Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Moyen-Orient

Coronavirus: fermeture des accès aux pans de Cisjordanie sous autorité palestinienne

Désinfection autour du camp de réfugiés d'Aida à Bethléem le 16 mars 2020.

Les accès aux parties de Cisjordanie administrées par l'Autorité palestinienne ont été fermés pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, ont indiqué mercredi les autorités israéliennes et palestiniennes.

Cette décision a été prise en coordination avec l'Autorité palestinienne, a indiqué Yotam Shefer, à la tête du département international du Cogat, l'organisme israélien chargé des activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Les Palestiniens souffrant de maladies graves seront toutefois autorisés à entrer en Israël afin d'y être soignés, a affirmé M. Shefer lors d'une vidéo-conférence. Par ailleurs, les étrangers résidant en Israël ne seront pas autorisés à entrer en Cisjordanie, a-t-il ajouté.

Israël contrôle la zone dite "C" de la Cisjordanie, territoire palestinien qu'il occupe depuis la guerre de 1967 et dont il contrôle tous les accès.

L'Autorité palestinienne exerce des pouvoirs plus ou moins limités sur les zones "A" et "B", principalement urbaines et qui représentent 40% du territoire de la Cisjordanie, conformément aux accords d'Oslo de 1993 sur l'autonomie palestinienne.

La fermeture concerne les accès aux zones "A" et "B", et s'applique à tous les Palestiniens, a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement palestinien Ibrahim Melhem, ajoutant que la circulation des marchandises n'était elle pas affectée.

Quelque 70.000 Palestiniens de Cisjordanie travaillent en Israël, principalement dans l'agriculture et le bâtiment, et font le trajet tous les jours.

Mardi soir, le gouvernement palestinien a indiqué qu'ils avaient trois jours pour trouver un moyen de rester en Israël pour les prochains mois, sans quoi ils devraient rester en Cisjordanie.

La police palestinienne va établir des points de passage à la sortie des villes pour contrôler les allées et venues, a indiqué M. Melhem.

"Ceci est mis en place en totale coordination avec les Israéliens", a-t-il souligné.

Des milliers de Palestiniens sont passés en Israël mercredi matin, dont beaucoup avec un sac sur le dos, a constaté un photographe de l'AFP.

Les Palestiniens travaillant dans les colonies israéliennes peuvent continuer à s'y rendre chaque jour, a précisé M. Shefer.

Mais M. Melhem a lui appelé les travailleurs à ne pas se rendre dans les colonies pour réduire au maximum les risques de contagion.

Plus de 400.000 colons israéliens vivent parmi trois millions de Palestiniens en Cisjordanie.

Dans l'enclave palestinienne de Gaza, le point de passage avec Israël est fermé depuis plusieurs jours et le restera, a indiqué M. Shefer.

Israël a durci mardi les mesures destinées à freiner la propagation du virus, interdisant notamment les déplacements "non-essentiels".

A ce jour, 433 contaminations ont été recensées en Israël, et 44 dans les Territoires palestiniens.

Toutes les actualités

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

Les Prix internationaux de la liberté de la presse honorent la bravoure

Les Prix internationaux de la liberté de la presse honorent la bravoure
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:39 0:00

A Gaza, un premier tournoi de boxe 100% féminin

A Gaza, un premier tournoi de boxe 100% féminin
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:18 0:00

Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:03 0:00

Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Voir plus

XS
SM
MD
LG