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Un élu républicain compare Trump à Staline


Le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2018.

Un sénateur républicain, critique de longue date de Donald Trump, a accusé le président américain d'user du même langage que le dictateur soviétique Joseph Staline dans ses attaques répétées contre la crédibilité de la presse.

Jeff Flake --le sénateur de l'Arizona qui dispose d'une liberté de parole au sein du parti présidentiel d'autant plus grande qu'il ne briguera pas de nouveau mandat-- a accusé le président dans un discours prononcé dans l'hémicycle mercredi, le jour même où M. Trump avait promis de décerner le prix des "Fake News".

Jeff Flake, dont les joutes verbales avec le président sont fréquentes, souvent sur Twitter, a dénoncé le mépris du locataire de la Maison Blanche pour la vérité et critiqué le milliardaire pour avoir qualifié les médias américains "d'ennemis du peuple".

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"'Ennemi du peuple' c'est ainsi que le président a qualifié la presse libre en 2017", a lancé le sénateur.

"M. le président, c'est le reflet de l'état dans lequel se trouve notre démocratie, quand notre propre président use des même mots prononcés par Joseph Staline pour dépeindre ses ennemis", a tancé M. Flake, en ajoutant: "même Nikita Krouchtchev (le dirigeant soviétique qui a succédé à Staline Ndlr) a interdit l'usage" de cette expression.

Le sénateur a dénoncé ce qu'il voit comme un "assaut quotidien" du président et de la Maison Blanche contre la liberté d'expression pourtant protégée par l'article premier de la constitution des Etats-Unis.

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Il a aussi accusé le milliardaire new-yorkais de se livrer à "un vandalisme moral" contre la vérité que ce soit en mettant en question la légitimité de la nationalité de Barack Obama ou son "dédain" pour l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016.

Pour le sénateur --comme des ONG de défense des droits de l'homme-- l'attitude du président encourage les régimes autoritaires dans le monde entier à persécuter la presse.

"2017 a été l'année qui a vu la vérité --objective, empirique, basée sur des faits-- mise à mal comme elle ne l'avait jamais été dans l'histoire de notre pays".

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"Sans vérité et une adhésion au principe de fidélité à la vérité et à des faits, M. le président, notre démocratie ne survivra pas", a lancé M. Flake.

Le président avait promis sur Twitter de décerner ce mercredi le "Fake News Award" au média le plus corrompu et le plus biaisé. La Maison Blanche pour sa part est restée très vague sur le fait de savoir si la remise --déjà repoussée une fois-- aura lieu..

Avec AFP

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