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Manifestation contre les réformes constitutionnelles à Lomé

Un policier et un journaliste lors d'une manifestation à Lomé, au Togo, 14 mars 2013.

Plusieurs milliers de partisans de l'opposition ont participé jeudi à une marche à Lomé pour exiger des réformes constitutionnelles limitant le nombre de mandats présidentiels et pour réclamer une modification du mode de scrutin.

Selon la Constitution togolaise, le nombre de mandats présidentiels n'est pas limité.

A l'appel de "Combat pour l'alternance politique" (Cap 2015, coalition de cinq partis de l'opposition), des manifestants ont défilé dans les rues de la capitale togolaise, scandant des slogans hostiles au pouvoir en place.

Jean-Pierre Fabre, chef de file de l'opposition et président de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) et Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) et coordonnatrice de Cap 2015 - marchaient en tête du cortège encadré par des forces de l'ordre.

"Nous sommes sortis pour demander au régime en place de revenir sur ses pas et de faire les réformes comme les Togolais le souhaitent: une limitation de mandat présidentiel (deux mandats de cinq ans), un scrutin à deux tours pour les élections présidentielles et législatives", a déclaré à l'AFP Mme Adjamagbo-Johnson.

"C'est un avertissement que nous donnons au régime en place à travers cette marche. Car nous n'allons pas nous arrêter", a-t-elle dit.

Sur certaines pancartes et banderoles, on pouvait lire : "ça suffit ! Nous voulons les réformes", "barrons la route aux coups de force permanents du régime" ou encore "Fabre, un homme engagé".

"Nous sommes fatigués de ce régime. Nous exigeons les réformes, avant les prochaines élections", a confié à l'AFP Cossi Podanvi, un manifestant au milieu de la foule.

"Cette fois-ci, nous irons jusqu'au bout. Nous ne baisserons plus les bras", a renchéri Annie Adjando, vêtue d'un tee-shirt frappé de l'effigie de M. Fabre.

L'opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d'y réintroduire une limitation des mandats (10 ans au plus).

Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Un projet de loi prévoyant ces réformes a été déjà rejeté en juin 2014 par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir avec 62 sièges sur 91.

De nouveaux débats autour de deux propositions de lois, introduites par l'opposition n'ont rien donné, opposition et pouvoir s'accusant réciproquement de bloquer le vote des textes.

Le 3 janvier, le président Faure Gnassingbé a nommé les personnalités d'une commission créée en janvier 2015, chargée de proposer un texte de réformes institutionnelles et constitutionnelles. Mais aucune personnalité de l'opposition n'y figure.

Boudée par l'opposition, cette commission a entamé lundi des consultations à travers le pays, afin de recueillir des avis et suggestions de la population pour proposer des réformes qui "tiennent compte de l'histoire du pays et répondent aux aspirations du peuple togolais".

"Le régime en place fait toutes les gymnastiques pour enterrer les réformes prescrites par l'Accord politique global (APG) que nous avons signé ensemble pour instaurer la démocratie au Togo", a déclaré M.Fabre sur un podium devant ses partisans après la marche à Lomé.

"Il y a aura des marches, jusqu'à ce que ce régime cède (...) Il faut que le peuple prenne ses responsabilités pour ramener ce régime au droit chemin", a-t-il martelé sans toutefois avancer de date pour la prochaine manifestation.

L'APG a été signé par les acteurs politiques togolais et la société civile en août 2006, suie à un dialogue sous l'égide de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré.

Le président Faure Gnassingbé a succédé à son père - qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans - à la présidentielle de 2005 avec l'appui de l'armée, avant d'être réélu en 2010 et en 2015 lors de scrutins très contestés par l'opposition.

Avec AFP

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Macron ne se rendra pas aux commémorations du génocide rwandais

Le président français, Emmanuel Macron, à gauche, reçoit le président rwandais, Paul Kagame, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 23 mai 2018..

Emmanuel Macron, qui avait été invité par Kigali à participer à la 25e commémoration du génocide rwandais le 7 avril, ne s’y rendra pas et a chargé le député de la République en Marche (Larem) Hervé Berville, orphelin tutsi, de le représenter, a annoncé jeudi l’Elysée.

“Le président de la République a été sensible à l’invitation mais il ne pourra pas s’y rendre, il a donc désigné le député des Côtes-d’Armor, Hervé Berville, pour le représenter”, a-t-on indiqué. “La France sera aux côtés du Rwanda dans ce moment de deuil et de recueillement”.

Nicolas Sarkozy est le seul président français à s’être rendu au Rwanda, en février 2010.

Les relations entre la France et le Rwanda ont traversé plusieurs zones de turbulences ces dernières décennies, empoisonnées par la question du rôle joué par Paris lors du génocide des Tutsis en 1994.

L’actuel président rwandais Paul Kagamé a notamment accusé en 2014 Paris d’avoir “participé” à ces massacres qui ont fait selon l’Onu 800.000 morts, des accusations rejetées par les autorités françaises.

En mai 2018, à l’occasion de la visite de Paul Kagamé à Paris, Emmanuel Macron avait exprimé le souhait de nouer une relation “pragmatique” avec Kigali mais avait écarté dans l’immédiat un retour d’un ambassadeur français au Rwanda, reconnaissant que la normalisation prendrait du temps.

Avec Reuters

Les Algériens restent mobilisés un mois après le début de la contestation

Manifestation dans les rues d'Alger, contre le gouvernement, le 19 mars 2019.

Un mois après le début de la contestation, les Algériens entendent rester mobilisés, avec de nouvelles manifestations vendredi pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans et dont le camp se fissure.

Les deux précédents vendredis ont vu une mobilisation record. Le 15 mars, des manifestations ont été enregistrés dans 40 des 48 préfectures du pays, selon des sources sécuritaires, et des diplomates ont évoqué "des millions" d'Algériens dans les rues.

Sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation se sont poursuivis cette semaine autour des mots-dièses "Mouvement_du_22_mars", "Partez tous!", ou du slogan "Nous sommes unis, ils sont finis".

La météo annonce de la pluie, pour la première fois depuis le début de la contestation le 22 février, mais il en faut plus pour décourager les manifestants, qui appellent à se munir d'un parapluie et de l'orner du drapeau national -vert et blanc frappé de l'étoile et du croissant rouges-, accessoire désormais indispensable du manifestant algérien.

​"La rue va gronder sous la pluie", assure un twitto.

"Le peuple algérien exige le départ immédiat et sans conditions du président Bouteflika", indique une affichette circulant sur les réseaux sociaux, qui invite également "les responsables des pays qui soutiennent le pouvoir illégitime algérien à cesser (...) leur ingérence".

Les manifestations, sans précédent depuis l'élection de M. Bouteflika en 1999, sont restées jusque-là globalement pacifiques.

Lors d'une tournée à Rome, Moscou -allié historique d'Alger- et Berlin, le nouveau vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra a répété et confirmé que M. Bouteflika remettrait ses fonctions à un successeur élu lors d'une présidentielle dont la date n'a pas encore été fixée.

- Fissures -

En reportant le 11 mars l'élection présidentielle prévue le 18 avril jusqu'à l'issue d'une conférence nationale chargée -à une date non précisée- de réformer le pays et de le doter d'une nouvelle Constitution, le chef de l'Etat a prolongé d'autorité son mandat actuel au-delà de son expiration constitutionnelle le 28 avril.

Agé de 82 ans, M. Bouteflika est affaibli par les séquelles d'un AVC qui, depuis 2013, l'empêchent de s'adresser de vive voix aux Algériens et rendent rares ses apparitions publiques.

Aucune sortie de crise ne semble émerger, chaque camp campant sur ses positions. Le président refuse de céder le pouvoir et le "prolongement" du mandat a continué d'être largement rejeté.

Etudiants, professeurs, professionnels de santé, avocats, magistrats ont tour à tour manifesté cette semaine, montrant que la mobilisation ne faiblissait pas.

Côté pouvoir, les efforts du nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui pour former un gouvernement rajeuni de "technocrates" semblent toujours stériles, dix jours après sa nomination.

Et le camp présidentiel apparaît plus divisé que jamais face à l'attitude à adopter.

Les fissures apparues depuis le début de la contestation ont semblé s'élargir parmi ceux qui il y a à peine plus d'un mois étaient les plus fervents partisans d'un cinquième mandat du chef de l'Etat, dont la candidature a finalement jeté les Algériens dans la rue.

- Qui décide -

Mercredi, le patron de la propre formation du président Bouteflika, le Front de libération nationale (FLN), s'est livré à un exercice de grand écart, en assurant que l'ancien parti unique, au pouvoir depuis 1962, "soutient le mouvement" de contestation, tout en prônant le "dialogue" proposé par le chef de l'Etat.

Du côté du principal allié, le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), Seddik Chihab, a affirmé que le parti s'était "trompé" en soutenant la candidature de M. Bouteflika à un cinquième mandat.

Plus grave, il a accusé des "forces non constitutionnelles" de diriger le pays, disant ne pas savoir qui décide "réellement" à la présidence.

Un discours tenu habituellement par les plus féroces opposants à M. Bouteflika.

Le RND, parti de l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, récemment sacrifié à la colère populaire, a eu beau se démarquer des déclarations de son porte-parole, les protestataires voient dans l'apparent délitement du "système" un encouragement à poursuivre de la mobilisation.

La contestation en Algérie, pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a été déclenchée le 22 février après la décision du chef de l'Etat de briguer un cinquième mandat. Et sa promesse ensuite de ne pas se porter candidat à une présidentielle à la date inconnue n'a pas apaisé les Algériens.

Avec AFP

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