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Washington interdit de visa américain 77 membres du camp Maduro

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (à gauche) prononce un discours devant son épouse, Cilia Flores, sur la campagne de signatures qu'il a lancée pour exhorter les États-Unis à mettre fin aux menaces d'intervention contre son gouvernement, sur la place Bolivar à Caracas, le 7

Les Etats-Unis ont interdit mercredi de visa américain 77 membres supplémentaires du camp du président vénézuélien Nicolas Maduro, qu'ils veulent pousser à quitter le pouvoir, a annoncé le vice-président américain Mike Pence.

"Aujourd'hui, le département d'Etat annonce que les Etats-Unis vont révoquer 77 visas, dont ceux de nombreux responsables du régime Maduro et des membres de leurs familles", a-t-il déclaré. De telles mesures avaient déjà visé plusieurs dizaines de Vénézuéliens depuis plus d'un mois, dont 49 la semaine dernière, alors que Washington tente d'augmenter la pression sur le dirigeant socialiste.

"Nous allons continuer à demander des comptes à l'ensemble du régime Maduro jusqu'à ce que la 'libertad' soit rétablie au Venezuela", a martelé le vice-président américain, en première ligne des efforts de l'administration de Donald Trump en faveur de l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim et reconnu comme tel par les Etats-Unis et plus de 50 autres pays.

"Maduro s'accroche au pouvoir uniquement grâce à la brutalité de ses soutiens et à l'aide qu'il reçoit du régime communiste de Cuba", a-t-il insisté.

Alors que les options américaines semblent limitées tant que le dirigeant socialiste conserve l'appui de l'état-major des forces armées de son pays, la Maison Blanche avait auparavant également annoncé qu'elle sanctionnerait les "institutions financières étrangères" qui apporteraient un soutien au camp Maduro.

"Les Etats-Unis avertissent les institutions financières étrangères qu'elles encourront des sanctions si elles sont impliquées dans une aide à des transactions illégales bénéficiant à Nicolas Maduro et à son réseau corrompu", a écrit le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, John Bolton, dans un communiqué.

"Nous ne laisserons pas Maduro voler les richesses du peuple vénézuélien", a-t-il ajouté.

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Colombie : la justice ordonne l'arrestation de l'ex-président Alvaro Uribe

L'ancien président colombien Alvaro Uribe s'entretient avec les médias à Rionegro, en Colombie, le 30 juillet 2018. REUTERS/Fredy Builes

L'ex-président colombien et actuel sénateur Alvaro Uribe, encore très influent dans son pays, a annoncé mardi sur Twitter que la justice avait ordonné son arrestation dans une affaire de manipulation de témoins contre un opposant.

"La privation de ma liberté me cause une profonde tristesse pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j'ai fait quelque chose de bien pour la patrie", a twitté l'ancien chef de l'Etat (2002-2010), un représentant de la droite dure.

Selon le journal El Espectador, c'est la première fois dans l'histoire de la Colombie qu'une telle mesure est imposée à un ancien chef d'État.

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"Dette impossible" : l'Argentine obtient un sursis

Banco Central Argentina

Après plus de trois mois d'âpres négociations, le gouvernement argentin a annoncé mardi être parvenu in extremis à un accord avec ses créanciers pour la restructuration de 66 milliards de dollars de dette.

Le président argentin, Alberto Fernandez, s'est dit "très content pour le pays" et s'est félicité d'avoir pu restructurer une "dette impossible" au milieu de "la pire crise économique" et "en pleine pandémie".

"Maintenant, nous avons l'horizon dégagé vers là où nous voulons aller", a-t-il ajouté.

Les titres sous législation étrangère, objets de la négociation, représentent environ un cinquième de la totalité de la dette argentine qui s'élève à 324 milliards de dollars, soit 90% du Produit intérieur brut (PIB).

L'Argentine a finalement conclu un accord avec ses créanciers, dont trois groupes - Exchange Bondholders, Ad Hoc et Argentina Creditor Committee - qui avaient refusé fin juillet la dernière proposition du gouvernement argentin.

Il s'agit d'"un soulagement significatif" pour le pays, a souligné le ministère argentin de l'Economie dans un communiqué, alors que la date limite des négociations était fixée à mardi 21H00 GMT.

"L'Argentine ajustera certaines dates de paiement" par rapport à l'offre originale du gouvernement, ce qui implique des paiements en janvier et non en mars de chaque année comme prévu initialement, précise le communiqué.

Les discussions, en cours depuis le 20 avril, concernaient des obligations datant de 2005 et 2010, produits d'une restructuration précédente, ainsi que de nouveaux titres émis à partir de 2016.

Buenos Aires proposait notamment de payer 53,5 dollars de recouvrement pour chaque tranche de 100 dollars de la valeur nominale des obligations. Les créanciers exigeaient 56,5 dollars.

Le nouvel accord prévoit le recouvrement par les créanciers de plus de 54 dollars par tranche de 100, et améliore les délais de paiement, a expliqué une source officielle à l'AFP.

Mauvaise posture

Cette amélioration permet "de faire avancer les paiements sans céder sur le bénéfice économique", souligne l'analyste Sebastian Maril à l'AFP.

Si l'accord "éloigne les craintes d'une défaite devant les tribunaux, semblable à celle qui avait suivi le défaut de paiement de 2001, je doute qu'il suffise pour rendre soutenable la dette publique de l'Argentine à moyen et long terme", a toutefois nuancé Nikhil Sanghani, analyste au cabinet Capital Economics.

En 2001, avec un défaut historique de 100 milliards de dollars, le pays avait connu une crise sociale et économique sans précédent.

L'accord annoncé mardi est le fruit de trois mois de discussions particulièrement tendues. Les principaux créanciers avaient menacé la semaine dernière d'exercer leur droit de veto, assurant représenter plus de la moitié des détenteurs d'obligations.

Malgré les désaccords, les deux parties avaient fermement établi qu'elles désiraient éviter les conséquences d'un défaut de paiement prolongé.

L'Argentine a été déclarée en défaut de paiement le 22 mai, date à laquelle était dû le paiement d'intérêts de 500 millions de dollars sur trois des obligations faisant l'objet des discussions. Malgré le défaut, les négociations ont continué.

La semaine dernière, le pays sud-américain n'a pas non plus honoré le paiement de 600 millions de dollars d'intérêts supplémentaires sur deux autres obligations en cours de restructuration.

L'Argentine est en mauvaise posture et la marge de manoeuvre du gouvernement reste étroite : l'économie, la troisième d'Amérique latine, est en récession depuis 2018 et souffrira encore davantage cette année en raison de la pandémie de Covid-19, avec une contraction annoncée de 9,9 % du PIB, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international.

L'inflation a atteint plus 50% en 2019 et la pauvreté explose.

Le pays doit également négocier un nouveau programme avec le FMI auprès duquel il a souscrit un prêt de 57 milliards de dollars, dont 44 milliards ont effectivement été décaissés.

Autre dossier épineux pour le gouvernement, la restructuration de la dette émise sous législation nationale de 41,7 milliards de dollars, dont les paiements ont été pour l'heure différés au 31 décembre 2021.

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