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Washington demande la libération des 12 Hongkongais poursuivis pour avoir "fui la tyrannie"

Les résidents lèvent la main pour représenter leurs cinq revendications et scandent "Adoptez le projet de loi, sauvez Hong Kong" au centre commercial IFC à Hong Kong le jeudi 21 novembre 2019. (Photo AP / Ng Han Guan)

L'ambassade des Etats-Unis en Chine a appelé Pékin lundi à libérer immédiatement les 12 militants hongkongais arrêtés en août dernier alors qu'ils tentaient de quitter l'ancienne colonie britannique en bateau à destination de Taïwan.

"Leur seul crime est d'avoir fui la tyrannie", a déclaré un porte-parole de l'ambassade, alors que 10 des 12 inculpés doivent passer en procès lundi à Shenzhen (sud).

"La Chine communiste ne s'arrête devant rien pour empêcher ses ressortissants d'aller trouver la liberté ailleurs", a-t-il déclaré dans un courriel adressé à l'AFP.

Le groupe, dont le plus jeune membre était âgé de 16 ans, avait été arrêté dans un hors-bord par les gardes-côtes chinois à 70 km au sud-est de l'ex-colonie britannique le 23 août, avant d'être remis à la police de Shenzhen, métropole de Chine continentale aux portes de Hong Kong.

Leurs familles ont annoncé vendredi que le procès de 10 d'entre eux s'ouvrirait lundi à 14h30 (06h30 GMT). Les deux autres, mineurs au moment des faits, doivent être jugés séparément à une date non précisée.

Ils sont accusés de passage illégal de la frontière. Deux d'entre eux sont en outre accusés d'avoir organisé la fuite de l'ensemble du groupe.

Certains des passagers du hors-bord étaient menacés de poursuites à Hong Kong pour leur implication dans les immenses manifestations pro-démocratie ayant secoué la ville l'an dernier.

La contestation a été étouffée début 2020 par l'épidémie de coronavirus, qui a entraîné la fin des manifestations, puis par l'imposition fin juin d'une nouvelle loi rigoureuse sur la "sécurité nationale".

L'ambassade des Etats-Unis à Pékin a précisé que son consulat à Canton (sud) avait demandé à pouvoir assister à l'audience de lundi.

Les familles des inculpés ont rapporté que les autorités leur avaient indiqué qu'il s'agissait d'un dossier "secret" et que le public ne serait pas admis à l'audience, pas plus que la presse.

Seules les familles sont autorisées à demander au juge la permission d'assister au procès, selon la même source. Mais pour cause d'épidémie, les habitants de Hong Kong ne peuvent entrer actuellement en Chine continentale.

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Une première en Grande-Bretagne: une ministre prend un congé maternité

La ministre Suella Braverman arrive à Downing Street à Londres, en Grande-Bretagne, le 25 février 2020.

Suella Braverman est devenue mardi la première membre du gouvernement britannique à pouvoir prendre un congé maternité, tout en conservant son poste, au lendemain de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi le permettant.

Occupant le poste de conseillère juridique du gouvernement (attorney general), Suella Braveman, 40 ans, va être remplacée pour six mois par l'un de ses adjoints tout en continuant à percevoir son salaire.

Dans une vidéo sur Twitter, la future maman, qui attend son deuxième enfant, a exprimé son enthousiasme à l'idée de "faire partie de l'histoire". Saluant un "moment marquant" pour le pays, elle a estimé qu'il s'agit là d'un message "pour les jeunes femmes qui voudraient faire carrière en politique".

Le Premier ministre Boris Johnson lui a adressé ses "meilleurs voeux pour son congé maternité et a hâte de la retrouver à l'automne", selon un communiqué de Downing Street.

La loi précédemment en vigueur, "obsolète" de l'aveu même des services du Premier ministre britannique, l'aurait contrainte à quitter son poste si elle souhaitait prendre un congé maternité après la naissance de son enfant.

Boris Johnson avait indiqué qu'il prévoyait de prendre un congé de paternité après la naissance de son dernier fils en avril dernier, mais l'a pour l'instant repoussé en raison de la pandémie de coronavirus.

Ethiopie: quatre employés de presse arrêtés au Tigré

Des hommes sont assis au sommet d'une colline surplombant une partie du camp de réfugiés d'Umm Rakouba, accueillant des personnes qui ont fui le conflit dans la région du Tigray en Éthiopie, à Qadarif, dans l'est du Soudan, le 14 décembre 2020.

Quatre employés de presse dont un traducteur collaborant avec l'Agence France-Presse ont été arrêtés depuis samedi dans la région du Tigré (Nord) où l'armée éthiopienne mène une opération militaire depuis début novembre, a-t-on appris auprès de leurs proches et employeurs.

