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Optimisme sur le budget et pessimisme sur l'immigration aux Etats-Unis


Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, et Nancy Pelosi, tiennent une conférence de presse au Capitole à Washington, le 13 mars 2017.

Un accord budgétaire de long terme était en vue au Congrès américain pour éviter une paralysie fédérale jeudi soir, mais aucun compromis sur la régularisation de centaines de milliers de jeunes sans-papiers n'en faisait partie.

Les leaders de la majorité républicaine et de l'opposition démocrate du Sénat ont annoncé chacun une percée et être très proches d'un accord global sur les budgets 2018 et 2019 de l'Etat fédéral.

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Ce qui tranche avec une petite phrase du président Donald Trump, qui a appelé de ses vœux mardi à un "shutdown" des administrations fédérales face à ce qu'il considère être une attitude intransigeante des démocrates sur l'immigration clandestine.

"J'adorerais une paralysie si on ne peut pas régler tout ça", a-t-il dit, en parlant de la violence commise par les immigrés clandestins, et notamment les gangs comme le gang salvadorien MS-13.

"Si nous devons fermer parce que les démocrates sont contre la sécurité... qu'on ferme", a dit le dirigeant.

Mais au Capitole, les leaders des partis s'éloignaient au contraire d'une crise budgétaire.

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"Nous sommes sur le point de finaliser un accord, très bientôt", a déclaré le chef du Sénat, le républicain Mitch McConnell.

"J'espère que nous aurons un accord très bientôt", a dit le démocrate Chuck Schumer, très satisfait.

Cet accord répondrait aux exigences démocrates de voir des hausses similaires entre la défense (priorité républicaine) et le reste du budget, notamment la santé et l'éducation.

En revanche, les démocrates semblent avoir abandonné leur condition sur la régularisation des jeunes clandestins protégé par le programme temporaire Daca, supprimé par Donald Trump avec comme date effective le 5 mars. Le compromis n'aborde pas cette question.

"Je suis de plus en plus pessimiste sur l'immigration", a confié le sénateur républicain Lindsey Graham.

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Selon lui, la seule solution probable pour les jeunes bénéficiaires de Daca sera une prorogation d'un an ou deux, par le Congrès, de leur statut temporaire, mais sans régularisation permanente.

John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche, a exclu tout décret présidentiel prorogeant le statut Daca, répétant que le président avait mis sur la table la régularisation de 1,8 millions de jeunes clandestins en échange d'un durcissement des lois migratoires et de la construction du mur frontalier. Ce nombre inclut selon lui ceux qui se sont inscrits à Daca et "d'autres qui étaient trop paresseux pour se bouger les fesses".

Une fois les questions budgétaires réglées, avant l'expiration des crédits actuels jeudi soir à minuit, le Sénat débattra la semaine prochaine d'une hypothétique réforme de l'immigration.

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Mais aucun sénateur ne sait quelle mesure sera susceptible de recueillir les 60 voix sur 100 requises. C'est cette majorité qualifiée qui explique que l'opposition démocrate a son mot à dire dans tout débat, un véritable pouvoir de blocage.

Si le Congrès ne vote pas de crédits, l'Etat fédéral doit "fermer" et renvoyer chez eux les fonctionnaires jugés non essentiels. C'est arrivé pendant trois jours en janvier, et pendant plus de deux semaines en 2013.

Avec AFP

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