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Des documents révèlent le fonctionnement des camps de détention chinois au Xinjiang

Le "centre de formation professionnelle" de Dabancheng, Xinjiang, Chine, le 4 septembre 2018.

Des documents révélés dimanche par un consortium de journalistes montrent le contrôle absolu exercé par le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d'un million de personnes.

Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et publiés par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens, de la fréquence des coupes de cheveux aux horaires de verrouillage des portes, régissant ces camps installés dans la région du nord-ouest de la Chine.

D'après des organisations de défense des droits humains, plus d'un million de musulmans, principalement d'ethnie ouïghoure, sont détenus dans des camps de rééducation politique au Xinjiang. Pékin récuse ce chiffre et évoque des "centres de formation professionnelle" destinés à lutter contre la radicalisation islamiste.

Ces informations sont publiées une semaine après l'annonce du quotidien américain New York Times qu'il avait réussi à se procurer plus de 400 pages de documents internes au pouvoir chinois, dont des discours secrets du président Xi Jinping appelant dès 2014 à lutter "sans aucune pitié" contre le terrorisme et le séparatisme au Xinjiang.

Les dernières révélations concernent une série de directives de gestion des camps de détention, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité au Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l'intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

Les directives qualifient les détenus d'"étudiants" devant "obtenir leur diplôme".

Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus, de l'interdiction d'entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie, selon une traduction en anglais des documents publiée par l'ICIJ. Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer "la transformation idéologique" des détenus, leur "respect de la discipline" et leur ardeur à "l'étude".

"Les portes des dortoirs, des couloirs et des étages doivent être fermées à double tour immédiatement après avoir été ouvertes et refermées", détaillent les auteurs. "Une vidéosurveillance complète doit être établie dans les dortoirs et les salles de classe, sans angles morts, de façon à ce que les gardiens puissent exercer leur surveillance en temps réel, enregistrer les choses dans le détail et rapporter immédiatement tout événement suspect".

Les directives prévoient que les "étudiants" doivent rester en détention pendant au moins un an, même si cette règle n'est pas toujours appliquée, selon les témoignages d'anciens prisonniers recueillis par l'ICIJ.

A Londres, l'ambassade de Chine a nié l'authenticité des documents publiés, les qualifiant de "pure falsification" et de "fausses informations". "Il n'existe aucun document ou ordre pour de soi-disant +camps de détention+. Des centres de formation et d'entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme", a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

Avec AFP

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Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

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Coronavirus : la contagion hors de Chine fait craindre une pandémie

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Coronavirus: Le président chinois Xi Jinping promet aide et matériel à l'Afrique

Le président chinois Xi Jinping à Pékin en Chine le 6 janvier 2020.

La Chine est prête à offrir assistance et matériel médical aux pays africains face à l'épidémie de coronavirus, qui constitue pour eux un défi de santé publique, a déclaré mardi le président chinois Xi Jinping.

Coronavirus : des milliers d'Africains toujours bloqués à Wuhan
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Jusqu'à présent, l'Egypte est le seul Etat d'Afrique à avoir enregistré un cas confirmé de contamination.

Mais l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que les systèmes de santé et les infrastructures sanitaires du continent étaient mal équipés pour affronter le coronavirus si les cas se multipliaient.

"Les pays africains sont confrontés à de nombreux défis en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie", a souligné Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

"La Chine est disposée à fournir aux pays africains le matériel médical dont ils ont un besoin urgent, y compris des tests de dépistage", a-t-il déclaré selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Xi Jinping a également promis un renforcement de "la coopération sino-africaine en matière de santé publique et de prévention et de contrôle des maladies", sans offrir de précision.

Selon l'OMS, si des cas de contamination apparaissaient en grand nombre, les pays africains pourraient être confrontés à des pénuries de kits de dépistage et d'équipement de protection comme des masques.

Les systèmes de santé devront prendre en charge des malades atteints de défaillances respiratoires, de chocs septiques ou de défaillance simultanée de plusieurs organes, a relevé son directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces patients ont besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d'assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains, et c'est une source de préoccupation", a-t-il déclaré.

La Chine avait envoyé en 2014 des centaines de médecins, épidémiologistes, ingénieurs, infirmiers et techniciens en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola.

Donald Trump et son épouse accueillis en grande pompe en Inde

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Trump en Inde: après le Taj Mahal, place au bras de fer commercial

Donald Trump a précisé que les deux pays signeraient mardi des accords pour la vente d’hélicoptères militaires d’une valeur de trois milliards de dollars.