Deux traducteurs éthiopiens, Fitsum Berhane et Alula Akalu, ont été placés en détention samedi après avoir travaillé pendant trois jours avec les journalistes de l'AFP et du Financial Times, qui avaient obtenu de l'Autorité éthiopienne des médias (EBA) et du ministère éthiopien de la Paix l'autorisation de couvrir la situation au Tigré.

Fitsum Berhane a été arrêté à son domicile par des soldats dans la nuit de vendredi à samedi, a rapporté sa famille à l'AFP.

Son collègue a été interpellé le lendemain alors qu'il déjeunait avec des proches.

Un troisième homme, le journaliste Temrat Yemane, a été arrêté samedi à Mekele.

Tard lundi soir, la BBC a par ailleurs annoncé que l'un de ses journalistes, Girmay Gebru, avait également été arrêté par l'armée à Mekele.

"Selon des témoins, (il) a été arrêté avec quatre autres personnes dans un café" de la ville et "aurait été emmené dans un camp militaire de Mekele", indique-t-elle sur son site internet.

"La BBC tente d'établir le motif de sa détention mais a fait part de sa préoccupation aux autorités éthiopiennes", précise la BBC.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a souligné dans un communiqué lundi que ces arrestations vont "sans aucun doute susciter de la peur et de l'autocensure".

"Les autorités éthiopiennes devraient libérer immédiatement ces journalistes et employés de presse et fournir des garanties que la presse peut couvrir le conflit au Tigré sans intimidation", ajoute-t-il.

- Pas de charge précise -

Fitsum Berhane et Alula Akalu sont détenus dans les locaux d'une école militaire près de l'université de Mekele, selon leurs familles.

Ces dernières n'ont pas pu les voir et aucune explication officielle n'a été donnée pour expliquer leur arrestation.

Contacté par l'AFP lundi, Mulu Nega, chef de l'administration intérimaire mise en place par Addis Abeba au Tigré, a déclaré: "Ils font l'objet d'une enquête. D'après ce que nous savons, il y a déjà des éléments de preuve", sans plus de précisions.

L'AFP et le Financial Times font partie d'un groupe de sept médias internationaux qui ont été récemment autorisés à se rendre au Tigré. Cette région de l'extrême nord de l'Ethiopie a pendant plusieurs mois été très difficile d'accès, tant pour les journalistes que pour les travailleurs humanitaires.

"Nous ne sommes informés d'aucune charge précise pesant contre Fitsum Berhane, et sa seule collaboration avec un média ne saurait être un motif pour son arrestation. Nous demandons donc sa libération dans les plus brefs délais", a appelé Phil Chetwynd, le directeur de l'information de l'AFP.

Le Financial Times a de son côté indiqué "prendre toutes les mesures possibles pour obtenir la libération" des deux traducteurs, le quotidien précisant continuer d'essayer "de comprendre les raisons de leurs arrestations".

Le Premier ministre éthiopien et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a ordonné début novembre 2020 une opération militaire d'envergure contre les autorités dissidentes du Tigré, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), après les avoir accusées d'avoir attaqué des bases de l'armée fédérale.

M. Abiy a proclamé la victoire fin novembre avec la prise de la capitale régionale Mekele, mais les autorités en fuite de la région ont promis de poursuivre la lutte et des combats ont été signalés depuis.

La semaine dernière, le directeur général adjoint de l'EBA, Wondwosen Andualem, avait invité les médias internationaux à rapporter les faits avec exactitude, sous peine d'en subir les conséquences.

"Les médias autorisés à voyager au Tigré lors de cette première rotation doivent travailler avec professionnalisme" ou il y aura "des mesures de correction", avait-il mis en garde.

Amnesty accuse l'armée mozambicaine d'avoir tué des civils

Des femmes déplacées assistent à une réunion le 11 décembre 2020 au Centre Agraire de Napala où des centaines de déplacés sont arrivés ces derniers mois sont abrités, fuyant les attaques d'insurgés dans différentes zones de la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique.

Amnesty International a accusé mardi les forces gouvernementales mozambicaines et des mercenaires d'avoir tué sans discernement des civils, au cours de leur lutte contre la rébellion jihadiste dans la province stratégique de Cabo Delgado (Nord-Est).

Un groupe désigné localement sous le nom d'Al-Shabab" ("les jeunes", en arabe) a lancé une sanglante insurrection en 2017 dans cette province à majorité musulmane, frontalière de la Tanzanie, avant de faire allégeance en 2019 au groupe Etat islamique (EI).

Les habitants sont "pris entre les forces de sécurité mozambicaines, la milice privée combattant aux côtés du gouvernement et le groupe d'opposition armé connu localement sous le nom d'Al-Shabab - dont aucun ne respecte le droit à la vie ni les règles de la guerre", a déclaré le chef régional d'Amnesty International Deprose Muchena.

"Tous les trois ont commis des crimes de guerre, causant la mort de centaines de civils", a-t-il affirmé.

Le conflit a fait au moins 2.600 morts, dont plus de la moitié de civils, selon l'ONG ACLED. Les rebelles islamistes ont incendié de nombreux villages et pratiquent la décapitation à grand échelle pour terroriser la population. Amnesty les accuse également les jihadistes de s'être livrés à des profanations de cadavres.

Amnesty affirme s'être entretenu avec des dizaines de personnes déplacées dans le pays et avoir examiné des vidéos et des images, y compris des images satellite.

Contactés par l'AFP, des responsables du gouvernement ont refusé de commenter ces accusations et le ministre de l'Intérieur Amade Miquidade ne répondait pas mardi aux appels téléphoniques.

Les autorités ont précédemment démenti que leurs soldats ont commis des atrocités.

Le gouvernement, selon Amnesty, a fait appel à une société militaire privée sud-africaine, Dyck Advisory Group (DAG), après avoir "perdu un certain nombre de batailles" dans la région.

Selon l'ONG, des mercenaires ont tiré depuis des hélicoptères, notamment sur un hôpital en juin 2020 dans la ville portuaire de Mocimboa da Praia, et des écoles, et largué des grenades sans discernement sur des foules de personnes.

Le DAG n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces accusations.

Amnesty a déclaré avoir vérifié une vidéo montrant des troupes gouvernementales battant une femme nue à coups de bâton, tirant sur elle à 36 reprises avant d'abandonner son corps sur l'autoroute.

Les forces de sécurité sont accusées d'avoir bandé les yeux de plusieurs hommes avant de tirer sur eux à Quissanga avant de jeter leurs corps dans une fosse commune, selon la même source.

Après cette attaque, "les forces de sécurité gouvernementales ont emmené des femmes pour les violer dans une base voisine qu'elles avaient installée, où elles ont également détenu, battu et exécuté sommairement d'autres hommes", a déclaré Amnesty.

Affaire Navalny: des experts réclament une enquête internationale

Le chef de l'opposition russe, Alexei Navalny.

Des experts de l'ONU ont dénoncé lundi la responsabilité de la Russie dans l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny et demandé une enquête internationale, tandis que l'UE a officialisé des sanctions contre de hauts fonctionnaires russes.


"La Russie est responsable de la tentative d'assassinat arbitraire de M. Navalny", a soutenu Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, en conférence de presse en référence à l'empoisonnement de l'opposant en août.

Celle qui a également enquêté sur l'affaire Khashoggi a fait valoir que dans l'affaire Navalny, seuls des acteurs étatiques pouvaient avoir eu accès au Novitchok (un agent innervant militaire Ndlr) tout en disposant du savoir-faire nécessaire pour développer la "forme nouvelle" du produit retrouvée dans les échantillons de l'opposant.

L'experte française, dont les avis n'engagent pas l'ONU, a également relevé que M. Navalny était sous la "surveillance intensive" des services de renseignement russes lors de son empoisonnement, ce qui rend à son avis, improbable qu'une tierce partie ait pu agir à l'insu des autorités russes.

Dans un communiqué, Mme Callamard, et Irene Khan, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection de la liberté d'opinion et d'expression, ont également demandé la "libération immédiate" d'Alexeï Navalny, et la mise en place d'une enquête internationale sur son empoisonnement.

"Avertissement clair et sinistre"

"Etant donné la réponse inadéquate des autorités nationales, l'utilisation d'armes chimiques interdites et le schéma apparent de tentatives d'assassinats ciblés, nous pensons qu'une enquête internationale devrait être menée de toute urgence afin d'établir les faits et de clarifier toutes les circonstances concernant l'empoisonnement de M. Navalny", ont-elles souligné, pointant du doigt "l'implication très probable de représentants du gouvernement, probablement à un niveau élevé".

Cette enquête internationale est "particulièrement cruciale" alors que M. Navalny est "détenu par le gouvernement russe".

A leurs yeux, cet empoisonnement a été commis pour envoyer "un avertissement clair et sinistre" à quiconque s'opposerait au gouvernement russe.

Cet agent innervant mis au point à des fins militaires à l'époque soviétique "a précisément été choisi pour susciter la peur", selon elles.

Interrogé par un média russe sur le fait que l'ONG Amnesty International ne considère plus l'opposant russe comme un "prisonnier de conscience" en raison de propos passés haineux, Irene Khan a eu un vif échange avec le journaliste, refusant de commenter les propos d'Alexeï Navalny.

"Permettez-moi de commencer par dire que les droits de l'homme nous appartiennent à tous", a-t-elle dit, soulignant par ailleurs que le soutien que les expertes de l'ONU lui apportent "est dû au fait que son droit à la vie a été violé, que son droit à ne pas être torturé a été violé".

Vers des sanctions américaines

A Bruxelles, les Etats membres de l'UE ont de leur côté officialisé lundi des sanctions contre quatre hauts fonctionnaires russes impliqués dans les procédures judiciaires engagées contre M. Navalny et dans la répression menée contre ses partisans.

Selon deux sources européennes, les personnalités sanctionnées sont Alexandre Kalachnikov, directeur des services pénitenciers, Alexandre Bastrykine, responsable du Comité d'enquête russe, Igor Krasnov, procureur général, et Viktor Zolotov, chef de la Garde nationale de Russie. Leurs noms doivent être publiés mardi au Journal officiel de l'UE.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a déclaré que son pays répondrait "bien sûr" aux sanctions de l'UE.

"L'Union européenne continue sur une voie absolument illégale, c'est une impasse absolue", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse russe Interfax.

Les Européens avaient déjà décidé mi-octobre de sanctionner six personnalités russes, dont des proches du président Vladimir Poutine, après l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.

Selon la chaîne CNN qui s'appuie sur deux sources proches de la présidence américaine, les Etats-Unis se préparent également à imposer des sanctions à la Russie pour les mêmes motifs.

L'opposant russe de 44 ans est visé par de multiples procédures judiciaires depuis son retour en Russie en janvier de cinq mois de convalescence en Allemagne suite à un empoisonnement, dont il accuse le président Vladimir Poutine et les services secrets russes d'être responsables.

Il est arrivé dimanche dans une région à 200 kilomètres à l'est de Moscou pour purger dans une colonie pénitentiaire une peine de deux ans et demi de prison, que lui et ses soutiens dénoncent comme politique.

Son arrestation le 17 janvier a provoqué en Russie d'importantes manifestations, auxquelles les autorités ont répondu par plus de 11.000 arrestations, suivies généralement d'amendes et de peines de prison.

Le 18 janvier, Agnès Callamard et Irene Khan avaient salué le "courage" d'Alexei Navalny, et dénoncé son arrestation à son arrivée à Moscou.

Regain du discours incitant à la haine en RDC, selon l'ONU

Le gouverneur du Sud-Kivu à Walungu, le 2 janvier 2020. 39% des allégations de discours de haine proviennent de la province troublée du Sud-Kivu selon l'ONU.

Un regain de discours et messages incitant à la haine a été enregistré en République démocratique du Congo, dans un contexte de compétions politiques, selon un rapport publié lundi par le Bureau conjoint des Nations-unies aux droits de l'Homme (BCNUDH).

"La propagation rapide des discours haineux en République démocratique du Congo à travers notamment les réseaux sociaux, les radios locales, les tracts et la presse écrite est un sujet de préoccupation majeure, en particulier depuis la fin des élections du 30 décembre 2018", a écrit dans son rapport le BCNUDH.

"Ces discours sont pour la plupart liés au débat sur la citoyenneté congolaise, à la persistance de l'impunité, aux conflits fonciers et autour de la transhumance, aux compétitions pour le pouvoir et à la diffusion de fausses nouvelles", a-t-il ajouté.

"Entre mai et décembre 2020, le BCNUDH a reçu des allégations sur 30 cas probables de discours et messages incitatifs à la haine, parmi lesquels 16 ont été identifiés comme des cas avérés d'incitation à la haine selon le seuil requis" par le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Sur les 30 cas, 39% d'allégations provenaient de la province troublée du Sud-Kivu, suivie de la capitale Kinshasa avec 19%. 62% des cas ont des motivations politiques.

Au total, ces discours sont documentés dans 15 des 26 provinces congolaises, "autant dans les provinces non affectées par les conflits armés que dans les zones où les groupes armés sont actifs", ont regretté le BCNUDH et la mission de l'ONU en RDC (Monusco) dans un communiqué conjoint.

"Ces discours agissent à la fois comme un indicateur d'alerte précoce et un déclencheur potentiel de violence en soi", note le BCNUDH qui rappelle que les discours de haine sont considérés comme des crimes internationaux.

Afin de lutter contre la flambée des discours de haine, le BCNUDH appelle les autorités congolaises à "renforcer" la législation en se conformant "aux normes et standards du droit international des droit de l'homme afin de préserver les libertés d'opinion, d'expression, d'association et de réunion pacifique".

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