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Coronavirus: des milliers de manifestants anti-restrictions en Allemagne

La chancelière Angela Merkel se rend à pied à la Chancellerie, accompagnée de ses gardes du corps, à Berlin, Allemagne, le 13 mai 2020.

Plusieurs milliers de personnes, venues notamment de l'extrême droite et de la mouvance conspirationniste, ont manifesté samedi en Allemagne contre les restrictions anti-coronavirus, des rassemblements hebdomadaires depuis début avril qui prennent de l'ampleur et inquiètent les autorités.

"Il n'y a aucune preuve que le port du masque aide en quoi que ce soit", affirme Markus Windebrandt, 43 ans, venu défiler à Munich (sud).

Les restrictions de mouvement qui subsistent ans le pays "servent à remplir un dessein qui n'a rien à avoir avec la santé", dit un autre, Gerion. Beaucoup des sympathisants de ce mouvement dénoncent un projet de dictature qui serait à l'oeuvre.

Dans la capitale bavaroise, un millier de protestataires ont été autorisés à se rassembler. Mais il y en avait beaucoup d'autres tout autour, que la police a dû parfois disperser.

Scénario similaire à Stuttgart (ouest), où la municipalité avait autorisé 5.000 personnes à venir sur une place. Là aussi, elle a dû faire évacuer le trop-plein vers des rues adjacentes.

- 'Nazis dehors!"' -

Au total, les rassemblements se sont tenus dans une vingtaine de villes, réunissant souvent plusieurs centaines de personnes, notamment Francfort avec 1.500 protestataires et autant de contre-manifestants défilant aux cris de "les Nazis dehors!", Brême, Nuremberg, Leipzig, ou Hambourg.

Dans cette ville du nord de l'Allemagne des échauffourées ont opposé manifestants anti-restrictions et de contre-manifestants de gauche. Ces derniers portaient des banderoles affirmant "ce sont les théories du complot qui mettent votre santé en danger!".

Des incidents ont été aussi signalés à Berlin entre des protestataires et la police.

A Dortmund (ouest), une centaine de personnes ont manifesté. "Nous sommes ici car nous nous inquiétons pour les libertés publiques", explique Sabine, 50 ans.

"Sous couvert de lutte contre la pandémie, qui a vraiment baissé en Allemagne et est même quasiment maîtrisée ici à Dortmund, des lois d'exception contournent la constitution", accuse-t-elle.

Ces rassemblements réunissent un assemblage hétéroclite de militants extrémistes, de personnes authentiquement inquiètes d'une limitation de libertés publiques, d'opposants aux vaccins, voire d'antisémites. Tous se rejoignent pour dénoncer le port du masque dans les magasins ou les restrictions de mouvement qui subsistent après le déconfinement.

- Merkel visée -

Vendredi, des protestataires ont déposé une imitation de pierre tombale devant la permanence de députée de la chancelière Angela Merkel à Stralsund, dans le nord.

Accroché dessus: un masque de protection. Et un slogan comparant la mobilisation actuelle avec les manifestations populaires ayant précédé l'effondrement de la dictature communiste est-allemande en 1989.

Cette mobilisation est soutenue par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui espère bien regagner le terrain perdu au pic de la pandémie de coronavirus: Angela Merkel jouit d'une popularité insolente en raison d'une gestion de l'épidémie ayant permis à l'Allemagne d'être moins touchée que ses voisins.

Le mouvement n'est pas marginal. Près d'un Allemand sur quatre dit comprendre les manifestations, selon un sondage Civey.

La chancelière a elle-même jugé ces marches "alarmantes", auprès de dirigeants de son parti, et accusé la Russie d'être derrière des opérations de désinformation qui les nourriraient, selon le quotidien populaire Bild.

- Antisémitisme -

Le phénomène semble avoir pris par surprise les autorités, d'autant qu'il gagne en intensité au moment où l'Allemagne a entamé une levée significative des restrictions.

Le chef du gouvernement de la puissante région de Bavière, Markus Söder, considéré comme un successeur possible d'Angela Merkel au pouvoir, a appelé le monde politique "à ne pas commettre la même erreur qu'avec Pegida".

