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Des cantines scolaires pour booster la fréquentation scolaire au Congo-Brazzaville

Distribution du repas aux élèves à la cantine scolaire de Djiri Pont à Brazzaville, le 28 février 2018. (VOA/Ngouela Ngoussou)

Le Programme alimentaire mondial et les gouvernements japonais et américains appuient les cantines scolaires qui permettent de retenir des milliers d’enfants à l’école. A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation scolaire, notre correspondant, Ngouela Ngoussou est allé visiter la cantine scolaire de l’école Djiri Pont, à la sortie nord de Brazzaville.

A l’école Djiri Pont, à une trentaine de kilomètres au nord de Brazzaville, le repas est servi tous les midis à 838 élèves.

Grâce au PAM et d’autres partenaires comme le Japon et les Etats-Unis, la cantine scolaire de l’école fonctionne normalement, et à la grande satisfaction des élèves.

Reportage de Ngouela Ngoussou, correspondant à Brazzaville pour VOA Afrique
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"Nous mangeons tous les jours ici. Aujourd’hui, on a servi du riz et du haricot jaune. Nous aimons bien cette nourriture", témoigne un élève du cours moyen.

D’autres élèves reconnaissent que les repas servis à l’école incitent plusieurs enfants à participer aux cours.

"Certains collègues ne viennent que parce qu’il y a du riz. Dès que ça manque, ils ne viennent pas en cours. C’est vrai, ces repas nous permettent de beaucoup étudier", indique Marina, candidate cette année au certificat d’études primaires.

Cantine scolaire pour enfants à Bétou dans le nord, au Congo, le 28 février 2018. (VOA/Ngouela Ngoussou)
Cantine scolaire pour enfants à Bétou dans le nord, au Congo, le 28 février 2018. (VOA/Ngouela Ngoussou)

Le PAM a ciblé 54.000 élèves qui bénéficieront de repas en cette année scolaire. Il s’agit en tout de 470 écoles réparties dans les Plateaux, la Cuvette, la Bouenza, la Lékoumou et le Pool.

Ces élèves vivent dans les communautés vulnérables du Congo. La directrice de l’école Djiri Pont, Firmine Sama Ondzomba, affirme que la qualité de la nourriture servie dans ces écoles est bonne.

Firmine Sama Ondzombo, directrice de l'école Djiri Pont, au Congo, le 28 février 2018. (VOA/Ngouela Ngoussou)
Firmine Sama Ondzombo, directrice de l'école Djiri Pont, au Congo, le 28 février 2018. (VOA/Ngouela Ngoussou)

"Depuis octobre, nous avons reçu le riz et le petit pois de bonne qualité, et les enfants adorent ça. Ils sont en joie quand ils voient cette nourriture", indique-t-elle, appelant les parents à contribuer au fonctionnement des cantines scolaires.

Malgré la crise financière et le manque de vivres, le gouvernement s’emploie à faire exister ce programme.

Il compte sur l’apport des partenaires internationaux, tel que l’admet ici Pierre Ngouala, directeur général de l’enseignement de base.

"C’est un appui des plus attendus, parce que nous avons manifesté notre joie de savoir que les Etats-Unis nous a aidés, autant nous souhaitons poursuivre avec le Japon et le Brésil dans ce sens, jusqu’au retour de l’embellie financière dans le pays. Les cantines scolaires permettent de retenir les enfants à l’école, et là où nous avons réussi à placer les cantines scolaires, les choses se sont sérieusement améliorées, politiquement et pédagogiquement parlons", juge-t-il.

Plusieurs autres cantines scolaires sont développées pour les enfants autochtones habitant le nord du Congo.

Nhouela Ngoussou, correspondant à Brazzaville

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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