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Une start-up togolaise fabrique des aliments bio pour bébés

Laetitia Atsu, directrice de Bébé Green Togo, tenant un pot Mangue/agrume. Lomé, 20 août 2020. (VOA/Kayi Lawson)

Au Togo, une start-up allie le fait-maison et les pots de bébé tout prêt à utiliser. VOA Afrique est allé à la rencontre de la fondatrice de Bébé Green Togo.

C’est un jour de production à Bébé Green Togo. Les fruits et légumes lavés et coupés en petits morceaux passent au mixeur. Ils sont ensuite mis dans des pots préalablement stérilisés et sont immédiatement mis dans le réfrigérateur.

La production ainsi faite, le service de livraison prend le relais: 24 heures pour écouler cette production. Bébé Green Togo ne produit qu’en petites quantités pour le moment et parfois sur commande.

Cette micro entreprise vient soulager les parents dont les nourrissons doivent passer le cap de la diversification alimentaire. La structure propose des produits faits maison qu’elle commercialise.

Une startup togolaise commercialise des aliments bio pour enfants
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Cette aventure a commencé par une simple envie de fabriquer des pots nutritifs pour son enfant, a confié Laetitia Atsu, directrice de Bébé Green Togo, à VOA Afrique.

"Je me suis dit pourquoi ne pas prendre les fruits et les légumes qu’on a au Togo, les transformer en purées et en compotes pour les donner à mon enfant. Voilà, je suis allée au marché, j’ai pris de fruits et j’ai commencé par faire des compositions", relate Mme Atsu, soulignant qu’à ce jour 12 recettes différentes sont à la disposition des clients.

De bouche à oreille et grâce aux réseaux sociaux, l'entreprise se fait une clientèle.

"J’ai voulu essayer parce que dans un premier temps, je suis de nature très sélective en matière de nourriture, surtout concernant mon bébé", confie Liberté Ahodo, mère d’un garçon de 9 mois, une cliente qui a adopté la gamme après l'avoir vue en ligne.​ "Ça tombait à pic", ajoute-t-elle.

Bébé green Togo se veut une entreprise sociale. Elle organise des séances de causerie-débat animées par des nutritionnistes et pédiatres pour sensibiliser les mères sur l’alimentation de leurs enfants.

L’engagement de la directrice de Bébé Green Togo, Laetitia Atsu, en faveur d’une bonne et saine alimentation des enfants est renforcé par sa propre expérience, dit-elle.

"Je me suis engagée parce que j’ai fait l’expérience, et j’ai vu que mon dernier bébé qui a gouté à tous ces produits naturels, a eu un développement harmonieux", affirme-t-elle. "Je sensibilise donc les mamans à adopter le naturel, à prendre des produits que nous avons au Togo".

Après mixage, la purée mangue/agrume en train d’être mise en pot. Lomé, 20 août 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Après mixage, la purée mangue/agrume en train d’être mise en pot. Lomé, 20 août 2020. (VOA/Kayi Lawson)

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Donald Trump lance son propre réseau social

Le président Donald Trump s'exprime lors d'un rassemblement pour protester contre la certification du collège électoral de Joe Biden en tant que président, à Washington, le 6 janvier 2021. (Photo AP/ Evan Vucci)

Donald Trump a annoncé mercredi le lancement de son propre réseau social, "Truth Social", après avoir été banni en janvier de Twitter, Facebook et YouTube, qui l'accusent d'avoir utilisé leurs plateformes pour inciter ses partisans à la violence avant l'assaut contre le Capitole.

L'ancien président veut ainsi "résister face à la tyrannie des géants des technologies", qui ont "utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique", déclare-t-il dans un communiqué.

La plateforme appartiendra au groupe nouvellement créé Trump Media & Technology (TMTG), une structure qui fournira également un service de vidéo à la demande et des podcasts "non-woke", précise le communiqué.

"Nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C'est inacceptable", poursuit Donald Trump.

Même sans Twitter, le milliardaire républicain s'est rapidement remis en campagne depuis qu'il a quitté la Maison Blanche. De meetings en communiqués, il soutient les candidats qui lui sont fidèles en vue des élections-clés de mi-mandat ("midterms") de novembre 2022, un œil tourné vers 2024.

L'occasion pour lui de continuer à répéter ses allégations d'élection "volée" par les démocrates en 2020.

- Assaut contre le Capitole -

Donald Trump avait été évincé de Facebook, Twitter et YouTube après le violent assaut mené contre le Capitole par ses partisans, lors de la cérémonie de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle, le 6 janvier.

Cinq personnes ont trouvé la mort pendant ou peu après l'attaque, dont un policier, mais aussi une manifestante tuée par un agent alors qu'elle tentait de forcer une porte à l'intérieur du bâtiment avec des dizaines d'autres.

Twitter avait alors exclu Donald Trump "indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence", le coupant de ses près de 89 millions d'abonnés.

Furieux de ne plus avoir accès à son porte-voix favori, où il avait mené campagne en 2016, annoncé nombre de grandes décisions présidentielles ainsi que des limogeages tonitruants, l'ex-président avait promis la création d'un réseau social.

