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Compromis au Congrès pour une hausse du budget américain

Le chef de la majorité au sénat Mitch McConnell, après avoir annoncé un accord au Sénat à Washington, le 7 février 2018.

Les dépenses publiques américaines devraient fortement augmenter dans les deux prochaines années, selon un accord scellé mercredi par la majorité républicaine et l'opposition démocrate du Sénat américain, et qui doit encore être voté par les parlementaires.

Si ce compromis se concrétisait, le président Donald Trump obtiendrait la hausse voulue du budget militaire. Mais les républicains ont concédé en échange aux démocrates une augmentation comparable du reste du budget, acceptant de faire sauter les verrous d'austérité qui contraignaient les dépenses fédérales depuis 2011.

Les parlementaires ont au passage remis à plus tard la question épineuse de la régularisation des centaines de milliers de clandestins appelés "Dreamers" (rêveurs), provoquant une grogne chez certains démocrates.

Le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, et son homologue démocrate, Chuck Schumer, ont annoncé mercredi cet accord, portant sur les montants des budgets 2018 et 2019. Il mettrait fin au rythme de financements de court terme qui étaient devenus la norme et empêchaient le gouvernement de planifier à long terme ses dépenses et investissements.

Le président Trump a annoncé son soutien entier, bien que le compromis n'inclue rien pour ériger le mur promis à la frontière mexicaine, une de ses principales promesses de campagne.

"Cet accord budgétaire est trop important pour notre grande armée", a-t-il tweeté. "Républicains et démocrates doivent soutenir nos soldats et soutenir cette loi!"

"Personne ne dira que c'est un accord parfait, mais nous avons tout fait pour trouver un terrain d'entente", a déclaré de son côté Mitch McConnell. "Après des mois d'impasse budgétaire, cet accord sur le budget est une vraie percée", s'est félicité Chuck Schumer.

- Finie l'austérité -

L'accord, dont les montants exacts n'ont pas encore été rendus publics, devra être adopté par un vote des sénateurs, puis par la Chambre des représentants, où il n'est pas assuré que les conservateurs d'un côté, et une partie des démocrates partisans d'une réforme migratoire de l'autre, l'approuvent.

Chuck Schumer estime avoir obtenu une victoire importante pour les portefeuilles non-militaires. Il a énuméré les dizaines de milliards supplémentaires gagnés pour la lutte contre les opiacés, pour la couverture maladie des enfants, pour des investissements dans les infrastructures...

Quant aux républicains, ils confirment la relance des dépenses militaires réclamées par Donald Trump. En novembre, le Congrès avait donné un premier feu vert à 700 milliards de dollars pour 2018, soit 15% de plus que lors de la dernière année du mandat de Barack Obama, en 2016.

"Les gagnants sont les hommes et les femmes de nos forces armées", a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre. Le secrétaire à la Défense, selon lui, "aura enfin les moyens de reconstruire une armée dangereusement diminuée".

Une aide de dizaines de milliards de dollars pour les Etats ravagés par les ouragans et incendies de l'an dernier fait également partie de l'accord, ainsi que le relèvement du plafond de la dette jusqu'en mars 2019, un sujet explosif, notamment pour les conservateurs.

- Les clandestins attendent -

"Maintenant, il faut finir le boulot", a ajouté Chuck Schumer.

Le plus pressant est d'éviter une fermeture partielle des administrations en finançant l'Etat fédéral au-delà de jeudi, la date-butoir actuelle.

Pour y parvenir, le Congrès veut voter six semaines de crédits, jusqu'au 23 mars, afin de donner du temps aux élus pour transcrire l'accord budgétaire en proposition de loi.

Mais les conservateurs de la Chambre protestent déjà contre la hausse annoncée des dépenses fédérales et l'augmentation conséquente du déficit.

Et, toujours à la Chambre, la cheffe démocrate Nancy Pelosi a prévenu qu'elle voterait non si un débat sur l'immigration n'était pas mis à l'ordre du jour.

Battant un record de durée, elle s'est exprimée mercredi dans l'hémicycle pendant plus de sept heures, en continu, debout, pour protester, lisant des témoignages de "Dreamers" et appelant Paul Ryan à imiter son homologue du Sénat, Mitch McConnell, qui a promis de s'engager pour la semaine prochaine.

"Remettez-vous en à la sagesse du Congrès", a-t-elle lancé. "De quoi avez-vous peur ?"

Les Dreamers étaient protégés de toute expulsion par le programme Daca, créé par Barack Obama en 2012. Le gouvernement a prévenu qu'il ne renouvellerait plus les permis arrivant à expiration au-delà du 5 mars, bien qu'un juge fédéral ait suspendu la décision, et que la Cour suprême ait été appelée à trancher.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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