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Déluge de feu sur Alep en prélude à une offensive terrestre du régime syrien

Des combattants de l'Armée syrienne libre et les habitants tentent d'identifier les corps trouvés le long d'une rivière, dans une école utilisée comme un hôpital de campagne à Bustan al-Qasr d'Alep, 29 janvier 2013.

Un véritable déluge de feu s'est abattu vendredi sur les quartiers rebelles d'Alep où des raids d'une violence inouïe du régime syrien et de son allié russe sèment la destruction et la mort en prélude à une opération terrestre d'envergure.

Cette pluie d'obus et de bombes sur la partie de la ville où vivent 250.000 habitants survient alors que les chefs de la diplomatie russe et américain doivent se retrouver vendredi à New York pour de nouvelles discussions sur un rétablissement de la trêve en Syrie, qui a volé en éclats lundi.

Selon le journaliste de l'AFP dans la partie rebelle d'Alep, les bombardements se succèdent sans discontinuité, les destructions sont considérables et les services de secours totalement impuissants.

Des avions de reconnaissance prennent des photographies aériennes avant qu'une escadrille de chasseur bombardiers russes ou syriens tirent des missiles.

Des immeubles sont entièrement rasés et des habitants se trouvent sous les décombres sans pouvoir être sauvés, comme dans le quartier d'Al-Kallasé, où les secouristes, avec seulement un bulldozer et leurs mains, fouillent de manière dérisoire dans les gigantesques amas de décombres engendrés par l'effondrement de trois bâtiments.

Deux centres des "Casques blancs" (les secouristes de l'opposition syrienne) ont été touchés par les bombardements. L'un d'eux est complètement dévasté et une ambulance ainsi qu'une voiture de pompiers sont hors d'usage.

Selon l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH), au moins sept personnes ont été tuées dans ces bombardements mais le bilan risque de s'alourdir car beaucoup de personnes se trouvent encore sous les décombres.

'Alep est attaquée'

Divisée depuis 2012 entre un secteur progouvernemental et un autre tenu par les insurgés, Alep est un objectif stratégique crucial dans un conflit qui a fait 300.000 morts en plus de cinq ans et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.

L'armée du régime de Bachar al-Assad, qui assiège la partie rebelle d'Alep quasiment en continu depuis deux mois, veut reconquérir la totalité de l'ancienne capitale économique de Syrie et a annoncé tard jeudi le début d'une offensive dans le secteur tenu par les insurgés.

Elle a notamment demandé aux habitants de s'éloigner des positions des groupes rebelles et assuré que les civils qui voudraient quitter les quartiers rebelles pour rejoindre le secteur gouvernemental de la ville ne seraient pas arrêtés.

"Nous avons commencé des opérations de reconnaissance et de bombardements aériens et d'artillerie", a affirmé une source militaire de haut niveau. "Elles peuvent durer des heures ou des jours avant une opération terrestre, dont le timing dépendra du résultat des frappes et de la situation sur le terrain".

"Nous avons frappé dès hier (ndlr: jeudi) les quartiers généraux des commandements des terroristes", a précisé cette source, utilisant la rhétorique du régime pour désigner tous ceux qui ont pris les armes contre lui.

"Les troupes au sol n'ont pas encore avancé sur le terrain", a par ailleurs affirmé à l'AFP un officier syrien à Alep.

Une autre source militaire à Damas a souligné que le "but de cette opération était d'étendre les zones de contrôle de l'armée". "Le nombre des combattants (du régime) permet très bien de commencer une opération terrestre car de nombreux renforts sont arrivés à Alep", a-t-elle ajouté.

"Ce qui se passe, c'est qu'Alep est attaquée et que tout le monde a repris les armes", a déclaré jeudi à New York l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

'Négociations par le feu'

Une trêve des combats initiée par Moscou et Washington a pris fin lundi en Syrie, chaque partie s'accusant mutuellement de l'avoir rompue. Elle n'a pas permis la livraison d'aide humanitaire dans la partie d'Alep assiégée par le régime.

Malgré des échanges diplomatiques acrimonieux ces derniers jours entre Russes et Américains, qui soutiennent des camps opposés dans le conflit syrien, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry se retrouvent vendredi à New York.

La veille, une réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) dans la même ville n'avait pas permis de rétablir la trêve des combats.

"Nous ne pouvons pas continuer plus longtemps sur cette voie", a jugé M. Kerry sur un ton particulièrement grave.

"Les combats ont commencé aussitôt après l'échec de cette réunion internationale. A Alep, ce sont les négociations par le feu", affirme un analyste proche du régime à Damas.

"Les Américains doivent comprendre que, tant qu'ils n'appliqueront pas leurs engagements (de l'accord de trêve), notamment le fait d'obtenir que les rebelles se distancient des jihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra), les Russes et l'armée syrienne avanceront", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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