Il avait brièvement lancé en mai un blog, qui n'était en fait qu'un onglet sur son site où étaient rassemblés ses communiqués, avant d'y mettre un terme sous les moqueries d'observateurs convaincus qu'il s'agissait du réseau social promis.

- Lancement en 2022 -

Truth Social sera accessible en version bêta sur invitation dès novembre 2021, avant un lancement généralisé au premier trimestre 2022, précise le communiqué, qui indique que l'application est déjà disponible en précommande sur l'App Store.

Le groupe Trump Media & Technology va fusionner avec Digital World Acquisition Corp (DWAC) afin d'être cotée, indique le communiqué.

L'entreprise DWAC est une Spac ("Special Purpose Acquisition Company"): une société sans activité commerciale et dont le but est de lever des fonds en entrant sur une place boursière, puis de fusionner avec une société cible qui souhaite se faire coter, le nouveau groupe de Donald Trump en l'occurence.

DWAC est cotée à l'indice Nasdaq et, toujours selon le communiqué, le nouveau groupe de Donald Trump serait ainsi valorisé à 875 millions de dollars.

"Je suis enthousiaste à l'idée de commencer bientôt à partager mes idées sur Truth Social", dit celui qui avait également 35 millions d'abonnées sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d'en être exclu.

- Trump vs Tech -

"Félicitations", a salué dans un communiqué Jason Miller, un ancien conseiller de M. Trump et désormais patron d'un autre réseau social conservateur baptisé "Gettr".

"Maintenant, Facebook et Twitter perdront encore plus de parts de marchés", a-t-il ajouté, en dépit de la croissance régulière du nombre d'utilisateurs des deux géants.

En janvier, l'ostracisation soudaine du chef de l'Etat avait largement été qualifiée de "censure" par les républicains, et globalement saluée par les élus démocrates, et la société civile américaine.

Mais en Europe, elle avait suscité des critiques d'associations et de dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel, inquiets du pouvoir des sociétés technologiques sur la liberté d'expression.

Les mouvances conspirationnistes américaines, soutiens affichés de Donald Trump, et les organisations impliquées dans les émeutes (comme les Oath Keepers, les Three Percenters, et les Proud Boys) avaient aussi été chassées des réseaux dominants.

Elles s'étaient réfugiées sur des plateformes moins grand public, dont Parler, sorte de Facebook des conservateurs. Le site avait alors été exclu plusieurs semaines du web par Google, Apple et Amazon, parce qu'il enfreignait leurs règles sur la modération des contenus incitant à la violence.

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Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger en panne

Image illustrative de Facebook, Instagram et du service de messagerie mobile WhatsApp.

Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, les deux réseaux sociaux et les deux messageries du géant californien, subissaient une panne massive lundi, affectant potentiellement des dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde, alors que le groupe traverse l'une de ses pires crises de relations publiques.

Le site Downdetector montrait notamment des pannes dans des zones densément peuplées comme Washington ou Paris.

"Ce site est inaccessible", "impossible de trouver l'adresse du serveur", indiquait le site de Facebook à de nombreux utilisateurs lundi vers 16H00 GMT. La panne semblait durer depuis environ une heure.

"Nous sommes au courant que certaines personnes ont du mal à accéder à nos applications et produits. Nous travaillons à un retour à la normale le plus rapidement possible et nous présentons nos excuses pour ce désagrément", a tweeté Andy Stone, un porte-parole de Facebook.

A Wall Street, le cours de Facebook, déjà en baisse en début de séance, accélérait ses pertes et chutait de près de 6%.

L'entreprise n'a pas réagi immédiatement à une sollicitation de l'AFP sur la panne.

La plateforme aux près de 3 milliards d'utilisateurs mensuels traverse l'une des pires crises sur sa réputation depuis deux semaines, à cause des révélations d'une lanceuse d'alerte.

Ancienne ingénieure chef de produit chez Facebook, Frances Haugen a fait fuiter de nombreux documents internes et a accusé le groupe de "(choisir) le profit plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Avant son départ de l'entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle de nombreux documents issus de recherches internes à l'entreprise et confiés notamment au Wall Street Journal.

Dans un article publié mi-septembre, le quotidien a révélé, sur la base de ces informations, que l'entreprise effectuait des recherches sur son réseau social Instagram depuis trois ans pour en déterminer les effets sur les adolescents.

Les études évoquent notamment les liens entre le mythe du corps féminin idéal véhiculé par de nombreux contenus sur les réseaux et les risques pour la santé mentale des adolescentes complexées.

La lanceuse d'alerte est aussi revenue sur le scrutin présidentiel américain de novembre 2020, quand Facebook avait modifié ses algorithmes pour réduire la diffusion de fausses informations.

Mais selon Frances Haugen, "dès que l'élection a été terminée", le groupe les a reconfigurés comme avant, "pour donner la priorité à la croissance plutôt qu'à la sûreté", a-t-elle soutenu dans son entretien à l'émission "60 Minutes", sur CBS.

Elle doit être interrogée mardi par les élus américains lors d'une audition consacrée à l'impact de Facebook et Instagram sur les jeunes utilisateurs, une semaine après une longue séance de questions des sénateurs adressées à Antigone Davis, responsable de la sécurité et de l'enfance au sein de la firme.

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