Le grand accord commercial attendra mais les négociations reprennent: Donald Trump a retrouvé mardi à New Delhi Narendra Modi, au lendemain d'un accueil en grande pompe et d'une visite au Taj Mahal au soleil couchant.

Le président américain et la première dame Melania Trump ont débuté leur deuxième et dernière journée en Inde par un hommage au Mahatma Gandhi au Raj Ghat, où le père de la nation été incinéré après son assassinat par un extrémiste hindou en 1948.

Après avoir retiré leurs chaussures, ils ont jeté des pétales de roses sur le mémorial de marbre noir érigé en mémoire du héros de l'indépendance indienne.

Le locataire de la Maison Blanche devait s'exprimer lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Au-delà des tractations commerciales avec Delhi, le possible accord de paix en Afghanistan avec les talibans et la campagne américaine en vue de la présidentielle du 3 novembre devraient figurer en bonne place.

L'Inde et les États-Unis se livrent depuis plusieurs mois un bras de fer autour de leurs échanges de biens et services, frappant leurs produits respectifs de taxes douanières. Cette dispute est de bien moindre ampleur que la guerre commerciale avec la Chine, mais n'en génère pas moins des interférences sur la ligne New Delhi-Washington.

M. Trump s'agace du déficit commercial de son pays envers l'Inde et juge que les entreprises américaines n'ont pas un accès suffisant au marché intérieur du pays de 1,3 milliard d'habitants, fortement protectionniste.

En 2018, les échanges entre les deux nations se sont élevés à presque 145 milliards de dollars, au désavantage de 25 milliards pour les Américains.

La contradiction du "Make in India" du Premier ministre indien Narendra Modi et du "America First" du président Donald Trump font qu'aucun grand accord commercial ne devrait être conclu à l'occasion de la visite d'État de deux jours de magnat de l'immobilier.

Devant la presse lundi, Donald Trump, qui met inlassablement en avant ses qualité de négociateur, a assuré qu'il n'était "pas pressé" de parvenir à une signature dans ce dossier.

- Violences à Delhi -

Économie, énergie et coopération sécuritaire figurent au programme des discussions entre MM. Trump et Modi à Delhi. L'Inde représente un allié stratégique pour les États-Unis en Asie, qui voient en elle un potentiel contrepoids à la montée en puissance de la Chine dans la région.

Les deux dirigeants, qui mettent soigneusement en scène leur alchimie personnelle, signeront le contrat d'achat par New Delhi d'hélicoptères militaires américains pour un montant de plus de 2 milliards de dollars.

Melania Trump se rend pendant ce temps dans une école de la capitale indienne pour assister à un "cours de bonheur", où les enfants méditent pour devenir de meilleurs élèves et citoyens.

La première journée du président américain en Inde, qui n'avait pas encore effectué de déplacement officiel dans la nation d'Asie du Sud depuis son arrivée au pouvoir en 2017, a donné lieu lundi à une réception grandiose et haute en couleurs de la part des autorités indiennes.

Meeting géant dans un stade de cricket, visite de l'ashram de Gandhi, coucher de soleil au Taj Mahal: New Delhi a sorti le tapis rouge pour l'impétueux milliardaire républicain, charmé par cet "accueil phénoménal" selon ses propres mots.

Donald Trump et Narendra Modi ont donné un meeting conjoint devant plus de 100.000 personnes, réunies sous un soleil de plomb dans un stade d'Ahmedabad (Gujarat, ouest).

"Les relations entre l'Inde et les États-Unis ne sont plus seulement un partenariat parmi d'autres. C'est une relation bien plus profonde et plus grande", a lancé Narendra Modi à une foule équipée de casquettes blanches "Namaste Trump" ("Bonjour Trump" en hindi), aux drapeaux indien et américain imprimés sur la visière.

"L'Amérique aime l'Inde. L'Amérique respecte l'Inde, et l'Amérique sera toujours une amie fidèle et loyale du peuple indien", a déclaré Donald Trump, en louant la diversité culturelle du géant d'Asie du Sud, son cinéma de Bollywood et ses joueurs de cricket.

Lundi, à quelques heures de son arrivée à New Delhi, de violentes heurts ont éclaté dans la capitale entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté. Les affrontements ont fait cinq morts et 90 blessés.

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