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Des élus démocrates dénoncent la stratégie américaine au Venezuela

La députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

Un groupe de 16 élus démocrates, dont la jeune progressiste et figure montante du parti Alexandria Ocasio-Cortez, a critiqué la stratégie américaine dans la crise au Venezuela, dans une lettre envoyée jeudi à Mike Pompeo, chef de la diplomatie des Etats-Unis.

"Nous écrivons pour faire part de notre profonde préoccupation au regard de la gestion par l'administration Trump des relations avec le Venezuela, en particulier ses suggestions d'une intervention militaire et le fait d'imposer d'importantes sanctions unilatérales", ont écrit ces membres du Congrès américain.

Ils dénoncent également la reconnaissance par Washington de Juan Guaido, leader de l'opposition, "comme président par intérim sans avoir un plan clair en place pour tenir des élections démocratiques et éviter une escalade de la violence".

Le président de l'Assemblée nationale, qui s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela, est soutenu par une cinquantaine de pays.

Les Etats-Unis ont augmenté d'un cran leur pression sur le régime du président vénézuélien Nicolas Maduro, en interdisant mercredi de visa américain 77 membres supplémentaires du camp du dirigeant socialiste que Washington veut voir partir.

Si ces élus démocrates "condamnent fermement" les actions du gouvernement Maduro, qui "a tué des manifestants sans armes" et "bloqué l'entrée dans le pays de l'aide humanitaire", ils estiment que les "menaces d'intervention militaire" américaines sont "juste inacceptables".

Parmi les signataires de ce courrier adressé au secrétaire d'Etat américain, figurent deux membres de l'aile gauche du parti démocrate, Ilhan Omar et Rashida Tlaib, mais également Tulsi Gabbard, l'une des nombreuxs candidats déclarés à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

Avec AFP

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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