Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Portrait de Tammy Duckworth, une "héroïne américaine"

Tammy Duckworth a perdu ses deux jambes et frôlé la mort en Irak, le 12 novembre 2004.

Le parcours politique de Tammy Duckworth est marqué par les premières. Première élue de Washington amputée des deux jambes, premier membre du Congrès né en Thaïlande. En avril, elle devrait être la première sénatrice à accoucher pendant son mandat.

"Et bien, il était temps" pour le Sénat, a déclaré l'ancienne combattante de la guerre en Irak, âgée de 49 ans, après avoir annoncé sa grossesse mardi. Les neuf autres femmes du Congrès ayant eu un enfant pendant leur mandat étaient des élues de la Chambre des représentants.

"Je ne peux pas croire qu'il ait fallu attendre 2018. Ca dit quelque chose du manque de représentativité qui existe dans notre pays", a-t-elle dénoncé dans les pages du Chicago Tribune.

Occupant l'ancien siège de Barack Obama, la sénatrice démocrate n'a pas la langue dans sa poche. La semaine dernière, debout sur ses jambes en titane, elle a reproché à Donald Trump d'avoir accusé son parti de "prendre en otage" l'armée pendant le "shutdown".

"Je n'ai pas de leçon à recevoir sur les besoins militaires de quelqu'un qui a échappé à cinq reprises à la conscription", a lancé l'ancienne militaire, accusant le commandant en chef d'avoir évité la mobilisation pendant la guerre du Vietnam.

- Défier la mort -

Tammy Duckworth a perdu ses deux jambes et frôlé la mort en Irak, le 12 novembre 2004. L'hélicoptère "Blackhawk" qu'elle co-pilotait a été touché par une roquette. Malgré un cockpit en feu, la jeune femme a essayé de le faire atterrir. Impossible d'atteindre les pédales. "Je n'avais pas réalisé que mes jambes n'étaient plus là", a-t-elle confié au micro de l'ancien conseiller de Barack Obama, David Axelrod, en décembre 2016.

L'histoire de Tammy Duckworth commence en Asie du Sud-Est. Son père, ancien Marine américain qui travaille dans l'humanitaire, emmène sa famille avec lui vivre à Bangkok, Singapour et Jakarta. Elle découvre l'importance de l'aide américaine. "J'ai vu que notre pays pouvait avoir une autre influence que celle basée sur le pouvoir militaire", s'est-elle remémorée pendant le podcast de M. Axelrod.

Mais le vent tourne. Son père, licencié, emmène sa famille à Hawaï quand ils n'ont plus d'argent. Pendant des années, ils survivent à leur tour grâce au programme de "food stamps", l'aide alimentaire gouvernementale. La jeune Tammy enchaîne les petits boulots au lycée pendant que sa mère fait de la couture depuis la maison.

Tammy Duckworth veut être diplomate. Elle se prépare à l'examen mais réalise, à l'université, qu'elle se sent bien mieux en compagnie de ses camarades qui sont dans l'armée.

Changement radical, elle décide alors de s'engager. Après le 11 septembre, elle supplie son supérieur de l'envoyer combattre et elle est déployée en 2004. Neuf mois plus tard, Tammy Duckworth est grièvement blessée. Cette roquette change son destin, même si la soif de revanche est forte : "Je voulais y retourner et les rattraper".

- 'Défendre les familles' -

Tammy Duckworth entame sa lente guérison dans un hôpital sur le sol américain, près de la capitale. Elle apprend à marcher sur des prothèses et sa rééducation, épuisante, dure plusieurs mois.

Aider les anciens militaires devient alors son combat. Elle décroche le poste de directrice du département pour les vétérans de l'Etat de l'Illinois et quelques temps plus tard, le président Obama la nomme Secrétaire adjointe de ce même département, au niveau fédéral. Elue à la Chambre des représentants en 2012, elle accouche de son premier enfant en 2014.

Beaucoup ont félicité Mme Duckworth à l'annonce de sa nouvelle grossesse, comme l'ancien pilote de l'armée américaine, le sénateur républicain John McCain, la qualifiant "d'héroïne américaine".

Mais Tammy Duckworth a le triomphe modeste, affirmant qu'elle n'est "pas la seule à être parent tout en travaillant.

"Ma fille, Abigail, m'a seulement amenée à être plus engagée dans mon travail et défendre partout, les familles qui travaillent dur".

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

Donald Trump en visite au Royaume-Uni et en France début juin

Le couple présidentiel américain et la reine d'Angleterre Elizabeth II en direction d'une entrée du château de Windsor, lors de la visite de M. Trump au Royaume-Uni.. / PHOTO AFP / PISCINE / Ben STANSALL

Donald Trump effectuera une visite de plusieurs jours au Royaume-Uni puis en France au début du mois juin, ont annoncé le palais de Buckingham et la Maison blanche mardi.

Le président américain a accepté l’invitation de la reine Elisabeth à effectuer une visite d’Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il sera accompagné par sa femme Melania, précise Buckingham Palace.

Donald Trump est le troisième président américain, après Barack Obama en 2011 et George W. Bush en 2003, à bénéficier d’une telle invitation de la part de la souveraine britannique. Les détails de la visite seront précisés ultérieurement.

Donald Trump aura une entrevue avec la Première ministre britannique Theresa May qui n’est pas parvenue à faire approuver son projet d’accord sur le Brexit par les députés de la Chambre des communes.

“Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent un partenariat profond et durable enraciné dans notre histoire commune et nos intérêts communs”, a déclaré Theresa May dans un communiqué.

Donald Trump a effectué en juillet 2018 une visite officielle au Royaume-Uni mais il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat, forme la plus élevée du protocole diplomatique.

“Cette visite d’Etat est une occasion de renforcer notre coopération déjà étroite dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense et de discuter de la manière de consolider ces liens dans les années à venir”, ajoute la chef du gouvernement britannique.

La Maison blanche a annoncé pour sa part que Donald Trump se rendrait en France pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 6 juin, jour du 75e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale.

UNE VISITE SUJETTE À CONTESTATION

Cette visite d’Etat à Londres risque à nouveau d’alimenter la contestation en raison du rejet que suscite le président américain dans une partie de l’opinion britannique.

En juillet 2018, quelque 250.000 manifestants s’étaient rassemblés à Londres pour dénoncer la venue de Donald Trump et les organisateurs de ce mouvement ont dit qu’ils préparaient une “manifestation gigantesque” contre cette visite d’Etat.

Après avoir été reçu par Trump à la Maison blanche, Theresa May avait rendu la politesse en invitant son hôte à effectuer une visite de même nature à Londres en 2017.

Une pétition avait alors été signée par près de 1,9 million de personnes pour s’opposer à la visite du chef de l’Etat américain et la Chambre des communes avait dû se saisir de la question en 2017.

Lors de sa venue l’an passé, Donald Trump avait pris la classe politique britannique à rebrousse-poil en offrant une version très peu diplomatique de l’évaluation qu’il faisait de la stratégie suivie par Theresa May dans les négociations sur le Brexit.

Il avait notamment déclaré que la chef du gouvernement n’avait pas suivi son conseil d’engager des poursuites judiciaires contre l’Union européenne. Plus tard, Donald Trump avait opéré une volte-face en affirmant que Theresa May accomplissait un travail formidable.

“C’est un président qui s’en prend systématiquement à toutes les valeurs communes qui unissent nos deux pays et à moins que Theresa May décide enfin de lui tenir tête et conteste son comportement, elle n’a aucun raison de dépenser l’argent des contribuables dans des frais de protocole et de sécurité impliqués par cette visite”, a commenté Emily Thornberry, porte-parole du Parti travailliste pour les questions de politique étrangère.

Une centaine de manifestations avaient été organisées l’an passé et les autorités avaient déployé 10.000 policiers dans une opération qui avait coûté près de 18 millions de livres sterling.

Avec Reuters

Nouvelles sanctions américaines pour les importateurs de pétrole iranien

Nouvelles sanctions américaines pour les importateurs de pétrole iranien
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Donald Trump veut sévir contre les "dépassements de visa"

Donald Trump veut sévir contre les "dépassements de visa"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00

De nouvelles pressions sur Téhéran

De nouvelles pressions sur Téhéran
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:48 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG