Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Moyen-Orient

Conflit syrien : Erdogan menace le régime d'Assad, la tension monte entre Ankara et Moscou

Recep Tayyip Erdogan à Ankara en Turquie, le 11 février 2020.

Le président Recep Tayyip Erdogan a menacé mercredi de frapper "partout" le régime syrien en cas de nouvelle attaque contre les forces turques, au moment où l'escalade des tensions donne lieu à des échanges acrimonieux entre Ankara et Moscou.

La province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, est au coeur de ces tensions : en dépit d'un accord de désescalade entre Ankara et Moscou, le régime y mène depuis plusieurs mois une offensive, avec l'appui de l'aviation russe.

A la catastrophe humanitaire - environ 700.000 personnes ont fui l'offensive -, s'est ajoutée une crise inédite entre Ankara et Damas, après la mort de 14 soldats turcs en une semaine dans des bombardements de l'artillerie syrienne.

Dans un discours au vitriol prononcé mercredi à Ankara, M. Erdogan a menacé de "frapper le régime partout" en Syrie en cas de nouvelle attaque contre les forces turques à Idleb.

Il a en outre réitéré un ultimatum au régime le sommant de se retirer de certaines positions à Idleb d'ici fin février, menaçant de l'y contraindre en faisant "tout ce qui est nécessaire, sur terre et dans les airs".

Damas a rejeté les menaces turques, les qualifiant de "déclarations creuses et ignobles ne pouvant provenir que d'une personne déconnectée de la réalité".

Ces derniers jours, la Turquie a considérablement renforcé sa présence militaire dans la province d'Idleb, où le régime et la Russie ont enregistré des gains face aux groupes rebelles et jihadistes ces dernières semaines.

- Tensions Ankara-Moscou -

Ankara s'intéresse de près à Idleb en raison de sa proximité avec la frontière turque, redoutant que l'offensive du régime syrien ne provoque un nouvel afflux de réfugiés vers la Turquie, qui accueille déjà 3,7 millions de Syriens.

La montée des tensions à Idleb a en outre commencé à éroder l'entente entre la Russie et la Turquie, qui, en dépit de leurs intérêts contradictoires en Syrie, ont renforcé leur coopération depuis 2016.

Fruit de ce partenariat et des bonnes relations entre M. Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, Ankara et Moscou avaient notamment parrainé en 2018 un accord prévoyant la cessation des hostilités à Idleb.

Rompant avec son habituelle retenue lorsqu'il s'agit de la Russie, M. Erdogan a accusé mercredi Moscou de prendre part au "massacre" de civils au côté des forces du régime à Idleb et dénoncé les "promesses qui ne sont pas respectées".

Peu de temps après, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a accusé la Turquie de ne rien faire pour "neutraliser les terroristes à Idleb", une situation qu'il a jugée "inacceptable".

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a rejeté les accusations de M. Erdogan, notant que Moscou et Ankara avaient "des interprétations divergentes" concernant la situation à Idleb.

Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a imputé à la Turquie la responsabilité de "la crise à Idleb", accusant Ankara de "ne pas tenir ses obligations de séparer les combattants de l'opposition (syrienne) modérée" de ceux des groupes jihadistes.

Dernier bastion de l'opposition à M. Assad après près de neuf ans d'un conflit ayant fait plus de 380.000 morts et des millions de réfugiés, la province d'Idleb est dominée par des groupes jihadistes.

Damas et Moscou affirment y combattre des "terroristes", mais M. Erdogan les a accusés de viser "majoritairement des civils" dans le but de pousser les populations vers la frontière turque.

- Affrontement régime-USA -

Signe toutefois qu'Ankara souhaite maintenir le dialogue avec Moscou, le chef de la diplomatie turque a annoncé l'envoi dans les prochains jours d'une délégation en Russie pour essayer de trouver une solution à la crise d'Idleb.

Alors que l'attention est rivée sur la situation à Idleb, la région de Qamishli, dans le nord-est, a été le théâtre mercredi d'une rare altercation entre des militaires américains et des forces pro-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, une patrouille américaine a répliqué à des tirs d'armes légères après être tombée sur un checkpoint des forces loyales à M. Assad.

D'après l'OSDH, ces affrontements ont fait un mort côté régime et ont pris fin après un raid américain sur le secteur ayant permis l'évacuation de deux véhicules militaires américains retenus dans le village de Kherbat Ammo.

Alors que la crise d'Idleb tend les relations entre la Turquie et la Russie, les Etats-Unis ont apporté un soutien franc aux autorités turques.

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Syrie, James Jeffrey, devait rencontrer mercredi plusieurs responsables turcs à Ankara. Lors de son arrivée mardi soir, il a assuré que Washington voulait soutenir la Turquie "autant qu'il est possible".

A Bruxelles, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a évoqué la situation à Idleb avec son homologue américain Mark Esper en marge d'une réunion de l'Otan, selon Ankara.

Toutes les actualités

Minute Éco: nouveau budget en RDC et chômage des Américains naturalisés

Minute Éco: nouveau budget en RDC et chômage des Américains naturalisés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Minute Eco: Baisse de la production pétrolière du Gabon et la BAD investit en Guinée

Minute Eco: Baisse de la production pétrolière du Gabon et la BAD investit en Guinée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Des mesures pour enrayer une deuxième vague du nouveau coronavirus qui pointe timidement

Une personne portant un masque fait du vélo sur la place du Duomo, dans la Lombardie en Italie, après que le gouvernement a introduit de nouvelles mesures restrictives en raison d'une hausse du nombre d'infections par le COVID-19, Italie 19 octobre 2020. REUTERS/Flavio Lo Scalzo

Le nouveau coronavirus qui a déjà infecté plus de 40 millions de personnes et tué près de 1.114.500 dans le monde refait lentement surface après une courte période d'accalmie. Les autorités adoptent des nouvelles mesures pouvant faire craindre un nouveau confinement généralisé.

En Belgique, les cafés et restaurants garderont portes closes pour un mois à compter de ce lundi. La mesure se double d'un couvre-feu entre minuit et 5h du matin. Pareil pour la Slovénie qui va mettre en place un couvre-feu dès demain.

La Suisse interdit les rassemblements publics spontanés de plus de 15 personnes et réglemente les manifestations privées de plus de 15 personnes à compter d’aujourd’hui. Le port du masque devient obligatoire dans les espaces clos accessibles au public.

L'Autriche restreint aussi les rassemblements à six personnes à l'intérieur et à 12 personnes à l'extérieur, à l'exception des cérémonies funéraires.

L'Iran a enregistré lundi 337 décès supplémentaires liés au nouveau coronavirus.

L'Irlande sera le premier pays de l'UE à reconfiner l'ensemble de sa population pour six semaines, à partir de la nuit de mercredi à jeudi, pour faire face à la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi son Premier ministre Micheal Martin. Tous les commerces non essentiels devront fermer et les bars et les restaurants ne pourront servir que de la nourriture à emporter.

Le Pays de Galles instaurera à partir de vendredi un confinement de deux semaines pour tenter de freiner la deuxième vague de la pandémie, introduisant ainsi les restrictions les plus dures au Royaume-Uni.

Le Canada a franchi lundi le cap des 200.000 cas et s'approchait des 10.000 morts, en pleine deuxième vague de coronavirus, selon les chiffres officiels des provinces compilés par plusieurs chaînes de télévision.

La frontière entre les Etats-Unis et le Canada restera fermée aux déplacements non essentiels jusqu'au 21 novembre. Les États-Unis restent le pays le plus touché en nombre de morts et de cas.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, suivi par le Brésil, l'Inde, le Mexique et le Royaume-Uni.

En Afrique du Sud Zweli Mkhize, ministre de la santé, et son épouse sont aussi testés positifs. M. Mkhize est le cinquième membre du gouvernement à attraper le virus.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine Saëb Erakat, 65 ans, infecté par le nouveau coronavirus alors qu'il est atteint de fibrose pulmonaire, est dans un "état critique", a indiqué l'hôpital de Jérusalem où il a été transféré.

Nouveaux bilans et faits marquants de la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans et faits marquants de la pandémie dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:15 0:00

Israël et Bahreïn ont scellé dimanche un accord établissant des relations diplomatiques

Israël et Bahreïn ont scellé dimanche un accord établissant des relations diplomatiques
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG