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MSF dévoile des cas de harcèlement et d'abus sexuels

Une équipe médicale de MSF traverse un waddi pour atteindre les communautés atteintes par le choléra,au Tchad, 21 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

En plein scandale d'accusations de viols et de recours à des prostituées au sein de l'ONG Oxfam, Médecins Sans Frontières a dévoilé avoir recensé 24 cas de harcèlement ou d'abus sexuels en son sein en 2017.

L'ONG internationale, créée en France mais qui compte 40.000 employés permanents dans le monde, a indiqué avoir été saisie de 146 plaintes ou alertes reçues par sa direction. Ce recensement n'est sans doute que partiel car l'ONG n'y inclut pas "les cas directement gérés par les équipes sur le terrain et non signalés au siège" opérationnel à Paris.

>> Lire aussi : Le secteur humanitaire ébranlé par le scandale Oxfam

"Bien que les signalements d'abus soient en augmentation régulière, MSF est consciente que les abus en son sein sont sous-rapportés", a précisé l'ONG.

Quarante cas ont été identifiés comme des "cas d'abus ou de harcèlement", sexuel ou non, au terme d'une investigation interne, et, parmi ces 40 cas, 24 étaient des cas de harcèlement ou d'abus "sexuel", a précisé MSF.

Sur ces 24 cas, 19 personnes ont été licenciées, a ajouté l'organisation. "Dans les autres cas, les employés ont été sanctionnés par des mesures disciplinaires ou des suspensions", précise le communiqué.

MSF fait ces révélations en plein scandale Oxfam, où les accusations éclaboussant l'ONG se multiplient, notamment celle de ne pas avoir signalé les agissements d'un de ses cadres mis en cause.

Cible de plusieurs accusations, le Belge Roland van Hauwermeiren, ancien directeur pays au Tchad et en Haïti pour Oxfam, avant de démissionner, avait fait l'objet dès 2004 d'une plainte pour abus sexuel, lorsqu'il était en poste au Liberia pour l'ONG britannique Merlin. Après Oxfam, il avait rejoint l'ONG française Action Contre la Faim au Bangladesh, cette dernière déplorant ne pas avoir été prévenue.

Oxfam a confirmé mercredi avoir renvoyé Damien Berrendorf, son directeur régional pour Haïti, en 2017. En poste dans le pays depuis cinq ans, son renvoi "n'était pas lié" à des comportements sexuels répréhensibles, ni "aux affaires de 2011, même s'il y avait toutefois des accusations de comportements inappropriés", a détaillé une porte-parole de l'organisation.

Après les révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels au Tchad et en Haïti, Helen Evans, directrice de la prévention interne à Oxfam entre 2012 et 2015, a dénoncé mardi l'existence d'une "culture d'abus sexuels au sein de certains bureaux", faisant état de viols ou tentatives de viols au Soudan du Sud ou d'agressions sur des mineurs bénévoles dans des magasins de l'ONG au Royaume-Uni.

Et l'ONG est aussi ébranlée sur un autre front: l'arrestation mardi au Guatemala du président d'Oxfam International, l'ancien ministre des Finances Juan Alberto Knight, cette fois dans le cadre d'un scandale de corruption.

Les effets n'ont pas tardé à se faire sentir pour Oxfam. Lundi, la directrice générale adjointe d'Oxfam Penny Lawrence a démissionné.

Mardi soir, l'actrice et chanteuse britannique Minnie Driver a annoncé sa démission de son rôle d'"ambassadrice" d'Oxfam, première célébrité à claquer la porte.

Mercredi, une porte-parole de l'ONG a indiqué que l'organisation humanitaire avait enregistré 1.270 annulations de dons par prélèvement automatique entre samedi et lundi - contre une moyenne mensuelle de 600.

Jeudi, des représentants de l'ONG sont convoqués par le ministère haïtien de la Planification et de la Coopération externe pour fournir des explications. Le président Jovenel Moïse a dénoncé mardi une "violation extrêmement grave de la dignité humaine".

A la suite de ces accusations, la secrétaire d'Etat britannique au développement international, Penny Mordaunt, a écrit à toutes les ONG pour leur demander de renforcer leurs procédures de contrôle: "Nous voulons un changement des procédures (...), que les personnels rendent compte de leurs actions".

Autre affaire révélée mercredi: l'ONG International Rescue Committee, basée à New York, a reconnu avoir elle aussi eu à déplorer trois cas d'abus sexuels en République démocratique du Congo, tout en assurant avoir fait le nécessaire en saisissant la police et en renvoyant le personnel impliqué.

Pour Mike Jennings, directeur des études sur le développement à l'Ecole des Etudes Orientales et Africaines de Londres, les situations d'urgence constituent un environnement propice aux abus. "Vous avez des personnes extrêmement vulnérables, qui ont tout perdu bien souvent, et d'autres qui ont accès à beaucoup de ressources, ce qui leur donne du pouvoir", explique-t-il.

A Londres, des habitués des magasins Oxfam ne semblaient pas tenir rigueur à l'ONG. "C'est comme une branche d'une chaîne de magasins, ce n'est pas le tout", estime Richard.

Pourtant, les abus sexuels sont "une pratique courante" dans le milieu humanitaire, a dénoncé sur la BBC Megan Nobert, une jeune femme qui avait été droguée et violée par un confrère lorsqu'elle travaillait pour un programme de l'ONU au Soudan du Sud en 2015.

"Le communauté humanitaire n'est que la dernière sur la liste", estime-t-elle, dans la lignée du scandale Weinstein ou de la campagne #MeToo. "Elle doit maintenant se pencher publiquement sur un problème qu'elle voulait résoudre discrètement".

Avec AFP

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Afghanistan: une période d'une semaine de réduction des combats démarrera samedi

Une délégation de Taliban en Russie, le 30 mai 2019. REUTERS / Evgenia Novozhenina / File Photo - RC2NNE91BJBD

Une réduction des combats devant durer une semaine, prévue entre talibans, Américains et forces de sécurité afghanes, démarrera samedi, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs des parties, après des semaines de négociations.

"La réduction des violences démarrera le 22 février et elle durera une semaine", a annoncé Javed Faisal, le directeur du Conseil national de la sécurité d'Afghanistan.

Ce ralentissement des combats, s'il est effectif, devrait ouvrir la porte à la signature d'un accord entre Washington et talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des insurgés.

"Nous espérons que cette réduction des violences mènera à un cessez-le-feu, et à une paix durable en Afghanistan", a poursuivi M. Faisal.

Les forces américaines, qui disposent de 12 à 13.000 soldats en Afghanistan, n'ont pas souhaité réagir. Mais plusieurs sources talibanes ont confirmé l'information à l'AFP.

"Nous avons reçu des ordres de nos dirigeants, nous demandant d'être prêts pour la réduction des violences qui démarrera samedi", a déclaré un taliban du district de Maiwand, dans la province de Kandahar (Sud).

A Doha, un haut responsable afghan avait déclaré mardi que la signature d'un accord américano-taliban pourrait intervenir le 29 février dans la capitale qatarie, si la "réduction des violences" intervenait.

L'information a été confirmée vendredi par un cadre taliban basé au Pakistan. "Le cessez-le-feu ou la réduction de violence démarrera samedi et les deux parties se sont mises d'accord pour signer l'accord le 29 février", a-t-il indiqué.

Une fois cet accord signé, des discussions inter-afghanes doivent s'ouvrir, alors que les talibans refusaient depuis 18 ans de négocier avec le gouvernement de Kaboul qu'ils considèrent comme une "marionnette" de Washington.

- 'Respect sincère' -

D'après la source talibane au Pakistan, ces pourparlers devraient démarrer "le 10 mars".

Jeudi, le numéro 2 des insurgés Sirajuddin Haqqani avait déclaré les rebelles "pleinement engagés à travailler avec les autres parties" dans un "respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif".

"Nous sommes sur le point de signer un accord avec les États-Unis et nous sommes pleinement engagés à en appliquer toutes les dispositions, dans la lettre et l'esprit", avait-il écrit dans une tribune au quotidien américain New York Times.

Le numéro 2 taliban s'était ainsi montré rassurant quant à la volonté des insurgés d'empêcher des groupes extrémistes de trouver refuge en Afghanistan pour frapper ailleurs, une autre clause du futur accord de paix.

"Il n'est dans l'intérêt d'aucun Afghan de permettre à de tels groupes de prendre notre pays en otage et d'en faire un champ de bataille", avait-il assuré.

Lundi, l'envoyé américain Zalmay Khalilzad, qui représente Washington depuis plus d'un an aux pourparlers entre les deux parties, s'était toutefois dit "prudemment optimiste" quant aux progrès réalisés en vue d'un éventuel accord.

Les États-Unis, qui souhaitent mettre un terme à leur engagement en Afghanistan, la plus longue guerre de leur histoire, ont obtenu "des engagements de la part des talibans sur les questions de sécurité", avait-il observé depuis Islamabad.

La semaine dernière, Donald Trump avait qualifié de "très proche" un accord entre Etats-Unis et talibans.

Le président américain avait toutefois annulé en septembre un telle signature, alors que celle-ci semblait imminente, après un énième attentat qui avait tué notamment un soldat américain.

Les discussions, qui avaient depuis repris au Qatar, semblaient buter sur l'exigence américaine d'une réduction significative de la violence de la part des talibans.

Plus d'un an de contestations dans le monde arabe et en Iran

Des manifestations protestent contre la présence militaire française en Libye, sur la place des Martyrs à Tripoli, le 22 juillet 2016.

Du Soudan et de l'Algérie, où des mouvements populaires ont écarté des chefs d'Etat, à l'Irak et au Liban, secoués par des révoltes inédites, voici un rappel des contestations dans le monde arabe et en Iran depuis fin 2018.

En 2011, le Printemps arabe avait mis fin aux règnes de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte. Seule la Tunisie poursuit aujourd'hui sa transition démocratique, alors qu'en Syrie, au Yémen et en Libye, les révoltes ont dégénéré en guerres.

- Soudan -

Le 19 décembre 2018, des centaines de Soudanais manifestent contre le triplement du prix du pain. Les rassemblements deviennent hebdomadaires et réclament la démission d'Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 30 ans.

Le 6 avril 2019, la contestation prend la forme d'un sit-in à Khartoum devant le siège de l'armée. Le 11, Omar el-Béchir est destitué par l'armée et remplacé par un Conseil militaire. Mais des milliers de manifestants restent devant le QG de l'armée, rejetant un "coup d'Etat".

Le sit-in est dispersé le 3 juin dans le sang par des hommes armés en tenue militaire.

Mi-août, un accord négocié entre l'armée et la contestation est signé. Le pays se dote d'un Conseil souverain, à majorité civile mais dirigé par un militaire, pour superviser la transition vers un régime civil.

La répression a fait plus de 250 morts, selon les contestataires.

- Algérie -

Le 22 février 2019 commencent des manifestations massives contre la candidature à un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013.

Le 2 avril, le président Bouteflika démissionne sous la pression de la rue et de l'armée, après deux décennies au pouvoir.

Le "Hirak" (mouvement) continue néanmoins à mobiliser les manifestants pour réclamer une véritable rupture avec le "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962.

Mais il n'a pu empêcher, malgré une abstention record, l'élection en décembre d'Abdelmadjid Tebboune, un ancien fidèle d'Abdelaziz Bouteflika.

- Egypte -

En septembre 2019, plusieurs centaines de personnes manifestent pour exiger le départ d'Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis 2014.

Les rassemblements font suite à la diffusion de vidéos d'un homme d'affaires en exil accusant le président de corruption.

Mais ce début de contestation est rapidement étouffé par le pouvoir.

Quelque 4.000 personnes ont été interpellées, dont des avocats et des universitaires.

- Irak -

A la suite d'appels sur les réseaux sociaux, les Irakiens manifestent à Bagdad et dans le Sud début octobre 2019 contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics. Des tirs contre les cortèges font plus de 150 morts.

Le mouvement reprend le 24 octobre à l'occasion du premier anniversaire de l'entrée en fonctions du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi. Il prend de l'ampleur avec des manifestations monstres réclamant la "chute du régime". La désobéissance civile bloque écoles et administrations. La répression s'intensifie.

L'Iran voisin, dont l'influence n'a cessé d'enfler en Irak, est conspué par les manifestants, et ses symboles sont incendiés.

Le 1er décembre, le Parlement accepte la démission du gouvernement.

Un Premier ministre a été chargé début février de former un nouveau gouvernement.

Si le mouvement s'est essoufflé, des centaines de protestataires continuent de réclamer la refonte du système et une classe politique renouvelée.

Les violences ont fait près de 550 morts et 30.000 blessés selon un bilan officiel.

- Liban -

Le 17 octobre, le gouvernement annonce une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie Internet, dans un contexte de grave crise économique. Cette mesure, bien que retirée, fait exploser la colère des Libanais qui descendent aussitôt dans la rue.

Des dizaines de milliers de Libanais vont se rassembler à Beyrouth et ailleurs pour réclamer le départ d'une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente.

Le 29, les contestataires obtiennent la démission du Premier ministre Saad Hariri.

Mais le nouveau gouvernement dirigé par Hassan Diab et formé le 21 janvier est affilié, comme les précédents, à des partis politiques que la rue conspue.

- Iran -

Le 15 novembre, des manifestations éclatent après l'annonce d'une forte hausse du prix de l'essence. La contestation touche une centaine de villes.

Selon Amnesty International, plus de 300 personnes ont été tuées en trois jours dans la répression, chiffres rejetés par Téhéran. Au moins 7.000 personnes auraient été arrêtées, d'après l'ONU.

Législatives en Iran : les conservateurs favoris

Posters de campagne dans le centre de Téhéran, la capitale iranienne. (Archives)

Quelque 58 millions d'Iraniens sont appelés à élire un nouveau Parlement vendredi pour un scrutin où les conservateurs partent favoris, portés par un ressentiment populaire contre le président modéré Hassan Rohani, alimenté entre autres par la crise économique.

La onzième législature à sortir des urnes depuis la révolution islamique de 1979 commencera son travail dans un contexte de tensions exacerbées entre Téhéran et Washington, et alors que l'Iran traverse une violente récession.

Les élections se tiennent aussi près d'un mois et demi après que les forces armées iraniennes eurent abattu "par erreur" un avion de ligne ukrainien, drame qui a ajouté à la défiance de la population vis-à-vis des autorités.

Les autorités civiles ont nié toute responsabilité avant que l'état-major ne reconnaisse sa responsabilité trois jours après le drame.

Cet aveu tardif a provoqué des manifestations antipouvoir, limitées, faisant voler en éclats l'apparence d'unité nationale manifestée quelques jours plus tôt à l'occasion des funérailles du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine en Irak le 3 janvier.

A Téhéran, nombre d'habitants ont fait part à l'AFP de leur refus d'aller voter.

Pour Amir Mohtasham, 38 ans, au chômage depuis deux ans, "ces élections sont vaines". "Je ne fais confiance ni aux conservateurs, ni aux réformateurs".

- "Sans mon vote" -

Mieux loti, Mohammad, marchand de tapis âgé de 30 ans, dit avoir "voté pour Rohani avec un rêve". "Mais on n'a rien accompli [et] il y a trop de mensonges", ajoute-t-il : "Si voter c'est légitimer, alors ce sera sans mon vote".

Figure réformatrice, Sadeq Zibakalam, professeur à l'université de Téhéran, notait jeudi dans le journal Armân que "le changement attendu n'a pas eu lieu".

La disqualification de milliers de candidats réformateurs et modérés réduit pratiquement le scrutin à un affrontement entre conservateurs et ultraconservateurs et pourrait alimenter l'abstention.

En fonction du poids des ultras dans la future Assemblée, la politique extérieure d'ouverture, poursuivie par M. Rohani depuis son élection en 2013, pourrait changer.

Les ultraconservateurs s'opposent à toute négociation avec l'Occident, et critiquent régulièrement ce qu'ils estiment être la passivité de M. Rohani face aux menaces du président américain Donald Trump.

Et ils sont impatients de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien, la grande réalisation de M. Rohani, conclu en 2015 à Vienne, mais menacé d'implosion depuis que M. Trump l'a dénoncé unilatéralement en 2018.

Dans l'esprit de M. Rohani, l'accord de Vienne devait ouvrir une ère de prospérité pour l'Iran en le sortant de son isolement international.

Au lieu de cela, le retour des sanctions américaines dans la foulée du retrait des Etats-Unis de l'accord a plongé l'Iran dans une violente récession.

Plusieurs figures réformatrices ont mis en garde contre une victoire des ultraconservateurs en cas de forte abstention.

L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, a appelé à une participation massive pour déjouer les "complots vicieux" des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. "Voter [...] est un devoir religieux", a-t-il encore affirmé mardi.

Depuis mercredi, la télévision diffuse une multitude d'appels à voter de responsables politiques ou d'ayatollahs.

- Bulletins torpilles -

Un court dessin animé diffusé plusieurs fois par jour montre les bulletins de vote se transformer comme autant de torpilles contre une flotte d'envahisseurs, envoyée par le fond.

L'abstention "augmentera la possibilité d'une agression militaire", a déclaré sur Twitter Hesameddine Achéna, proche conseiller de M. Rohani, en appelant les Iraniens à voter même s'ils ne sont pas contents du gouvernement.

Après les disqualifications massives par le Conseil des gardiens, organe aux mains des conservateurs chargé du contrôle des élections, moins de 7.200 candidats se retrouvent en lice pour briguer les 290 sièges du Parlement, selon le ministère de l'Intérieur.

Washington a annoncé jeudi des sanctions financières - essentiellement symboliques - contre cinq responsables du Conseil de gardiens, dénonçant "la manipulation des élections pour favoriser l'agenda pernicieux du régime".

La participation aux dix dernières élections a atteint en moyenne 60,5%, selon l'Intérieur.

Le porte-parole du Conseil des gardiens, Abbas Ali Kadkhodaï, a jugé mercredi qu'une participation inférieure à 50% ne poserait "pas de problème pour la démocratie".

Les bureaux de vote doivent ouvrir à 08h00 (04h30 GMT) et fermer à 18h00, mais la durée du scrutin est souvent prolongée, notamment à Téhéran.

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