlement.

"Dans notre Loi sur les sanctions et le blanchiment d'argent, nous irons plus loin que l'amendement (américain) Magnitsky", du nom d'un militant anticorruption russe, et qui vise à saisir les biens des personnes violant les droits de l'homme.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille de 33 ans, sont toujours hospitalisé dans un "état critique" après avoir subi un empoisonnement dans la ville de Salisbury, au sud ouest de l'Angleterre, le 4 mars.

Alors que la première ministre britannique Theresa May a jugé la Russie "coupable", Moscou nie depuis le début avoir commandité cette attaque commise avec un agent innervant appartenant au groupe des agents toxiques "Novitchok" que, selon un de ses inventeurs russe qui vit désormais aux États-Unis, seule la Russie est capable de produire.

Avec AFP

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