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Des policiers marocains chargés d'identifier des mineurs errants à Paris

Des policiers marocains, dans la rue à Rabat, le 27 juin 2018.

Des policiers marocains sont en mission à Paris pour identifier, en vue de leur éventuel rapatriement, des mineurs marocains en errance dans un quartier du nord de la capitale française, dont la prise en charge inquiète les autorités, indique une source de la Chancellerie.

Six agents des ministères marocains de l'Intérieur et des Affaires sociales ont été déployés à Paris depuis le 18 juin, a précisé à l'AFP cette source, confirmant des informations de l'hebdomadaire L'OBS.

Selon le ministère français de la Justice, "cette mission se donne pour objectifs de réaliser, sous l'autorité et avec l'appui des services de police et de justice français, l'identification des jeunes" placés en garde à vue ou présentés à un juge.

Elle tentera "de rétablir, en lien avec les autorités au Maroc, les liens familiaux, et quand cela s'avérera possible, d'envisager le retour de ces jeunes au Maroc, s'il est établi que ce retour correspond à l'intérêt supérieur de l'enfant", a ajouté cette source.

La situation des enfants des rues du quartier populaire de la Goutte d'Or inquiète les autorités depuis l'arrivée de premiers mineurs en 2016. Souvent très jeunes, abîmés par la drogue et agressifs, ils vivent de larcins et dorment dans des squares, refusant toute main tendue.

"Ces jeunes représentent une part très importante de l'activité de la permanence pénale du parquet des mineurs de Paris puisque 813 d'entre eux ont été placés en garde à vue en 2017 et 482 ont été déférés au parquet. Ils refusent en général les prises en charge et fuguent des dispositifs de placement", a précisé le ministère de la Justice.

Cette situation a conduit Paris et Rabat "à renforcer leur coopération", a-t-on fait valoir de même source.

>> Lire aussi : Réunion Europe-Afrique pour lutter contre les réseaux de passeurs

La révélation de l'envoi de fonctionnaires marocains à Paris a suscité de vives critiques dans les rangs des défenseurs des migrants mineurs.

Quand ces enfants des rues "sont interpellés, on en profite pour les faire auditionner par des policiers marocains et ce, sans avocat présent. C'est contraire au droit et proprement scandaleux", a réagi auprès de l'AFP Me Emmanuel Daoud.

"La situation est difficile, mais la réponse relève d'une opération quasi clandestine qui ne fait pas honneur au ministre de l'Intérieur" Gérard Collomb, a affirmé l'avocat parisien.

Pour Me Daoud, "ces enfants étaient déjà dans la rue" avant d'arriver à Paris, "victimes de violences intrafamiliales" voire "aux mains de réseaux de traite d'êtres humains: ils vont devenir quoi si on les renvoie au Maroc?"

Avec AFP

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Au moins 15 soldats tués dans l'attaque d'une base militaire par Boko Haram

Soldats nigérians à Damasak, Nigeria le 18 mars 2015.

Au moins 15 soldats ont été tués dans l'attaque d'une base militaire par des combattants du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès de sources sécuritaires concordantes.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut lundi soir une base militaire à la périphérie de la ville de Gajiram, à 80 km de la capitale régionale, Maiduguri.

"Les corps de 15 soldats ont déjà été retrouvés dans le cadre des opérations de recherche et de secours", a déclaré à l'AFP un officier de l'armée nigériane sous couvert d'anonymat. "Ce chiffre pourrait changer étant donné que les opérations (de recherches) sont toujours en cours et que de nombreux soldats manquent toujours à l'appel".

Une autre source militaire jointe au téléphone a confirmé ce bilan.

"Quinze soldats ont payé le prix suprême, leurs corps ont été retrouvés et la recherche d'autres soldats portés disparus continue", a précisé cette source.

Les jihadistes ont emporté des armes et des véhicules après avoir mis en déroute l'armée et incendié la base, causant d'importants dégâts, selon les deux sources militaires.

Arrivés à bord de neuf pick-up, "ils ont délogé les soldats de la base après des combats", avait confié plus tôt à l'AFP une autre source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Selon des témoignages d'habitants, les jihadistes sont ensuite entrés dans la ville de Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l'air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.

"Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base", a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.

"Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture", a ajouté M. Butari. "Ils n'ont blessé personne et n'ont fait aucune tentative pour attaquer les gens qui s'étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux".

Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l'attaque.

- Trois bases en un mois -

L'insurrection lancée par Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a aujourd’hui gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes.

Des dizaines de bases militaires ont été attaquées depuis un an par la faction affiliée au groupe Etat islamique, qui cible principalement l'armée et les symboles de l'Etat.

Depuis début juin, c'est au moins la troisième attaque contre une base recensée par l'AFP dans le nord-est du pays.

La semaine dernière, l'Iswap a revendiqué l'attaque de la base militaire de Kareto, également située dans l'Etat du Borno, affirmant avoir tué 20 soldats. Des sources sécuritaires avaient fait état de "plusieurs morts" à l'AFP, sans donner de bilan précis.

Et le 4 juin, la même faction avait revendiqué une série d'attaques contre cinq bases militaires de la région, parlant de 14 soldats tués. Ces allégations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante, mais une source militaire a cependant confirmé que cinq soldats avaient été tués dans la base de la ville de Marte (Etat du Borno).

Par ailleurs, au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dimanche dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Il s'agissait de l'une des attaques les plus meurtrières de ce groupe jihadiste contre des civils depuis des mois dans cette région.

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38 morts et de nombreux blessés" dans une attaque contre deux villages

Quelques personnes regardent au loin le lieu d’une attaque-kamikaze dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, 1er juillet 2018. (VOA/ Sidi Elhabib Maiga)

Une nouvelle tuerie dans le centre du Mali a fait "38 morts et de nombreux blessés", a indiqué mardi soir le gouvernement malien, selon un bilan encore provisoire.

Dans le même temps, une embuscade contre une patrouille de l'armée plus au nord a occasionné des "pertes humaines et matérielles", selon les Forces armées maliennes.

Des bilans antérieurs avaient évoqué entre une vingtaine et une quarantaine de morts lors de cette attaque survenue lundi dans deux villages dogons de cette région du centre du pays, où un massacre commis dans village dogon proche de Bandiagara le 9 juin avait fait 35 morts, dont 24 enfants.

"Des attaques terroristes ont visé hier lundi 17 juin 2019, dans la soirée, les localités de Gangafani et Yoro dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan provisoire officiel est de 38 morts et de nombreux blessés", précise le gouvernement dans un communiqué publié dans la soirée.

"Des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens et traquer les auteurs de ces attaques", selon le texte.

"Une patrouille des FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade des terroristes à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi (nord). Des renforts ont été dépêchés pour secourir les éléments victimes d'attaque terroriste et sécuriser la zone", ajoute le communiqué du gouvernement.

"Les #FAMa sont tombées dans une embuscade dans la journée du mardi 18 juin 2019. C'était dans la localité de #Gossi. Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré des pertes humaines et matérielles", ont confirmé sur Twitter les Forces armées maliennes.

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