Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mali

CPI: un jihadiste malien a fait vivre un "calvaire" aux habitants de Tombouctou

Mohamed Maouloud, un maçons réparateurs des mausolées détruits de Tombouctou, dit sa prière devant une tombe endommagée, Mali, 4 Avril 2014.

Un jihadiste malien accusé d'avoir participé à la démolition du patrimoine à Tombouctou a joué un rôle déterminant dans le "calvaire" et la "tyrannie" imposés aux habitants, a déclaré lundi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est accusé d'avoir participé en 2012 et 2013 à la démolition de mausolées dans la ville malienne et d'être responsable de viols et d'esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés.

Des accusations de torture pèsent également contre le jihadiste, qui a été remis en avril 2018 à la CPI par les autorités maliennes et transféré au centre pénitentiaire de la Cour, à La Haye.

Al Hassan comparaissait lundi devant les juges, qui doivent désormais décider s'il y a suffisamment de preuves contre lui pour aller jusqu'au procès. Leur décision pourrait prendre plusieurs mois.

"Al Hassan a lui-même arrêté des civils, les a interrogés et a participé à des tortures. Il a administré personnellement des flagellations, y compris sur des femmes", a lancé le procureur de la CPI, Fatou Bensouda.

La défense a quant à elle dénoncé l'"impartialité" d'une des juges assignés à l'affaire et a demandé sa récusation. La chambre n'a pas immédiatement statué sur cette requête.

Al Hassan, 40 ans, aurait été membre du groupe jihadiste Ansar Eddine et commissaire de la police islamique à Tombouctou. Il faisait partie des groupes armés qui ont pris le contrôle de la région reculée du nord du Mali en 2012 et "imposé leur vision de la religion, par la terreur", à une population locale qui a vécu un "calvaire imposé par un régime tyrannique", a déclaré Mme Bensouda.

L'homme d'origine malienne avait sous son contrôle environ 40 policiers islamiques. Toutes les infractions aux lois islamiques strictes étaient punies par des flagellations, des tortures et par la destruction de sites consacrés à des pratiques religieuses, a-t-elle poursuivi.

Al Hassan est le deuxième jihadiste islamique à être jugée par la CPI. Lors d'un verdict historique, la Cour avait condamné en 2016 un premier jihadiste malien, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, à neuf ans de prison pour avoir également pris part en 2012 à la démolition des mausolées protégés à Tombouctou, un site inscrit par l'Unesco au patrimoine mondial.

Toutes les actualités

Libération de deux Mauritaniens kidnappés le 18 juillet au Mali

umugabo washakaga guhitana Koloneli Asimi Goita Perezida w'inzibacyuho wa Mali aryamye mu ikamyoneti nyuma yo gutabwa muri yombi

Deux Mauritaniens enlevés au Mali le 18 juillet en compagnie de trois ressortissants chinois ont été libérés mardi, a indiqué une source proche du gouvernement mauritanien.

Les cinq hommes avaient été enlevés lors d'une attaque contre un site de construction d'une route à quelque 55 km de la ville de Kwala, dans le sud-ouest du Mali, non loin de la frontière mauritanienne, selon l'armée malienne.

Les deux Mauritaniens "ont été libérés cet après-midi par leurs ravisseurs et se trouvent désormais aux mains des autorités mauritaniennes", a dit à l'AFP un responsable du ministère mauritanien de la Communication, confirmant une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Ils se trouvent à Vassala, sur la frontière sud-est avec le Mali. Ils sont en bonne santé", a ajouté cette source, qui n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstance de leur libération ou sur l'identité des ravisseurs.

Ce responsable ayant requis l'anonymat et l'AMI n'ont pas non plus donné d'indications sur le sort des trois ressortissants chinois enlevés en même temps qu'eux.

L'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar avait rapporté que les assaillants, arrivés à moto, avaient incendié des réservoirs de carburant avant de s'enfuir avec les otages. Des équipements de chantier avaient également été détruits, avait indiqué l'armée malienne, sans plus de détails.

Les rapts, à la fois de Maliens et de ressortissants étrangers, sont monnaie courante dans le pays, foyer de violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent cette partie du Sahel depuis des années.

Cinq catholiques maliens avaient été kidnappés le 21 juin après leur départ de Ségué, une localité située sur le plateau dogon (centre) peuplé en grande partie de catholiques. Quatre d'entre eux avaient été libérés deux jours plus tard et le cinquième à la mi-juillet.

Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé dans le nord du Mali le 8 avril, est pour sa part toujours aux mains de ses ravisseurs.

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:07 0:00

Décès de l'homme soupçonné d'avoir tenté de poignarder le président malien de transition

Le personnel de sécurité escorte un agresseur présumé du président malien, le colonel Assimi Goita, hors de la grande mosquée Fayçal à Bamako, le 20 juillet 2021.

Un homme accusé d'avoir tenté de poignarder le président intérimaire du Mali, Assimi Goita, la semaine dernière, est mort à l'hôpital alors qu'il était détenu par les services de sécurité, a déclaré le gouvernement dans un communiqué dimanche.

Assimi Goita, un colonel des forces spéciales qui a orchestré deux coups d'État en moins d'un an, s'en est sorti indemne après que l'agresseur a tenté de le poignarder pendant la prière dans une mosquée de la capitale Bamako mardi dernier.

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00


Des agents de sécurité ont jeté un homme à l'arrière d'un pick-up militaire, selon une vidéo obtenue par Reuters, alors que le colonel Goita était aussitôt entouré de gardes du corps.

"Au cours des investigations (...) son état de santé s'est dédradé", lit-on dans le communiqué du gouvernement. Il a été transporté à l'hôpital, où il est décédé, ajoute le communiqué.

Une enquête est en cours pour déterminer la cause du décès.

Le Mali, théâtre d'opérations soutenues par la France contre les insurgés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique pendant une décennie, a été plongé dans la tourmente politique après qu'une junte militaire dirigée par M. Goita a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

M. Goita a été le vice-président du dirigeant de transition Bah Ndaw jusqu'à l'éviction de ce dernier en mai.

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Six athlètes maliens à Tokyo

Six athlètes maliens à Tokyo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG