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Tchad

Combats entre rebelles tchadiens et soudanais sur un site aurifère

Des soldats tchadiens patrouillent dans la région du Tibesti, près de Bardai, au Tchad, le le 28 mars 1999.

Des combats meurtriers entre des rebelles tchadiens et des rebelles soudanais proches du régime tchadien ont fait des dizaines de morts samedi sur le site aurifère de Kouri Bougoudi, dans l'extrême nord du Tchad, a appris l'AFP dimanche de sources concordantes.

Les rebelles tchadiens du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) et les rebelles soudanais du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) se sont affrontés du côté tchadien du site aurifère, ont indiqué des sources rebelles et locales.

Des dizaines de morts et des pertes en véhicules sont à déplorer, selon ces sources.

"Les membres du MJE ont attaqué nos positions dans Kouri Bougoudi puis nous avons riposté", a déclaré à l'AFP le directeur de cabinet du CCMSR, Cheikh Tahir, qui dit avoir combattu samedi.

Une colonne de dizaines de véhicules du MJE est arrivée samedi depuis une base dans le sud libyen, et se serait trouvée sur le chemin du CCMSR, selon des sources concordantes.

Le MJE est intervenu suite à l'attaque meurtrière en décembre à Kouri Bougoudi d'orpailleurs du même groupe ethnique, a-t-on indiqué de source sécuritaire tchadienne.

Les rebelles du CCMSR affirment que des forces gouvernementales tchadiennes ont épaulé le MJE lors d'un second accrochage samedi soir.

Selon l'armée tchadienne, "il ne se passe rien" à Kouri Bougoudi.

Le MJE, une rébellion venue de l'ouest du Soudan, est connu pour être proche du régime du président tchadien Idriss Déby, lui-même originaire de l'Est tchadien frontalier avec le Soudan.

Au moment des différentes rébellions de l'Est tchadien entre 2006 et 2009, les membres du MJE sont intervenus plusieurs fois en soutien au pouvoir de Déby, qui a lui-même soutenu le MJE dans sa lutte contre le régime soudanais jusqu'à l'entente Tchad-Soudan en 2010.

Kouri Bougoudi est un vaste site aurifère situé dans une zone montagneuse des deux côtés de la frontière Tchad-Libye et qui attire de nombreux Tchadiens et étrangers.

En août 2018, l'armée a lancé une opération militaire dans tout le Tibesti (nord), qui compte plusieurs sites aurifères afin de "nettoyer la zone" des "orpailleurs illégaux".

L'opération faisait suite à une incursion depuis la Libye du CCMSR à Kouri Bougoudi - première attaque depuis des décennies d'un groupe rebelle tchadien sur le sol tchadien.

N'Djamena semble également intéressé par l'or du Tibesti. Le Tchad a autorisé depuis quelques années des entreprises à exploiter des mines dans le Tibesti, selon des documents obtenus par l'AFP.

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Le G5 Sahel cherche une "nouvelle stratégie" après le retrait du Mali

"La situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué du G5 Sahel.

Les ministres de la Défense et les chefs d'état-major des pays du G5 Sahel ont tenu jeudi une réunion extraordinaire à Niamey pour réfléchir à une "nouvelle stratégie" pour cette force antijihadiste après le retrait du Mali en mai, a appris vendredi l'AFP.

Cette réunion d'une journée visait à "échanger sur la nouvelle configuration" de la Force conjointe après "le retrait du Mali" et le "départ de Barkhane" de ce pays, selon le communiqué final. "Cette situation nous impose d'adopter de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les groupes armés terroristes dans l'espace commun", indique le texte.

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Aucun détail n'a été donné sur cette nouvelle stratégie. Le G5 Sahel est une force militaire conjointe qui regroupait jusqu'au mois de mai le Niger, le Burkina, la Mauritanie, le Tchad et le Mali.

Largement financée par l'Union européenne, cette force représentait aux yeux des partenaires internationaux du Sahel une porte de sortie dans une région en proie aux violences jihadistes. Mais en cinq ans, les opérations conjointes sont restées peu nombreuses et la situation sécuritaire au Sahel n'a cessé de se dégrader.

En dépit des "efforts" des Etats avec "l'appui" des partenaires "la situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué.

"La formule actuelle (...) ne peut plus répondre à nos préoccupations opérationnelles", a observé en ouverture de la réunion, le général Gninguengar Mandjita, chef d'état-major des Armées du Tchad, pays qui assure la présidence du G5 Sahel.

Alkassoum Indatou, ministre nigérien de la Défense, juge quant à lui qu'"au delà des difficultés financières", le G5 Sahel souffre désormais d'un "problème de cohésion et d'unité d'action (...) mise à mal depuis le retrait du Mali".

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d'en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, invoquant une "perte d'autonomie" et "une instrumentalisation" au sein de l'organisation. En juillet, Mahamat Idriss Déby du Tchad et Mohamed Bazoum du Niger avaient martelé vouloir garder le G5 en vie, malgré le départ du Mali.

La junte au pouvoir depuis 2020 au Mali a récemment poussé vers la sortie la France qui a déployé via son opération Barkhane pendant des années des milliers de militaires dans le pays, dont une partie s'est repliée au Niger voisin.

Le bilan des combats entre éleveurs et cultivateurs tchadiens monte à 19 morts

Abakar Mahamat Tahir, un éleveur nomade du camp de Toukra, compte ses chameaux au Tchad, le 10 juin 2022.

Dix-neuf personnes ont été tuées mi-septembre en deux jours d'affrontements entre éleveurs et cultivateurs dans le sud du Tchad, pays régulièrement en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés nomades et sédentaires, selon un nouveau bilan du parquet local communiqué mardi.

Ces violences entre communautés sont récurrentes dans le centre et le sud du Tchad, où nombre d'habitants sont armés. Elles opposent généralement des éleveurs nomades arabes aux cultivateurs autochtones sédentaires, qui accusent les premiers de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

Une altercation entre deux membres de ces groupes dans la localité de Marabe, petit village à 500 km au sud-est de la capitale N'Djamena, a dégénéré en deux jours de combats qui ont débordé dans deux localités voisines, les 13 et 14 septembre, et un premier bilan de 10 morts avait été dressé.

"Dix-neuf personnes ont été tuées, 22 blessées et 18 arrêtées", a déclaré par téléphone à l'AFP Lamane Nguessangar, procureur général à la cour d’appel de Sahr, chef-lieu de la province du Moyen-Chari.

Le calme était revenu au bout de deux jours grâce à l'intervention des forces de l'ordre, avaient alors affirmé les autorités locales.

Les nomades viennent généralement des zones arides sahéliennes du nord du Tchad et cherchent à se sédentariser sur des terres plus fertiles propices à l'élevage de leurs dromadaires et moutons notamment.

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