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Premières sanctions de l'ONU contre des Maliens contrevenant à l'accord de paix

Affrontement entre le GATIA et la CMA dans la région de Gao, Mali, le 1 décembre 2016. (VOA/Kassim Traoré)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi ses premières sanctions contre des Maliens contrevenant à l'accord de paix de 2015, selon des sources diplomatiques qui ont souligné que de nouvelles mesures coercitives pourraient être encore prises à l'avenir.

Trois Maliens sont interdits de voyage, ont précisé ces sources. Il s'agit de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, secrétaire général de la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA), de Ahmoudou Ag Asriw, un cadre du Groupe d'autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia), et de Mahamadou Ag Rhissa, un homme d'affaires appartenant au Haut conseil pour l'unicité de l'Azawad (Hcua).

C'est la première fois que l'ONU cible des individus depuis l'adoption en 2017 d'un régime général de sanctions visant le Mali.

"Les sanctions visent des responsables intermédiaires à l'origine de blocages dans la mise en oeuvre de l'accord de paix, notamment parce qu'ils ont des liens avec des groupes terroristes ou ont des activités de trafic de drogue", a expliqué un diplomate sous couvert d'anonymat.

Les premières sanctions sont limitées à des interdictions de voyager mais pourraient être suivies de gels d'avoirs, a-t-il ajouté, assurant que les individus concernés se déplacent "beaucoup" entre différents pays du Sahel.

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, né le 16 avril 1972, est accusé par l'ONU d'avoir établi depuis 2016 des bases militaires et des points de contrôle dans la région de Tombouctou. Son groupe est impliqué dans des attaques meurtrières contre des forces maliennes, revendiquées par un groupe terroriste, le Groupe pour la défense des musulmans (Jnim).

Né le 1er janvier 1982, Ahmoudou Ag Asriw fait partie de la direction du Gatia. Il est accusé d'être impliqué dans des convois de drogue dans le nord du Mali depuis 2016 et d'avoir commis des violations du cessez-le-feu en 2017 et 2018 à Kidal. Il a mené en avril 2018 un convoi de quatre tonnes de résine de cannabis du nord du Mali vers le Niger, selon l'ONU.

Mahamadou Ag Rhissa, né le 1er janvier 1983, est influent dans la région de Kidal dans le nord du Mali. Suspecté de participation à des activités terroristes, il est aussi accusé d'être impliqué dans un trafic de pétrole entre l'Algérie et Kidal et dans un trafic de migrants. Il s'est rendu coupable de travail forcé, de punitions corporelles, d'emprisonnement et d'exploitation sexuelle, selon l'ONU.

Au Mali, des zones entières continuent d'échapper au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières malgré l'accord de paix avec l'ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes. Ces dernières années, ces attaques se sont étendues au centre et sud du Mali ainsi qu'au Burkina Faso et Niger voisins.

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Adoptions au Mali: la plainte pour "escroquerie" de neuf Français classée sans suite

Des enfants derrière une barrière de police à l'extérieur de l'hôtel Radisson à Bamako, le 21 novembre 2015. (AP Photo/Jerome Delay)

La plainte déposée pour "escroquerie" et "abus de confiance" par neuf Français estimant que leur adoption au Mali s'était faite dans des conditions frauduleuses a été classée sans suite, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

Cette plainte visait une association d'aide à l'adoption, Le Rayon de soleil de l'enfant étranger (RSEE), et une ancienne responsable locale, Danielle B., pour des faits qui se seraient produits entre 1989 et 1996, concernant des enfants nés au Mali entre 1984 et 1993.

Les faits qualifiés d'"escroquerie" étaient prescrits et ceux qualifiés de "recel d'escroquerie" et d'"abus de confiance" n'étaient "pas suffisamment caractérisés", a précisé le parquet.

Les avocats des plaignants, Me Noémie Saidi-Cottier et Me Joseph Breham, considéraient que l'association et l'ancienne responsable avaient "dupé les parents biologiques maliens (...) et les parents adoptifs français".

Ils pointent "un ensemble de manœuvres ayant convaincu les premiers de signer un acte valant décharge définitive de leur autorité parentale sur leur enfant et les seconds de régler des frais d'adoption pour un enfant qu’ils pensaient adopter légalement en France".

Selon eux, ceci permettait le prononcé par les tribunaux français d'adoptions plénières alors même que, selon les plaignants, des juridictions maliennes n'avaient autorisé que des adoptions temporaires, conformément à une disposition prévue dans la loi malienne sous le nom "d'adoption-protection".

Les parents biologiques pensaient donc que ces adoptions ne dureraient que le temps des études de leurs enfants et que ceux-ci reviendraient par la suite.

Au bout de quelques mois ou années, selon la plainte, ils perdaient tout contact avec leur enfant.

Dans d'autres cas, l'enfant était directement présenté comme abandonné à la justice malienne, qui prononçait leur adoption pleine, confirmée ensuite par la justice française.

Des soupçons autour de cette association, d'une autre de ses antennes locales et d'ex-collaborateurs de Danielle B. avaient déjà été relayés par des médias maliens dans les années 90.

Dans un communiqué publié sur son site internet, RSEE avait indiqué "réfute(r) toute participation (...) à un trafic d'être humain" et disait "se réserve(r) le droit d'intenter toute action afin de préserver ses droits et ceux de ses membres".

L'insécurité engendre un afflux de déplacés internes maliens vers les centres urbains

Des véhicules de l'armée malienne lors d’une opération de coordination tactique 'Hawbi' au centre du Mali, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger, 1er novembre 2017. AFP PHOTO / Daphné BENOIT

Les attaques meurtrières simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés contre quatre villages de la commune de Bankass, dans le centre du Mali, ont engendré des déplacements massifs des populations des villages environnants vers les villes.

Le 1er Juillet, aux environs de 16 heures, les villages de Gouari, Djimdo, Dialakanda, Pangadougou ont été attaqués, faisant un bilan total de 36 morts et de 5 blessés.

Selon les explications de Mr. Allaye Guindo, maire de la commune de Bankass, les populations des villages environnants, prises de panique, se déplacent actuellement par centaines de milliers vers les lieux un peu mieux sécurisés, et malgré la présence de l’armée malienne.

Une situation déplorable en ces débuts de l’hivernage, compliquant le lancement de la campagne agricole pour cette année dans ces zones.

Les rescapés de cette attaque sont exposés à une crise alimentaire, à laquelle vient s’ajouter la pandémie du nouveau coronavirus.

Lors d’une conférence de presse samedi dernier à la Maison des jeunes de Bamako, la capitale malienne, des associations et mouvements des ressortissants du pays Dogon ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de volonté de l’État malien de résoudre la crise du centre du Mali.

Désespéré et sans le sou, le maire de la commune de Bankass lance un appel d’urgence aux autorités maliennes et aux partenaires pour qu’ils viennent en aide à cette localité.

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