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République du Congo

Des ONG visent les enfants de Denis Sassou Nguesso en justice

Le parquet de Brazzaville a reçu la plainte des ONG contre les enfants Sassou, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)

Une plate-forme d'ONG locales a déposé au parquet de Brazzaville une plainte contre Denis Christel et Claudia, deux enfants du président Denis Sassou Nguesso, qu'elle soupçonne de détournements de fonds, de blanchissement et de corruption. Cette requête fait suite aux révélations faites il y a quelques mois par l'ONG britannique Global Witness.

Une dizaine d'activistes s'est présentée au secrétariat du procureur de la République, André Oko Ngakala, pour déposer une plainte contre les deux enfants du chef de l'Etat congolais.

une plate-forme d'ONG dépose au parquet une plainte contre Denis Christel et Claudia
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Selon Trésor Nzila Kendet, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), membre de cette plate-forme, il faut que ces deux citoyens se présentent devant la justice pour confirmer ou pas les faits mis à leur charge.

Tresor Nzila Kendet, le directeur de l'OCDH, est parmi ceux qui ont déposé la plainte, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)
Tresor Nzila Kendet, le directeur de l'OCDH, est parmi ceux qui ont déposé la plainte, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)


"La loi congolaise dit que le procureur de la République reçoit des plaintes et des dénonciations et donne la suite légale à tout cela. Nous avons appris des faits graves de détournements de fonds publics et dans un contexte social délétère", explique-t-il.

"Il ne s'agit pas des premières révélations. On ne peut pas garder silence, je crois qu'il faille interpeller les pouvoirs publics afin de faire la lumière sur ces révélations qui sont extrêmement graves", souligne M.Kendet.

Contrairement à sa stratégie habituelle d'agir en présence du public, la plate-forme d'ONG s'est plutôt discrètement glissée au parquet de Brazzaville. Les attentes sont fixées à la décision du procureur de la République, s'il ouvrirait ou non, une enquête judiciaire à ce sujet.

Joe Wahsington Ebina appelle la justice à faire éclater la vérité dans cette affaire, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)
Joe Wahsington Ebina appelle la justice à faire éclater la vérité dans cette affaire, le 12 octobre à Brazzaville. (VOA/Arsène Séverin)


Joe Washington Ebina, président du FULD exprime son optimisme.

"Nous restons confiants que ces révélations viennent d'une ONG internationale très sérieuse. Maintenant, au Congo, nous espérons seulement que le travail sera fait. Mais au moins, les populations sont bel et bien au courant que les organisations sont dans la recherche de la vérité, et cela devrait mettre tout le monde en paix, voilà simplement ce que nous recherchons", indique-t-il.

La démarche des ONG locales est une première dans le pays, si bien que très peu de gens lui donnent une chance d'aboutir.

Le juriste Christian Ruddy Bouanga analyse cette démarche en ces termes : "Les citoyens congolais qui ont intérêt à agir du fait de l'objet de leur ONG, qui sont libres d'aller saisir le parquet de la République, se constituer la partie civile pour avoir dénoncé certains faits, c'est de leur droit", reconnaît-il.

Il s'interroge cependant sur la suite qui sera réservée à cette requête.

"La composition de cette juridiction s'interrogera sur les éléments de preuves mis à leur disposition. Mais vous conviendriez avec moi que ces éléments de preuve brillent par leur nullité, ils sont vides de tout contenu. Dans toutes les déclarations faites par Global Witness sur la corruption, les détournements de fonds ou le blanchissement d'argent portées contre les citoyens congolais, régulièrement revient les expressions 'Il semblerait que'...'Il y aurait eu''", commente le juriste.

En avril et août, l'ONG Global Witness avait publié des rapports incriminant la fille et le fils du chef de l'Etat d'avoir détourné et utilisé des fonds publics, à des fins personnelles.

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Portrait du nouveau Premier ministre du Congo, Anatole Collinet Makosso

Un panneau publicitaire annonce la candidature du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, lors de la campagne de 2021, à Brazzaville, en République du Congo, le 17 mars 2021.

Le Chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a nommé mercredi soir un nouveau Premier Ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l'Enseignement dans le gouvernement sortant, a-t-on appris de source officielle.

"Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre", en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba.

M. Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril du président Sassou Nguesso, 77 ans dont 37 cumulés à la tête du pays, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Son successeur, M. Collinet Makosso, né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire (sud), a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, région de Pointe-Noire.

Cet enseignant de formation, écrivain également, est devenu conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d'Antoinette Sassou Nguesso, la première dame.

Il fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l'Instruction civile en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l'Enseignement primaire et secondaire en charge de l’alphabétisation. M. Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle.

Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d'accès à l'eau et à l'électricité, et faire face aux problèmes sociaux tels le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en oeuvre les nombreuses promesses des campagne du président Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Anatolet Collinet Makosso nommé Premier ministre à Brazzaville

Collinet Makosso, ministre wa Yambo ya Congo-Brazzaville, 12 mai 2021. (Twitter/Présidence Congo-Brazzaville)

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a nommé mercredi Anatolet Collinet Makosso comme Premier ministre.

M. Makosso, 65 ans, était ministre de l’enseignement et de l’alphabétisation dans le gouvernement sortant.

Il est désormais chargé de conduire le premier gouvernement d’après l'élection présidentielle du 21 mars que M. Sassou Nguesso a remportée avec 78,40% selon les résultats officiels.

Natif de Pointe-Noire, la capitale économique, dans le sud-ouest, M. Makosso n’est pas à son second poste au sein du gouvernement.

Avant d’être ministre de l'éducation depuis 2015, il avait déjà occupé le poste de ministre de la jeunesse et de l'éducation de 2011 à 2015.

Démission du Premier ministre et de son gouvernement à Brazzaville

Le Premier ministre Clement Mouamba, à Brazzaville, au Congo, le 16 mai 2017. (VOA/Ngoussou Ngouela)

Le Premier ministre du Congo-Brazzaville Clément Mouamba a remis la démission de son gouvernement au président Denis Sassou mercredi à la suite de la présidentielle du 21 mars dernier.

"La démission a été acceptée par le président de la république qui a adressé ses remerciements à l’ensemble des ministres pour le travail accompli durant cinq années de collaboration", indique le cabinet du président Sassou Nguesso dans une annonce.

La démission est consécutive à l’élection présidentielle du 21 mars que M. Sassou Nguesso, selon la confirmation de la Cour constitutionnelle, a remportée avec 78,40% des suffrages exprimés.

A 77 ans, il cumule près de 37 ans au pouvoir dans ce pays d'Afrique centrale.

Le gouvernement qui démissionne avait pour mission de mettre en œuvre le projet présidentiel appelé "la marche vers le développement" dont les résultats sont controversés, selon les analystes.

Récemment, M. Mouamba avait, selon un compte-rendu du gouvernement, reproché aux ministres de négliger les réunions gouvernementales en attendant leur démission.

Le président devra nommer un nouveau Premier ministre dans les jours à venir et M. Mouamba pourrait aussi être reconduit.

L'ex-ministre de l'Enseignement de la RDC arrêté à Brazzaville

Willy Bakonga, le 21 avril 2008 à Kinshasa.

Le ministre sortant de l’Enseignement de la République démocratique du Congo a été arrêté mardi soir à Brazzaville à la demande de Kinshasa qui l’accuse de détournement de fonds, a appris mercredi l’AFP de source policière.

"Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement de la RDC, a été débarqué mardi soir d’un vol d’Air France en partance pour Paris, à la demande de Kinshasa qui sollicite son extradition", a déclaré à l’AFP cette source policière sous couvert d’anonymat.

M. Bakonga était recherché par le parquet depuis le 16 avril dans le cadre d'une affaire de détournement des fonds.

Ancien ministre des Sports sous le régime de l'ex-président Joseph Kabila, M. Bakonga occupait depuis août 2019 le portefeuille de l'Enseignement primaire et secondaire de la RDC dans l'équipe gouvernementale démissionnaire du président Félix Tshisekedi.

"Il est détenu présentement dans les locaux de la Centrale d’intelligence et de la documentation", ex-direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a ajouté la même source sans plus de commentaire.

En RDC, le directeur du service de paie des enseignants et le secrétaire général du ministère de l'Enseignement primaire et secondaire ont été condamnés le 25 mars à 20 ans de prison pour détournement de fonds.

La gratuité de l'enseignement primaire est une des mesures phares du M. Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019.

La Banque mondiale a suspendu en février un financement de 100 millions de dollars en faveur de la gratuité de l' enseignement, en raison d'une affaire de corruption. Deux responsables de l' enseignement public ont été condamnés fin mars à 20 ans de prison.

L'arrestation de M. Bakonga intervient moins d’une semaine après la visite du président Tshisekedi à Brazzaville, où il a assisté le 16 avril à l’investiture de son homologue Denis Sassou Nguesso qui entame un quatrième mandat.

Entre Brazzaville et Kinshasa règne un climat de confiance "mutuelle", avait alors déclaré le président Tshisekedi.

Par le passé Kinshasa a réclamé en vain l’extradition du général Munéné, un dignitaire du régime Joseph Mobutu (1965-1997).

C’est au Congo-Brazzaville qu'un chef rebelle Udjani de la province de l’Equateur (nord-est de la RDC) a trouvé la mort en 2010. Il n’avait pu être extradé après son arrestation.

Denis Sassou N’Guesso a été investi pour un nouveau mandat

Denis Sassou N’Guesso a été investi pour un nouveau mandat
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