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Des centaines de touristes coincés en Amérique latine

Soldat montant la garde à Lima, au Pérou, le 16 mars 2020. Le président péruvien Martin Vizcarra a déclaré l'état d'urgence, ordonnant aux citoyens de rester chez eux. (AP Photo/Rodrigo Abd)

Un énorme cadenas bloque la grille de l'aéroport de Lima, un des principaux hubs aériens d'Amérique latine, gardé par des militaires équipés de masques chirurgicaux et de fusils d'assaut.

Depuis lundi à 23h59, tous les vols internationaux et nationaux sont cloués au sol péruvien. Le Pérou a fermé pour 15 jours toutes ses frontières pour tenter de freiner la progression du nouveau coronavirus.

Dans une Amérique latine qui se claquemure d'heure en heure, les touristes bloqués par les décision des différents gouvernements se comptent par milliers.

"Tout allait bien jusqu'à dimanche soir", raconte Kenza Hraoui, une parisienne en voyage au Pérou avec une amie depuis le 7 mars.

Actuellement à Cuzco, l'ancienne capitale de l'Empire inca, dans le sud-est du pays, elle devait visiter lundi à l'aube le célèbre site de Machu Picchu. Mais le président péruvien venait de décréter l'état d'urgence et le confinement de la population pour deux semaines. La citadelle inca est donc restée fermée.

"On a réussi à avoir l'ambassade de France à Lima, ils nous ont dit de prendre notre mal en patience. Ici (à Cuzco) ça va, on peut aller faire quelques courses mais le reste du temps on ne doit pas sortir de l'hôtel. On est un peu perdus, le plus difficile, c'est le manque de clarté pour la suite", ajoute-t-elle, estimant qu'une "centaine" de Français se trouvent coincés à Cuzco.

Et gare à ceux qui ne respectent pas la quarantaine! En Colombie, six voyageurs français et espagnols ont été expulsés pour ne pas avoir pas respecté l'auto-isolement imposé par le gouvernement. Même chose en Argentine, où près de 300 touristes qui continuaient de se promener, ont été expulsés ces derniers jours, selon les médias locaux.

A travers la région, les principaux sites touristiques, qui accueillent en temps normal des flots ininterrompus de touristes, ont baissé le rideau les uns après les autres. À Rio de Janeiro, le Mont du Pain de Sucre et le Christ rédempteur sont fermés au public à partir de mardi et mercredi.

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Arrêt d'une campagne contre les violences conjugales au Chili mettant en scène un meurtrier

Manifestation contre la violence sexiste à Santiago, Chili, le 4 décembre 2019. (REUTERS/Pablo Sanhueza)

Le gouvernement chilien a retiré, face à un déluge de critiques, une campagne sur les réseaux sociaux montrant un homme condamné pour le meurtre de son épouse plaider de façon larmoyante contre les violences faites aux femmes.

"Ma chère petite fille, ma princesse. En ces jours d'enfermement tu me manques plus que jamais, et je suis très inquiet depuis que je sais que ton petit ami t'a agressée", dit le prisonnier dans cette vidéo.

"Mon âme pleure pour ce qui t'arrive. Peut-être suis-je puni par la vie pour ce que j'ai fait à ta grand-mère. Même si elle n'est plus parmi nous, il ne se passe aucune nuit sans que je ne lui demande pardon pour tout le mal que je lui ai fait", poursuit l'individu, qui conclut: "Il n'est jamais trop tard pour réfléchir et pour demander pardon pour les erreurs du passé".

Cette campagne a soulevé un tollé, notamment parmi les organisations de défense des droits humains. "Les larmes d'un agresseur ne servent à rien pour en finir avec la violence contre les femmes", a dénoncé le Réseau chilien contre les violences faites aux femmes.

"Ne viens pas avec tes lettres, ne viens pas demander pardon ou la compassion parce qu'ici le coupable, celui qui a frappé, c'est toi", a protesté l'ONG Corporacion Matria.

Face aux critiques, la ministre chilienne de la Femme, Macarena Santelices, a présenté ses excuses et annoncé le retrait immédiat de la campagne. "Un agresseur ne pourra jamais se justifier", a-t-elle déclaré.

Paris dément la présence de Juan Guaido dans son ambassade à Caracas

L'opposant vénézuélien Juan Guaidó lors d'une conférence de presse à Caracas, le 23 mars 2020. (Photo Álvaro Algarra/VOA)

La France a démenti vendredi que le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido se soit réfugié dans son ambassade à Caracas, comme l'a affirmé le chef de la diplomatie vénézulienne Jorge Arreaza en réclamant son arrestation.

"M. Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence (de l'ambassadeur) de France à Caracas", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der Mühll.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que l'opposant se trouvait dans "l'ambassade de France" et qu'un autre opposant, Leopoldo Lopez, avait lui trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur d'Espagne.

"Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d'une ambassade de quelque pays que ce soit (...)et faire en sorte que la Justice [les] arrête de force", a-t-il ajouté en référence à l'inviolabilité des représentations diplomatiques.

Le procureur général Tarek William Saab accuse Juan Guaido d'avoir fomenté une tentative d'invasion avec la complicité des Etats-Unis, début mai, et d'encourager des actions déstabilisatrices "en pleine pandémie" du nouveau coronavirus.

Au total, 45 personnes, dont deux anciens soldats américains, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans cette "invasion" manquée, qui avait consisté en un débarquement d'hommes le 3 mai à Macuto, à moins d'une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Washington a démenti toute implication.

En mars, Juan Guaido avait déjà été convoqué par le ministère public dans le cadre d'une enquête pour "tentative de coup d'Etat" et "tentative de magnicide" contre le président Nicolas Maduro.

- Tensions diplomatiques avec Paris-

Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l'ambassadeur de France au Venezuela, Romain Nadal. Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside et sa résidence est privée d'eau et d'électricité.

La France a convoqué le 14 mai l'ambassadeur du Venezuela à Paris pour protester contre cette situation qui "porte atteinte au fonctionnement normal" d'une représentation diplomatique.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela, ainsi qu'à l'encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires du pays. L'Iran lui a envoyé un pétrolier le 26 mai afin de pallier les difficultés de l'industrie locale d'extraction et de raffinage de brut. Nicolas Maduro jouit aussi du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie.

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants

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Au moins 26 morts dans deux tempêtes en Amérique centrale

Voitures balayées lors d'inondations causées par la tempête tropicale Cristobal à Panchimalco au Salvador, le 3 juin 2020. (Marvin Recinos/AFP)

Au moins 26 personnes ont été tuées depuis la semaine dernière en Amérique centrale lors du passage des tempêtes tropicales Amanda et Cristobal, selon un nouveau bilan.

Au Salvador, les deux tempêtes ont fait 20 morts et 13 disparus.

Selon la cheffe de cabinet du gouvernement, Carolina Recinos, 11.179 personnes ont été évacuées et transférées dans 210 abris à travers le pays.

Amanda, qui s'est abattue sur la région dimanche, a par ailleurs fait au moins quatre morts au Honduras et deux au Guatemala.

Amanda et Cristobal ont provoqué inondations, glissements de terrain, coupures de courant et d'alimentation en eau potable.

Les prévisions météorologiques indiquent que les fortes pluies pourraient se poursuivre jusqu'à vendredi ou samedi au Salvador, où les autorités ont appelé la population à rester en alerte.

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale

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