Lancé en 2014 à partir de manifestations spontanées et hebdomadaires à Dresde en Saxe, le mouvement islamophobe allemand Pegida fut à l'origine de la poussée de l'extrême droite anti-migrants en Allemagne, devenue aujourd'hui la première force d'opposition à la chambre des députés.

Ces manifestations "constituent un réservoir dans lequel antisémites, conspirationnistes et négationnistes peuvent se retrouver", met en garde Felix Klein, commissaire du gouvernement pour la lutte contre l'antisémitisme.

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Accord post-Brexit: une "nécessité absolue" selon Dublin

Le nouveau Premier ministre irlandais Micheal Martin a indiqué jeudi être convenu avec son homologue britannique Boris Johnson de la "nécessité absolue" de conclure un accord de libre-échange post-Brexit entre Londres et l'Union européenne, malgré le manque de progrès dans les négociations.

Désigné fin juin à la tête du gouvernement irlandais, le dirigeant de centre droit a rencontré pour la première à Belfast Boris Johnson, en visite officielle en Irlande du Nord, province britannique en première ligne de potentielles perturbations liées à la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Nous sommes tous les deux convenus de l'absolue nécessité de (conclure) un accord de libre-échange qui serait exempt de droits de douane et de quota", a déclaré M. Martin à la télévision irlandaise RTE, vantant cela comme "la meilleure solution possible pour l'UE, le Royaume-Uni et les entreprises situées sur l'île d'Irlande".

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l'Union européenne - dont la République d'Irlande fait partie - fin janvier, mais les échanges commerciaux des deux parties restent régis jusqu'au 31 décembre par la législation européenne, le temps qu'elles concluent un nouvel accord commercial.

En cas de "no deal" (absence d'accord) au 31 décembre, les échanges de Londres avec ses anciens partenaires se dérouleront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui prévoient d'importants droits de douane.

Et au vu des divergences persistantes, Londres a averti se satisfaire d'un accord a minima "à l'australienne", où les règles de l'OMC s'appliqueraient sur la plupart des produits, plutôt que l'accord sans quota ni droit de douane mis sur la table par Bruxelles en échange de concessions.

Une absence d'accord serait très risquée pour la République d'Irlande, frontalière de la province d'Irlande du Nord. Londres veut à tout prix éviter le retour à une frontière physique entre les deux Irlande.

Le Premier ministre irlandais Michael Martin a déclaré que son homologue britannique l'avait "assuré être très investi pour parvenir à un accord commercial avec l'Europe", indiquant que les deux dirigeants comptaient "se rencontrer régulièrement" pour discuter du Brexit.

Les négociations entre Londres et Bruxelles, perturbées par la pandémie de nouveau coronavirus, s'enlisent et aucun progrès n'a été réalisé en l'état.

Les discussions entre les deux parties doivent reprendre la semaine prochaine à Bruxelles. Le négociateur britannique David Frost a répété jeudi sur Twitter estimer qu'un accord "(pouvait) être atteint en septembre".

La Russie dénonce des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus

Le dirigeant russe Vladimir Putin et son homologue du Bélarus Alexandre Loukachenko.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé jeudi des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus, en proie à des protestations depuis quatre jours contre la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.

La Russie voit "des tentatives claires d'ingérence étrangère visant à diviser la société et déstabiliser la situation" au Bélarus, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'un briefing.

Depuis dimanche soir, le Bélarus est le théâtre de manifestations contre la réélection de M. Loukachenko, au pouvoir dans cette ex-république soviétique depuis 26 ans.

Les protestations ont été violemment réprimées par la police, faisant deux morts, des dizaines de blessés et donnant lieu à des milliers d'arrestations.

"Nous appelons tout le monde à la retenue (...) et espérons que la situation dans le pays va bientôt se normaliser", a souligné Mme Zakharova.

"La Russie a été et reste un allié fidèle et ami du peuple fraternel bélarusse", a-t-elle également assuré.

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